Hell Yeah !

Un paillasson, on passe dessus tous les jours, sans trop s'en aperçevoir. Pourtant, c'est la première image d'un appart, ou d'une maison. Metallic Doormat, c'est un peu le portail de nos vies de Metalheadz. Une vie dédiée à la passion des musiques à grosses guitares (ou pas !). Welcome Home... et essuyez-vous les docs avant d'entrer !

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Abyss (CARTHAGO)

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ça faisait un moment qu'on ne vous avait pas parler de BD. Voilà un mal réparé avec ce post. Lorsque mon libraire favori m'a présenté Carthago l'année dernière, il était plein d'enthousiasme. Faut dire que mon libraire est un acharné de la vente et quand il a décidé de vendre un truc, il met le paquet. Il m'avait donc présenté Carthago comme la BD de l'année 2008. Pas d'accord avec lui ! la BD de l'année 2008, c'est Voyageur, j'y reviendrai un jour. Reste que Carthago est aussi d'un très bon niveau.
"Début des années 90, dans un énorme complexe de platefromes perdues au milieu du pacifique sud, exploitant du Gaz naturel, une équipe sous-marine découvre un immense complexe de grotte sous-marine. Les 4 hommes ne reviendront pas de l'exploration de la première grotte.La Carthago, énorme multi-nationale qui exploite ce complexe et qui ne pense que pognon (oh les méchants capitalistes...), décide de s'avoir ce qui se cache dans ces grottes. Après multiples essais, elle découvre un écosystème qui n'a pratiquement pas évolué depuis la préhistoire. Plus surprenant, de véritables monstres marins ont survécus, notamment le Megalodon, requins de 25 mètres de long (soit 5 fois plus grand que le Grand Blanc), censé avoir disparu depuis plusieurs millions d'années. Mais la carthago préfère taire cette découverte, préférant l'exploitation du Gaz au classement en site historique par l'Unesco.10 ans se sont passés. Et la Carthago n'a pas pu cacher son secret. Un groupuscule d'extremiste écologique, l'Adome, est bien décidé à montrer ce que cache la multinationale. En Roumanie, un mystérieux magna de la finance, passioné de monstre (il s'était lancé un temps à la recherche du Yeti), souhaite lui aussi capturer un Megalodon.Et les disparitions en Mer se multiplient au 4 coins de la planète..."

Voilà pour le décor. Carthago démarre comme une classique BD d'aventure à la recherche des monstres marins sur fonds de crise écologique. Mais le scénario est suffisament alambiqué pour tenir en haleine. On fait des aller-retour régulier entre les différents théatres des opérations, mais aussi dans le temps, car des preuves de l'existence des monstres marins se retrouvent à travers toutes l'histoire. Tour de force des auteurs, malgré ces aller-retours incessant, on n'est jamais perdu. Et après seulement 2 tomes, les mystères sont nombreux : Qui est ce roumain riche comme crésus ? pourquoi la fille de Kim (biologiste embauché par l'Adome) est-elle passionnée de requin ? Qu'a découvert le capitaine Bertrand (sorte de Cousteau en plus jeune), au fond des mers, ce qui l'a convaincu de ne plus jamais replonger (à priori, il a croisé autre chose que le Megalodon...).Bref une bonne BD d'aventure comme je les aime ! Bonne lecture !

Comme les doigts de la main (SEPT)

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Ah je vous ai bien eus ! Vous vous attendiez à avoir une série qui s'appelle Cinq. Et bien non, j'avais envie de faire une petite blague. Je suis drôle hein ? Bon ok c'était naze, mais c'était trop facile de mettre : comme les nains, comme les pêchers ou comme la semaine... Trop banal. Vous me direz, c'est assez bateau de créer une série s'intitulant Sept, comme le film (Seven), ou comme la chanson de Dark Age ("Seven" sur le dernier album... rien à voir, mais c'était pour parler de mes chouchous !). Bref, un éditeur (enfin je crois) s'est dit que ce serait rentable de publier, dans un intevalle de temps assez court, une série en 7 volumes, tous indépendants les uns des autres, mais tournant tous autour d'un même thème : le chiffre 5... mais non 7, vous suivez un peu ! Bref, cette série réunit 7 dessinateurs et scénaristes différents. Elle raconte 7 missions, 7 équipes de 7 hommes (ou femmes) décidés à réussir, 7 histoires complètes à découvrir dans une collection d'exception. Ceci n'est bien entendu pas de moi. Je me vois mal écrire "collection d'exception", même si pour la rime c'est plutôt bon ! Non, moi je dirais plutôt : 7 BD assez inégales en qualité. Si certaines sont très bonnes (Sept Psychopathes et Sept Yakuzas par exemple), d'autres sont nettement moins intéressantes, notamment Sept guerrières (la plus mauvaise ?). Pour autant, aucune ne se situe dans le même monde, la même époque, et cela est un point très positif. Le principe de l'équipe de 7 personnes par contre est un peu lourd à la fin, et s'il est très bien amené dans certains volumes, il l'est plus grossièrement dans d'autres. Faut-il nécessairement investir dans les 7 volumes ? Oui, si vous aimez les gros coffrets et si vous n'aimez pas une collection inachevée, et non si vous ne voulez que de la qualité. Le problème est qu'il vous faudra les lire avant de vous faire une idée, car je ne suis pas sûre d'être de bon conseil ! Et quitte à lire une BD, autant l'acheter... Ouille, on ne s'en sort pas ! Bon, sinon vous allez chez des potes qui les ont toutes achetées et vous les lisez là bas... Vous voyez, on trouve toujours une solution. Histoire de dégrossir un peu quand même, voici le nom des 7 BD et leur univers respectif, cela vous donnera déjà un premier aperçu :
  • Sept Psychopathes : leur mission est d'abattre Hitler.
  • Sept Voleurs : univers fantastique (des nains, des elfes, bref classique)
  • Sept Pirates : l'univers des pirates (ah ah ah !). Et il y a une histoire de trésor aussi !
  • Sept Missionnaires : ben là ça pourrait être intitulé : "7 moines chez les Vikings"
  • Sept guerrières : 7 femmes plus félines que câlines (quoique...) embauchées pour escorter un mec (univers mille et une nuits ou presque)
  • Sept Yakuzas : l'univers est l'Afrique noire... mais non c'est le Japon bien sûr période actuelle.
  • Sept Prisonniers : dans ce dernier volume on part dans l'espace et la science fiction.
Avec tout cela, vous trouverez bien une BD qui vous plaira. J'en mets ma main, enfin plutôt un doigt, à couper... Et vu que j'en ai 7, je ne perdrai pas grand chose !

Pas taper Sgosh !!! (QUINTETT)

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La vie est dure ! Je viens de me faire engueuler par Sgosh ! Elle m'a gauler en train d'écrire un topic sur Bdetente, excellent forum de BD que je fréquente régulièrement. Le sujet de ce topic ? Une petite chronique de Quintett, excellente série en 5 tomes que je viens de finir.
Parler d'une BD sur un forum de BD, quoi de plus normal ? Sauf que Sgosh, elle fait l'effort de vous parler de BD aussi sur Metallic Doormat, histoire de ne pas parler que de Metal et pour montrer que le Metalhead sait parfois se sortir la tête des enceintes (on a bien tort, on est très bien la tête dans les enceintes...).
Et quand elle constate que je prends du temps pour écrire sur un autre site, je me fais (un peu, pas beaucoup...) crier dessus : "tu pourrais écrire ce genre de chronique sur le blog". Et je dois reconnaître qu'elle n'a pas tort. Et puis d'abord, moi aussi, je sais lire !
Voici donc l'histoire qui se déroule en 1916 à Pavlov, village perdu quelque part en zone neutre en Macédoine...La guerre fait rage en Europe. Et même en zone neutre, la guerre peut faire des ravages...
Pavlov est une base aérienne française. Et c'est aussi un village avec des Macédoniens, sous protection française. Pour diverses raisons, 4 personnages : Dora (chanteuse parisienne), Alban (officier français), Elias (mécano français responsable de l'entretien des avions) et Nafsika (jeune macédonienne qui tient l'auberge locale) vont vivre à Pavlov et en même temps, une histoire d'amour qui va se terminer de manière tragique.
Forcément, vous aurez compris que les 4 histoires sont liées sinon ça ne serait pas drôle !
Quintett nous raconte donc 4 histoires, une par album. Mais ces 4 histoires se déroulant au même lieu et à la même époque, se recoupent et s'entrecroisent. Les "grands évènements" de la vie du village durant ces quelques mois s'enchaînent toujours de la même façon et se retrouvent dans tous les albums. Mais comme à chaque fois, le point de vue du narrateur change (une fois, Dora, puis, Alban, puis Elias, puis Nafsika), on découvre la même histoire sous des angles bien différents. Ce qui est un évènement insignifiant pour l'un est un acte essentiel pour l'autre, et inversement. Et les actes minimes de chacun peuvent avoir des conséquences énormes pour tous. Mais on ne le découvre qu'au fur et à mesure de la lecture des albums. Le plus remarquable est que l'ensemble est hyper bien fait et hyper cohérent.
Le 5ème album, "La Chute", raconte la VRAIE histoire. Celle qui lie tous les personnages, mais pour celle là, je ne vous en dis pas plus...
C'est bon Sgosh, je me suis rattrapé ;) ?

Tranche de vie (MAGASIN GENERAL)

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Voilà typiquement la BD qui sort du lot de notre BDthèque. Une BD "tranche de vie", nature, sans chichi. C'est les premiers mots qui me sont venus à la lecture des 3 tomes qui composent Magasin Général (Marie, Serge, Les Hommes). Et pourtant j'avoue qu'à la fin du premier volume, je n'ai pas forcément eu envie d'ouvrir les autres. Et pourtant je l'ai fait. Et je n'ai pas regretté ! Autant "Marie" est vraiment une vraie tranche de vie Québécoise, autant "Serge" et "Les Hommes" développent une histoire prenante. Dans le premier volume, on découvre les personnages, le village, le parler de là bas (les jurons religieux sont irrésistibles : Calisse, Tarbanak et autres Hostie me font toujours bien rire). Mais il n'y a pas forcément d'histoire vraiment prenante (à mon sens). Par contre, dans "Serge", apparaît un nouveau personnage, Paul... ben non , Serge bien sûr ! Bref, l'arrivée de ce perso va bouleverser Marie et la vie de la petite bourgade. Mais si tout se passe merveilleusement bien dans le 2° tome, les choses se gâtent lorsque Les Hommes reviennent. Je ne vous en dit pas plus, laissez-vous embarquer dans le Québec des années 20 et admirez les planches de Loisel et Tripp, leur mise en page, leur texture, leur couleur. Un bon moment, simple, comme une tranche de vie.

Grotesque, mais tellement délire ! (DETROIT METAL CITY)

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"Mon groupe s'appelle Detroit Metal City et on fait du Death Metal". Voici comment commence ce premier manga dédié au monde du Metal. Mais vous pourrez aussi lire au dos du 1° volume : "Comment j'ai fait pour me retrouver là ? (...) C'est pas dans ce genre de groupe que je voulais jouer !!!" Tout est dit !

DMC est effectivement un manga se déroulant dans le monde du Metal au Japon avec un frontman schizophrène. Krauser II est sur scène le guitarise de l'enfer, il joue du Death Metal, il est un tantiner violent, obscène, déjanté. Sôichi Negishi est dans la vie timide, réservé et il aime la Pop Suédoise ! Pourtant, Krauser et Sôichi ne font qu'un et ils ont parfois du mal à s'entendre ! Le résultat est hilarant. Krauser nous a d'ailleurs un peu fait penser à Mille Petroza de Kreator dans la série "je suis un méchant sur scène, mais à côté je suis plutôt cool".

Mille (sur scène) : "Do You Feel AGRESSIVE ?"
Nous (après le concert) : "salut, on peut faire une photo ?"
Mille : "Ouais pas de problème"
Photo (Metaaaaal, ouah trop méchant !)
Nous : Merci !
Mille :"De rien c'est cool !"

Bref, au fil des 24 chapitres que nous avons déjà lus, les clichés du Metal sont bien présents, très caricaturaux mais tellement fendard qu'on pardonne à Kiminori Wakasugi . Ben ouais, on passe pas pour des gentils et des intelligents, du pain maudit pour les détracteurs du Metal (non, je ne pense pas à Radio Cultures, cf ici!). Les fans dans le manga sont en effet un tout petit peu primaires et naïfs. Une chose est sûre, nous sommes très ouverts à l'auto-dérision ! On s'est marré comme des débiles au fil des 2 premiers volumes qu'on s'est enfilés avec Beatnick et Butor. Des soli de teeth guitar aux mollards de l'enfer, je vous laisse la surprise des délires de Krauser et de sa bande. Vivement le 3° tome.

GO TO DMC !

On bouquine aussi chez les Metalheadz ! (LES CHRONIQUES DE LA LUNE NOIRE)

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Et oui, nous ne sommes pas que des amateurs de zique, mais aussi de BD... ça c'est un scoop ! Qu'est ce que j'aime ? Et ben, les BD d'Heroic Fantasy, Policières, Historiques... bref un peu tous les syles : de Largo Winch à Requiem en passant par Universal War One et Sha. J'aime aussi les mangas, mais ce sera pour un prochain post! Si j'ai pris mon clavier aujourd'hui, c'est que cette année, la première BD d'Heroic Fantasy que j'ai lue, débutée en 1989, se termine. 19 ans après la sortie du premier tome, Mr Froideval et son ami Olivier Ledroit, rejoints au passage par Pontet, ont enfin mis un terme à la saga des Chroniques de la Lune Noire. L'épopée du jeune Wismerhill nous a bercé au cours de presque 2 décennies pour 14 albums... Belle perf ! Du dessin simple du premier tome "Le Signe des Ténèbres" aux planches très abouties figurant dans "La Fin des Temps" on peut dire que la BD a évoluée avec ses dessinateurs. J'ai trouvé cela un peu génant au départ : comparer le 1° et le dernier tome est effectivement assez brutal. Avant de tout relire en 1 semaine, j'avais l'image d'une série "Pâte à tarte". J'entends par là un allongement inutile d'un concept juteux. Mais je dois avouer qu'après lecture des 14 tomes en un temps très court, l'histoire s'enchaîne très bien. L'ascension de Wismerhill, manipulé par une Lune Noire démoniaque, au sein d'un empire où règnent conspirations et guerres incessantes est un scénario assez classique, mais les planches magnifiques de Ledroit et de Pontet donnent à cette série un attrait certain pour les amateurs d'Heroic Fantasy que nous sommes. Bon ok, il ne faut pas être choqué par quelques planches assez thrash (les succubes sont des trésors aux mortels interdits !), mais moi j'aime bien ! Pour le reste, je ne peux que vous conseiller de vous (re)lire toute la série en un bloc. Prévoyez un peu de temps, car ce genre de BD se regarde autant qu'elle se lit (même plus).