Hell Yeah !

Un paillasson, on passe dessus tous les jours, sans trop s'en aperçevoir. Pourtant, c'est la première image d'un appart, ou d'une maison. Metallic Doormat, c'est un peu le portail de nos vies de Metalheadz. Une vie dédiée à la passion des musiques à grosses guitares (ou pas !). Welcome Home... et essuyez-vous les docs avant d'entrer !

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THE WORD – Warp Riders

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Alors là, je ne dois avoir été surprise par cet album. Vu la pochette, le nom du groupe, le principe de l’album scindé en 2 parties, je m’attendais à du Prog. C’est peut être con, mais c’est comme ça on a parfois des a priori. Finalement, le premier morceau part (entièrement instrumental) et on est plutôt dans quelque chose de Heavy après l’intro assez fumée. Et oui, The Sword c’est un bon groupe de Heavy Rock. Les riffs sont bien lourds et vu le son, on est presque parfois un peu tenté de parler de Rock Stoner. Le son de la batterie est assez brut, tout comme la voix, bien teintée 70’s. Les guitares sont crades mais pas trop. L’ensemble est bien couillu et si on ne regarde pas la pochette, on ne se doute pas qu’il y a un concept derrière (plutôt inhabituel pour ce type de zique). La question à l’écoute d’un album est de savoir si on envie de voir le groupe sur scène. Ici, je réponds à l’affirmative, et j’imagine bien la petite salle, ou le chapiteau de festival (Hellfest tu entends mon appel ?!). Ambiance garantie pour les amateurs et voyage au 7° ciel offert pour tout ceux qui prendront le vol The Word (comme nous avions pris le train Grand Magus au Hellfest 2009). Bref, si vous avez lu mes impressions sur le dernier album de Sahg, vous aurez compris qu’on se situe dans des sphères similaires (en moins crado ici, eh on est Ricain pas Norvégien !). Mais effectivement, des riffs comme l’intro « Lawless Lands » me font trop tripper. Et pour le reste, je m’y retrouve entre des tempos lents ou plus speed, on reste toujours dans du Heavy de chez Heavy et les longues plages instru passent comme une lettre à la poste (« The Chronomancer II » même s’il y quand même un peu de chant) sachant garder l’attention de l’auditeur parfois dissipé que je suis. Amateur de Heavy bien lourdingue années 70 mais hyper original dans les structures foncez, cet album est pour vous. Du Stoner Prog, il fallait l’inventer ! Découvrer l’extrait de cet album « Tres Brujas » premier d’une trilogie.





SAHG - III

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Depuis le premier album, je suis fan de ce groupe. Ce son bien vintage, ces riffs bien lourds le tout sur une voix hyper mélodique… C’est bien simple, on remonte dans la Doloriane et arrivée en plein milieu des années 70 ! Et ce troisième album ne déroge aucunement à la règle de l’album en béton armé qui va rester dans les anales du genre. Je ne suis pas très objective, mais j’assume. Comment résister à ces morceaux qui vous prennent d’emblée à la gorge, et ne vous lâchent que lorsque le dernier larsen a retentit. Les plus ronchons diront que c’est un peu toujours pareil… Eh bien qu’ils ronchonnent ! Prenez Hollow Mountain. Certes ce riff n’est pas surprenant pour Sahg, mais c’est tellement énorme qu’on ne peut pas leur en vouloir. Cette voix si planante me transporte, ces arrières lignes de claviers le tout noyé dans un riff pachydermique qui se répète à n’en plus finir (enfin, jusqu’au refrain !). Même si les morceaux paraissent sombre, cet album ne déprime pas, non, il transporte. Mais attention, le tempo n’est pas toujours si planant, vous serez surpris à ce titre par n°6 et son côté plus Heavy (un peu à la Black Dwarf de Candlemass). Donc vous voyez, la monotonie des ronchons tombe de haut ! Bon allez, si je ne vous ai pas convaincus, matez moi cette petite bande annonce.




MUSTASCH – Mustasch

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Attention tuerie ! Cet album est mon coup de cœur de ces derniers mois. Et oui, rien que ça. Comment résister à ce Heavy Rock, sorte de croisement entre Monster Magnet, Metallica période Load, quelque chose de Motörhead dans l’esprit Rock crasseux. Bref, un pur moment de bonheur où la puissance des riffs (avec une prod énorme) côtoie des mélodies vocales exquises. Non, je cherche mais je ne trouve pas de saloperie à dire sur cet album. Baron et Withacs de la Colère du Peuple seront d’ailleurs d’accord avec moi, puisque cet album se case dans leur playlist quasiment toutes les semaines ! Ces Suédois cartonnent dans leur pays et on comprend pourquoi. Ah la Suède, ses lacs, ses Mooses, et ses groupes de Rock qui cartonnent… Ce n’est pas en France qu’on verrait ça. Mustasch a gagné le grammy du meilleur album de Hard Rock en Suède… Vous vous rendez compte : il y a un Grammy pour un truc qui porte le nom Hard Rock… Mais vous y croyez vous ? Moi non… C’est sûr qu’en France, on en est encore à se battre pour qu’un fest Metal ne soit pas considéré comme une hérésie, alors de là à porter aux nues commerciales un album où le Mi distordu est roi… En attendant, je ne boude pas mon plaisir à passer cet album en boucle dès que le moral chute. Car mieux que Prozac, Stablon et Anafranil réunis, Mustasch vous remonte le patatomètre au taquet. Passez vous donc « The Audience Is Listening », « Mine » ou « Deep In The Woods » et si vous ne remontez pas la pente, alors il ne restera plus qu’une immersion complète en concert dès que possible ! Yeah, vivement une petite virée vers chez nous… Ah merde, j’oubliais, nous on a pas Mustasch et son Hard Rock, on a du vrai extrême de chez extrême : Christine et Philippe. On s’en fout, tant qu’il nous reste la liberté de circuler, faut en profiter pour glaner chaque concert qu’il est possible de faire.
Et pour vous donner envie, matez donc le clip de « Mine », c'est KDO !



ENORME !!! (IMMORTAL – All Shall Fall)

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Si un jour on m’avait dit : tu feras une chronique enchanteresse d’Immortal. Et bien je ne l’aurais pas cru. Enfin, il y a 4 ans, je ne l’aurais pas cru. Depuis, je suis fan ! Surtout sur scène il faut l’avouer. Les derniers concerts du trio Norvégien m’ont mis à chaque fois sur le cul (Hellfest 2007, Graspop 2008) et même lors de notre premier Wacken en 2002, en plein après midi… Immortal pour moi est avant tout un groupe de scène. Mais j’avais quand même craqué et acheté Sons of Nothern Darkness histoire de parfaire ma discothèque. Me l’enquiller en entier restait quand même un peu dur. Mais là, ce All Shall Fall est tout simplement ENORME. Je peux me le faire en entier et même en voiture sans arracher le volant et insulter les autres conducteurs en bavant par la fenêtre ouverte… C’est pour dire ! Le problème avec un tel album, c’est qu’il va être très très difficile d’attendre la tournée (des fests sont déjà en prévision :le Hellfest et le Wacken notamment). En plus, si je peux me permettre, le son de cet album est bon… Incroyable ! La batterie de Horgh est toujours aussi épileptique niveau cymbales et les riffs d’Abbath et Demonaz toujours aussi terribles. Le dénuquage va être de mise. Je n’ose nous imaginer sur « The Rise Of Darkness » ou sur « Norden On Fire » sans oublier l’énorme « Unearthly Kingdom » et ses 8 minutes. Et oui, je ne vous ai cité que les mid tempo, parce que suivre la cadence sur les « Hordes Of War » et consort n’est vraiment pas bon pour la santé. Allez, on chausse le corpse painting et les bracelets à clou et on attend patiemment l’été ! (euh, ça veut dire qu’il ne faut pas se laver en attendant ? Non, Duschen ist Kein Heavy Metal !)
Et puis, parce que c'est bientôt Noël et surtout par pure nostalgie, voici un petit "Tyrants" du Graspop 2008 !

J'aime pas le Death mais j'aime Hypocrisy ! (HYPOCRISY - A Taste of Extreme Divinity)

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Il y a quelques années, alors que venait de sortir Virus, le dernier album d'Hypocrisy, Beatnick m'avait trainé au concert dudit groupe à Lyon. Sur le coup, je n'avais pas une motivation transendante. Le fan d'Hypocrisy c'était lui et pas trop moi. Je n'arrivais pas à l'époque à m'enquiller un album en entier, The Arrival peut être, mais Virus certainement pas. Bref, après une excellente prestration d'Exodus, j'étais revigorée et prête à affronter plus d'une heure d'Hypocrisy. "La soirée n'est pas perdue de toutes façons puisque je viens de m'éclater sur Exodus !". Mais ce qui allait suivre allait me mettre HN (Hors Nuque). C'est pas compliqué, j'ai headbangué tout le concert et lorsque que je me reposais les cervicales, je regardais la prestation impeccable du combo (il faut dire que Peter assure grave, Horgh à la batterie est carrément impressionnant et les 2 autres hyper carrés). Bref, je suis sortie de ce concert presque plus ravie que Beatnick ! Aussi, au moment de coucher sur écran nos sensations concernant le dernier skeud du groupe, je me suis "dévouée" ! D'autant qu'une petite discussion téléphonique avec la seconde tête pensante du combo (Mickael bassiste) allait également venir (en ligne d'ici peu). Pas besoin de garder le suspens : ci disque tue ! Nous avons attendu quelques années avant de pouvoir se délecter d'un nouvel album. Peter étant pris dans une spirale positive avec Pain, il a délaissé quelque peu son premier projet. Et je ne sais pas si c'est cette pause qui a revigoré le groupe, mais leur galette est tout bonnement énorme ! Alternance de titres Speed, Heavy, toujours avec de bonnes mélodies. On ne s'emmerde à aucun moment. Certains passages font penser à du Amon Amarth, et d'autres à du Death Mélodique comme les Scandinaves savent le faire. Les riffs sont monstrueux, le chant relativement varié (mais toujours bourrin !) en oscillant entre du Death et du Black. Les mélodies guitares toujours imparables. Vraiment, je ne vois pas de défaut à ce disque. Il m'a mise sur le cul, et je n'en peux plus d'attendre la tournée ! Si vous voulez vous en persuader, écoutez donc "No Tomorrow", "Global Domination" ou surtout, mon morceau préféré, "Tamed-Filled With". Pour faire simple : ce morceau me colle à la peau, je l'écoute en boucle en ayant la chair de poule à chaque fois. A Taste of Extreme Divinity : l'album de cette fin d'année, tout simplement.
A venir une petite rencontre avec Mikael, bassiste du combo.

Les valeurs sûres (HELLFEST clisson)

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Les valeurs sûres. Comme je vous l’ai dit dans mon précédent post, un fest sert à découvrir parfois (souvent !) certains groupes. Mais ce qui vous fait acheter vos billets pour un fest, c’est avant tout l’affiche. Il y a les groupes dont vous êtes fans, et que de toutes façons, vous ne raterez sous aucun prétexte. Et sur 3 jours de festival comme le Hellfest, il y a des groupes que je qualifierais de « valeur sûre ». Bon, certains groupes peuvent cumuler les étiquettes de « valeur sûre » et de « je suis fan, donc peu importe, je fonce », ce qui est le cas de ceux qui vont suivre !

Pour commencer, j’ai envie de vous parler de PAPA ROACH. Pourquoi ? Et bien parce que je n’avais jamais vu le groupe sur scène, que j’aime bien la zique et que toutes les critiques de concert que j’ai lues ont jusque là été positives. A la grande surprise de Withacs, je cours devant la scène aux première notes de « Between Angels and Insects ». Et oui, moi la grande fan de Hard Rock et de Heavy, je cours voir Papa Roach. Comme quoi, y’a pas de règle dans le Metal ! Bref, comme beaucoup, j’ai découvert le groupe avec Infest et je l’ai suivi avec les albums suivants, et j’ai même profité d’un voyage outre atalntique pour me procurer leur dernier album non disponible en France (que d’ailleurs Jacoby Shaddix, le chanteur du combo, nous incitera à télécharger, graver ou à voler vu que la maison de disque française ne veut pas le sortir !). C’est donc un grand plaisir pour moi que de découvrir live tous ces titres maintes fois écoutés dans mon salon. Ici, l’ambiance est x100 : Jacoby harpente la scène comme un lion en cage, n’hésite pas à descendre dans la fosse au plus près du public (ce sera d’ailleurs le premier à le faire du fest), chante à s’en faire péter les carotides et s’adresse sans cesse au public. Ce public, pourtant 100% Metal, lui mange dans la main, et confirme que je ne suis pas la seule : le Metalleux de base peut être aussi un fan de Neo Metal. La communion est telle que le Wall of Death sur « Into the Light » semble même être une farandole de joie ! (pourtant, j’aurais pas aimé être au milieu quand ça fait « GO » et « spluch » cf dans la video ci-dessous). Le final me laisse forcément aphone avec « Dead Cell » et « Last Resort » : Cut my life into pieces · This is my last resort · Suffocation, no breathing · Don't give a fuck · If I cut my arm bleeding. Imaginez je ne sais combien de centaines de gus chantant à l’unisson… brrr frissons !

Autre moment gagné d’avance : le concert de PAIN. Ok, parfois quand on part vainqueur, on peut se ramasser la gueule comme une merde. Et bien non. Peter Tägtgren est un grand professionnel qui sait tenir sa carrière comme une scène : magistralement. Au moment où Pain cartonne en ouverture de Nightwish, il a su mettre son autre groupe entre parenthèse (j’ai nommé Hypocrisy, mais qui revient très bientôt, rassurez-vous), pour enfoncer encore plus le clou avec un nouvel album dans la foulée (Cynic Paradise). Et cela va s’en dire que la popularité du groupe a encore grimpée en flèche au cours de la tournée qui a suivie cet album. Du coup, c’est en star attendue que le groupe investi la Mainstage 2 en plein après-midi ce samedi 20 juin. Les hits s’enchaînent sans relâche pendant les courtes minutes de ce set (environ 40). De « I’m Going In » à « Dancing With The Dead » en passant par « Zombie Slam » ou « Walking on Glass ». On se dit d’ailleurs à l’entame du premier morceau que Hypocrisy doit lui manquer sévère car il y va franco avec une voix bien bourrine et un tempo très soutenu. Le groupe; derrière lui, semble plus impliqué que sur la tournée (plus à l’aise ?). En tout cas, les chœurs font moins samplés et tous les musiciens sont à fond et donnent tout ce qu’ils ont dans ce concert. Pour marquer les esprits, ils marquent les esprits. Mais certains étaient déjà bien marqués car sur les 2 derniers titres c’est une marrée humaine qui saute et chante : « Same Old Song » et « Shut Your Mouth » (cf video ci dessous). Perso, j’ai tenté le headbanguing-chant en même temps, c’est pas facile. Du coup j’alterne. Enfin, j’ai nettement plus headbangué que chanté car j’ai fini sans nuque mais avec encore de la voix ! Je ne sais pas si Pain cartonne en Europe autant qu’en France, mais il va falloir revoir les capacités des salles à la hausse pour la prochaine tournée !

Autre valeur sûre, même si a priori ce n'est parfois pas si évident…Mais en ce qui nous concerne, nous n’avons jamais été déçus par MACHINE HEAD. Et ce soir, nous y trouverons à nouveau notre compte ! Le groupe est sans doute au top de sa popularité (quoiqu’il peut encore grimper) et c’est en tête d’affiche qu’il assure un show tonitruant. Des premières notes d’ « Imperium » aux dernireès de « Davidian », j’ai l’impression qu’il s’est écoulé 2 minutes. Il faut dire que vu la durée des morceaux, ils n’ont pas non plus le temps d’en jouer 25 (ils en joueront 8 en 1h). Rob se laisse visiblement aller et ressemble de plus en plus à Max Cavalera (les dents en plus et les dred en moins !). Mais il reste fidèle à ses « headbang motherfuckers » et ses autres lancées de verre au rythme des « cheerz ». Question zique ça tabasse et les titres de The Blackening passent toujours aussi bien en concert. Les duo de grattes sur un titre comme « Halo » sont vraiment sublimes et l’entente entre les 2 guitaristes ne fait aucun doute. Le public est à bloc, mais ça non plus ce n’est pas une surprise. Les circle pit se font et se défont à un rythme d’enfer. De notre côté du public, c’est plutôt du headbanguing sauvage et de la air guitar taquet ! La air batterie pourrait aussi être de mise, car Dave est vraiment un sacré bon cogneur. Ce n’est pas pour rien qu’il est aussi mis en évidence derrière son kit ! Je disais donc que « Davidian » arrive bien trop tôt (surtout derrière la très calme « Descent the Shades Of Night ») et nous voici à applaudir le groupe (soulagé que Phil n’ait pas fait de nouveau malaise) en se demandant ce qu’il venait de se passer…

Le groupe qui va suivre, je dois l’avouer, n’a pas bercé mon adolescence comme nombre de mes comparses. Non je n’ai pas bavée devant Joey Tempest (ni devant son cousin, Jacques Orage, warf warf, je l’ai faite !). Mais par contre, j’ai moi aussi chantée en souriant la ligne de clavier DU tube de ce groupe. Maintenant vous avez deviné de qui je parle : EUROPE, bien sûr ! Alors oui je suis très heureuse de voir le groupe au moins une fois sur scène. Est-ce que j’aurais payé une entrée en salle ? Pas forcément. Par contre, les voir en festival avec quasiment tous mes potes, alors là ouais ! Je vous avoue qu’à l’heure où le groupe monte sur scène, nous ne sommes pas seuls devant la Mainstage 1. Je dirais bien que c’est la plus grande affluence du fest (en tout cas l’une des plus grandes). Le groupe n’est pas loin d’un Withesnake (mais Joey ne vaut pas David, désolé Anne !), et ses morceaux bien Hard Rock ou plus Rock mélo le font bien. D’emblée nous remarquons autour de nous des fans purs et durs qui chantent littéralement toutes les paroles. Mais que va donner la suite ? Et bien le trio final a mis tout le monde KO et de voir tous ces Metalleux (de la Bimbo au Black Metalleux de base en passant par le mulet des 80’s, le patché Thrasheur et le Metalleux discret) j’ai bien dit TOUS chanter sur « Rock The Night », « Cherokee » et LE moreacu tant attendu, c’était vraiment fort. Et oui LE morceau est à la fin, ça c’est pas une surprise, mais n’empêche que d’entendre en Live les toudoudou-dou toudoudoudoudou… c’est une sacrée expérience ! Les gens hurlent cette ligne de clavier mythique (je dis bien hurle) et le refrain explose littéralement après les coups de batterie. Allez tous en chœurs : « It’s the Final Countdown » toudoudou-dou, toudoudoudoudou… Tiens, rien que de le taper sur mon clavier, j’en ai la chair de poule !

Dur d’enchaîner après un tel concert. Mais quand on voit qui ils ont casé derrière Europe, on se dit que les organisteurs sont des connaisseurs et des malins ! C’est à SUICIDAL TENDENCIES de poursuivre la fête. Et pour cela, la bande à Mike Muir est prêt à relever tous les défis. Enfin là, c’est pas un défi. Suicidal Tendencies en France c’est comme la bière dans le nord ou le vin en Bourgogne, c’est une institution. La foule qui se presse et qui va sauter pendant tout le concert le prouve (et c’est presque les même qui chantaient « It’s the Final Countdown. Toudoudou-dou toudoudoudoudou » !. Si vous n’avez jamais vu ST sur scène, rien de ce que je pourrai écrire ne permettra de décrire ce que c’est. Et si vous avez déjà vu ST sur scène, pas la peine que j’en mette des tonnes, vous savez l’expérience que c’est ! En un mot : STurie ! Et oui, si vous ne devez savoir prononcer que 2 letttre en anglais cela doit être ST (prononcer Esse Ti). Car le père Mike nous le rabâche à longeur de morceau… Et on adore ça ! Le groupe est comme de coutume composé de monstres techniques et rien que ça vaut le coup d’œil. D’ailleurs, certains ont eu la chance d’aller se frotter aux gars sur scène, car fest ou pas fest, ST s’en fout, et livre SA scène à SON public en faisant monter autant de monde que possible. Du coup c’est un sacré bordel et les mecs de la sécu hallucinent un peu ! Encore un grand moment vécu sur ce HellfeST…. Suicidal… ST. Ca y’est ça me reprend !

Après 2 énormes mandales prises en ce dimanche soir (cf Europe et ST), nous hésitons 1 seconde entre se prendre une nouvelle claque de Hardcore avec Hatebreed ou se prendre une claque plus Viking avec AMON AMARTH. Le choix est vite fait (bien que nous soyons quand même un peu déchiré !). Et nous n’avons regretté à aucun moment tant la prestation des Suédois nous a mis HS (et non plus ST !). Malgré l’heure tardive nous entrons d’emblée dans le concert sur « Twilight Of The Thunder God ». Le Death Mélodique d’Amon Amarth est totalement destructeur sur scène, et les stroboscopes aidant, en devient même hypnotisant. La Rock Hard Tent est bondée, nous avons peine à voir le groupe, mais peu importe, nous headbanguons comme des furieux. Plus rien n’a d’importance pendant l’heure que nous offre le groupe. Pas évident de décrire un tel voyage sur une musique aussi bourrine finalement, mais tellement mélodique et envoûtante ! Amon Amarth, c’est un peu les Havas Voyage du Death ! Certains en profitent même pour faire l’ascension des pilonnes ! En tout cas, le groupe maîtrise son art à merveille et se tourne même limite en autodérision lorsque Johan, le barbu de chanteur, nous demande de chanter. Ben en tant que français on comprend rien ! Pas de soucis. Johan enchaîne du tac au tac en nous balanant qu’on peut chanter n’importe quoi, de toutes façons on s’en fout c’est du Death Metal ! Pas fou le Viking ! Bref, une fois n’est pas coutume, lorsque retentit la rude voix de Johan annonce « Death In ? » « Death In ? » « Death In Fire », on ne comprend plus ce qu’il se passe. D’ailleurs nous ne sommes pas les seuls à être sonnés : le groupe semble visiblement très touché de l’acceuil énorme qui lui a été offert. Ce concert était vraiment la preuve vivante et ultime de la bonne et énorme ambiance sur ce Hellfest.




Lara ne sait pas chanter (3 INCHES OF BLOOD - Here Waits Thy Doom)

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Certaines voix sont horripilantes. Le moindre frémissement d'onde sonore qui vous arrive dans votre pavillon auriculaire, et c'est la chaire de poule assurée. C'est physique. Quand vous entendez ces sons, vous n'avez qu'une envie, que l'auteur du bruit la ferme le plus rapidement possible.
Pour ma part, c'est par exemple le cas quand j'entends Lara Fabian hurler (je n'arrive pas à écrire chanter...). Je ne supporte pas. Quand je vois la donzelle prendre son souffle, je zappe (je ne l'ai jamais vu en vraie, je ne vais quand même pas payer pour ça). Même chose avec Lââm. Vous aurez beau m'expliquer que ce sont de grandes chanteuses, qui ont une voix superbe, je ne peux pas. Bloquage...

Par contre, si vous me passez le dernier 3 Inches Of Blood (CD qui tourne dans ma chaîne au moment où j'écris ces quelques lignes), je vous affirmerai que ce type à une voix fantastique. Certains vont hurler au scandale. Cam Pipes (c'est le nom du chanteur) ? une belle voix ? mais tu as à de la merde dans les oreilles, mon pauvre Beatnick !
Et bien oui les amis, j'ose et je l'affirme, Cam à une voix magnifique et c'est un grand chanteur. Car mettez quelqu'un d'autre à sa place dans 3 Inches Of Blood et vous n'aurez plus du tout la même musique. Le Heavy du groupe sera toujours du Heavy, mais il n'aura plus la même saveur. Car 3 Inches, sans cette voix de canard rocailleuse (je vous laisse imaginer le cocktail !), ne serait pas 3 Inches. Je vais même plus loin : pas sûr qu'ils auraient atteints le niveau de reconnaissance qui est le leur aujourd'hui. N'allez pas croire que les autres musiciens ne sont pas bons, car ce n'est pas le cas. La musique est de qualité, mais finalement, très passe-partout (combien de clés ?). Mais ce qui rend Here Waits Thy Doom, le dernier méfait des Canadiens, vraiment bon, c'est l'association de Cam, à la voix nasillarde, avec ce Heavy délicieusement Vintage.
Et plus j'écoute ce disque, plus j'en suis convaincu : sans Cam, ce disque serait complètement passé inaperçu pour moi. Mais l'association du chanteur avec la musique proposée par ses acolytes transcende l'ensemble pour donner une des très bonnes surprises du moment. Et c'est là que l'on voit les grands musiciens : celui qui est capable de magnifier un ensemble, celui qui en apportant sa pierre rend l'œuvre tout simplement plus belle, celui qui construit avec les autres pour un résultat toujours plus grand, celui là est un vrai musicien. Et où avez-vous vu entendu que Lara était capable d'une telle performance ? Mettez n'importe quelle gueularde issue de la Nouvelle Star à sa place et vous obtiendrez la même chanson. Mais mettez la même gueulard en question ou même Lara à la place de Cam, et vous verrez le Heavy de 3 Inches retomber comme un vieux flan !

Ne jamais se fier aux apparences (REVENGIA - Eraser)

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On me le répète pourtant depuis que je suis tout petit. Ne jamais se fier aux apparences ; l'habit ne fait pas le moine ; toujours aller gratter sous la surface. Mais je suis comme la plupart d'entre vous. Dans notre monde où l'apparence compte pour beaucoup, je m'arrête trop souvent à ce que je vois, sans aller plus loin. Je sais, ce n'est pas bien, mais c'est comme ça.
Heureusement pour moi, cette attitude à la con n'est pas non plus systématique. Si cela avait été le cas, Eraser, nouvel album de Revengia, n'aurait certainement pas pénétré dans mon mange-disque. Prenons d'abord le nom du groupe : Revengia. C'est pas gagné… Sonne daté, très années 80. Je crains le pire : un groupe de tarlouze qui se croit méchant. Je continue avec la pochette de l'album (voir ci dessus) : un vieux diable tout pas beau sacrifiant des humains alors que le monde est bombardé par des rayons lasers. Pas gagné non plus… "Du Heavy classique, mal produit et chanté avec une voix de castra" me suis-je dis lorsque j'éi découvert cette pochette pour la première fois. Et j'aurais pu m'arrêter là et passer mon chemin.
Mais aller savoir pourquoi, j'ai quand même mis cette galette dans ma chaîne. Et c'est là que j'ai eu une révélation : Putain que ce Eraser est bon !!!!
Oubliez le Metal de tarlouze des années 80 pour gonzesses (Je sais, ça sonne misogyne, mais c'est juste pour faire gros dur !). Il est ici question de gros Thrash avec une bonne dose de mélodies, Celle qui sont du genre a te rentrer tout droit dans le crâne pour ne plus en sortir. Le plus terrible est que plus j'écoute cette musique, plus je ressens l'efficacité de ce disque. Je craignais aussi une production ratée. Que Nenni, les amis ! C'est du solide, du costaud, soutenant parfaitement cette musique qui, à défaut d'être originale, est rudement efficace. Et si la base est solide, que dire des petits arrangements, notamment vocaux, qui apportent de-ci de-là, une petite touche de douceur, histoire de respirer de temps à autre ("Life").
Mention spéciale aussi au chanteur : une belle voix rocailleuse qui réchauffera le cœur du moindre Metalheadz transi par le froid (ce qui n'est pas le cas aujourd'hui puisqu'il doit faire 35° à l'ombre !). Et que dire de ces riffs plombés ? des coups d'enclume dans la tête, tout simplement.
Comme je viens de vous le dire, il fait très chaud en ce jour d'août. Mais ce n'est pas Eraser qui va faire retomber la température. C'est même tout le contraire. Ce Metal de haute voltige ne va réussir qu'une chose : me faire rentrer en fusion.
Il ne faut vraiment pas s'arrêter aux apparences. Si j'avais fais cette belle boulette, je serais tout simplement passé à côté de la révélation de cette été !

La vie est parfois mouvementée (HARDCORE SUPERSTAR Beg For It)

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Depuis samedi, les grands événements d’une vie nous entourent : le mariage (2 en 2 WE, belle perf !), une naissance et un décès. Aujourd’hui, j’ai souhaité la bienvenue à une petit bout de 2 kg 800 et demain je dirai adieu à un pote (RIP Pierre). La vie, c’est tout cela à la fois. Des moments joyeux, heureusement plus nombreux que les sales coup qui vous mettent sur les genoux. Touver une bande son pour un événement heureux n’est pas bien difficile, car dans ces moments là, tout passe, ou presque. Par contre, dans les coups durs, on a envie de se remonter le moral, mais à la fois, on a pas vraiment la tête à faire la fête. Lorsqu’autant d’événements vous assaillent, le reste vous semble bien fade et futile. Les gens vous semblent futiles. La zique, elle, ne prend pas tout à fait cette saveur, enfin pour moi. Ce soir, j’ai les boules, pourtant un skeud comme Beg For It, avec toute sa fraîcheur et sa patate, me fait du bien. Une sorte de : « la vie continue », certes plus facile à dire qu’à appliquer. On a parfois envie que le temps s’arrête ou qu’il fasse un petit retour en arrière. Mais n’a t’on pas simplement besoin de se poser, pour faire le point, faire le vide, ou faire le plein, au choix ? on se laisse tous entraîner dans la spirale du quotidien qui tourne de plus en plus vite si on y prend pas gare. C’est alors qu’un événement surgit pour stopper, un court instant, cette spirale. Elle rassure parfois cette spirale, mais elle nous fait oublier l’essentiel. De mon côté, j’aime me poser, même un court instant, en écoutant un bon skeud. Beg for It m’accompagne depuis quelques temps déjà. J’ai refait le monde sur ces titres mélodiques, pêchus et efficaces. En voiture, dans mon salon. Et ce soir, je me dis que ce Rock’n’Roll me convient en toute circonstance. Qu’il pourrait bien être la bande son d’une vie, avec ses moments forts qu’on n’oublie pas et ses spirales infernales qui font passer le temps. Je n’irai pas jusqu’à dire que cet album me remonte le moral au top, mais je peux dire qu’il me file un petit coup de pouce. C’est déjà pas si mal ! Trouver musique à son moral n’est pas toujours facile, encore plus avec un album qu’on ne connaît pas d’emblée ! Mais là, bingo, Hardcore Superstar a frappé au bon moment à ma porte. Je ne doute pas une seconde qu’il vous comble autant… si vous aimez le Rock’n’Roll bien entendu !

Explorateur (LAMB OF GOD - Wrath)

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Il y a quelques temps, je vous parlais du dernier Filter. Pour les fainéants qui ne n'auront pas le courage de cliquer sur le lien précédent, je vous rapporte ici les derniers mots de ce post : "la prochaine fois, je vous parle du nouveau Lamp Of God. J'aime bien le bourrin, j'aime beaucoup le Thrash, j'aime quand ça tabasse, j'aime Lamp Of God".
Aujourd'hui, je tiens ma promesse et j'aborde dans ces quelques lignes le cas de Wrath. Mon problème pour vous parler de ce disque est que je vous ai déjà tout dit (cf. ci-dessus). Wrath est un disque qui tabasse, j'aime quand ça tabasse, j'aime Lamp Of God. Mais comme je vais sympa, je vais vous en dire un peu plus (on dit merci !).
On dit souvent que quand on vieilli, on s'assagit. En ce qui me concerne, c'est à la fois vrai et faux. J'aime de plus en plus les trucs bien basiques et bien Rock'N'Roll. Les chansons simples qui font taper du pied me font de plus en plus tripper. Mais à l'opposé, à plus ça tape et ça défonce la gueule avec une bonne de complexité, à plus c'est bon.
Un exemple : quel est le rapport entre le dernier Airbourne et le dernier God Forbid ? Réponse : je suis un grand fan de ces 2 disques alors que je les auraient certainement ignorés il y a quelques années. Tout comme j'aurais négligé le dernier Black Stone Cherry et le disque de Lamp Of God.
Et pourtant, ces 4 disques, qui ne sont que 4 exemples parmi tant d'autres, sont pour moi de véritables joyaux dont je ne peux plus me passer.
Dire que l'on s'assagit quand on vieilli n'est donc pas une réalité universelle. Les goût changent, avec, à mon avis 2 grandes évolutions possibles : soit on perd le plaisir de la découverte, abruti par nos vie d'abrutis, et on se tourne vers le très easy listening fournis par les radios commerciales, soit on garde intacte sont envies de défricher et on s'aventure toujours plus en avant vers des territoires qu'on ne connaît pas. Je suis heureux de constater que j'évolue actuellement dans cette 2e voix. Ce que j'explore actuellement, c'est surtout le Thrash moderne et complexe. Wrath est une étape sur mon chemin. Une étape puissant et qui laissera des traces. Je ne sais pas de quoi sera constitué la suite de mon voyage, mais Wrath justifie à lui seul, le voyage entrepris...

Rencontre Impossible (ROBERT CULAT - l'âge du Metal)

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Quand je pars en vacances, j'emmène toujours un ou 2 bouquins dans ma valise. La dernière fois que je suis parti, je n'avais pas emmené que des romans. Sgosh ayant repéré chez un libraire un bouquin s'appelant L'âge du Metal, c'est ce livre qui pesait lourd dans ma valise.
Avant d'aller plus loin, un petit mot sur l'auteur : Robert Culat. Robert n'est pas un homme commun. D'abord, il est prêtre. Ensuite et surtout, il aime le Metal. Vous avez bien lu : Robert est un prêtre Metalleux. Pas courant tout ça. Et à travers son livre, il souhaite tout simplement nous faire comprendre ce qu'il aime dans notre musique et qui sont les MetalHeadz.
Mais commençons par le début, avant d'être Metalheadz, Robert est un fervent catholique, qui aime les messes en latin et qui se ballade toujours en col romain. Pas très Metal le bonhomme... Mais Robert est aussi et surtout quelqu'un de très curieux et de très ouvert. Aussi, quand deux Metalheadz viennent se présenter à lui dans leurs plus beaux atours (cheveux longs et T-shirts qui vont bien) pour intégrer l'aumônerie de lycée dont il est responsable, plutôt que de les envoyer bouller, Robert cherche à savoir qu'ils sont, ce qu'ils aiment, etc. Il cherche tout simplement à comprendre. Et comme il semble être tombé sur des MetalHeadz cérébrés, un dialogue se noud. Et Robert tomba dans la marmite metallique.
Se faisant l'oreille, il arrive à comprendre le Metal, ce qui fait sa subtilité et son intérêt. Le Metal s'empare de lui comme cela arrive à tout MetalHeadz. Et notre ami découvre surtout que les Metalheadz ne sont pas des êtres primaires sans cervelle. Il découvre ce que chaque Metalleux a déjà expérimenté : le Metal est une grande fraternité où tous ces membres sont liés par une véritable passion de la musique.
Venons en maintenant au contenu du bouquin. L'âge du Metal, ce n'est pas le voyage initiatique de Robert. Afin de mieux faire passer son message aux non- Metalleux (et peut-être pour se protéger vis à vis de ces supérieurs hiérarchiques), Robert Culat a décidé de présenter son expérience metallique sous forme d'une étude sociologique. Il a ainsi envoyé des centaines de questionnaires à travers la France à des Metalheadz. Ces questionnaires portaient notamment sur le rapport des fans avec leur musique, les clichés véhiculés par le Metal, la manière de vivre le Metal au quotidien, etc. L'âge du Metal nous présente le résultat de cette enquête. Ainsi, au fil des pages, les réponses de chaque question sont analysées qualitativement et quantitativement puis commentése. Ce découpage part question rend l'ensemble un peu pénible à lire. Mais l'analyse des réponses montrent encore une fois que le Metalleux est juste un passionné de musique, qui vit par et pour le Metal. Ce qui rejoint ce que nous vivons, MetalHeadz au quotidien. Et ce que Robert a pu découvrir au cours de son initiation.
Car je suis persuadé que les conclusions tirées de cette étude sociologique correspondent à peu de chose prêt à ce que pense le prêtre. Et c'est la seule critique que je ferais de ce bouquin : cette étude soi-disant scientifique ne l'est pas tant que ça (pas de chance Robert, tout en étant Metalleux, je suis aussi scientifique pur et dur...). 2 exemples : Robert énonce parfois des données ou des conclusions qui ne sont pas issues de son étude (ex : la drogue est très fréquente dans les Rave Party). Or ces données ne sont jamais référencées, on ne sait donc pas d'où ça sort. des idées préconçues non justifiées ? Possible, mais surtout pas très scientifique tout ça...
Autre exemple : pour certaines questions, Robert tire des conclusions très générales car 14 % des personnes interrogées donnent une réponse semblable. 14 % ? on est loin de la majorité pour pour pouvoir tirer des conclusions qui s'appliquent à tout les Metalleux, non ?
Surtout quand 2 questions plus tard (ou plutôt), il dit ne rien pouvoir conclure
car la réponse majoritaire est de 12 %. Autrement dit, Robert conclue parfois un peu ce qu'il veut quand ça l'arrange.
Ne prenez mes critiques que pour ce qu'elles sont : une critique de la forme et pas du fond. Car sur le fond, je pense que Robert est quelqu'un de très sincère. Quelqu'un qui a découvert, malgré son parcours de fervent catholique, que le Metal n'était pas que du bruit hurlé par d'affreux satanistes. Au delà des clichés, Robert a su comprendre le Metal, sa beauté, sa classe et la passion qui nous anime. En écrivant un livre sur le Metal, c'est avant tout cette découverte qu'il souhaitait nous faire partager. Le coup de l'étude scientifique n'est que pour faire sérieux, ce bouquiin étant avant tout un témoignage fort d'une personne qui nous montre que la rencontre et le partage sont toujours possibles même entre ce qui semble opposé. Merci Robert !

Leçon d'humilité (MAGICA - Wolves and Witches)

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Peut-être avez-vous déjà lu le post de Sgosh sur Global Metal. Si c'est le cas, peut-être vous a-t-elle convaincus de voir cet excellent documentaire. Et si c'est encore le cas (que de si, que de si...), vous savez maintenant que le Metal est un phénomène mondial. Confidentiel dans certaines région, mais mondial quand même. Et tout les genres musicaux ne peuvent pas en dire autant. Certains Chinois écoutent-ils du Raï ? Certains Brésiliens écoutent-ils de la disco allemande ? On peut tout imaginer dans ce bas monde...
Mais je crois sincérement que le Metal a maintenant un statut de musique mondiale ou quasi mondiale (Le seul contient où Sam Dunn ne met pas les pieds dans Global Metal étant l'Afrique), au même titre que le Rock, le Rap, ou encore le Classique. Du coup, il n'est pas surprenant que l'on trouve des groupes de Metal dans tous les pays européens.
Et j'en viens au véritable sujet de ce topique : le Metal roumain. Ne vous attendez pas à ce que je vous fasse une liste exhaustive ou un historique de notre musique dans ce pays. J'en suis actuellement incapable et j'ai aussi d'autres choses plus passionnantes à faire (comme organiser mes prochaines vacances ou préparer des conneries pour le mariage de mon frérot !).
Pour tout vous dire, je ne connais qu'un groupe de Metal roumain : Magica. Et si je souhaite vous en parler, c'est parce que je l'aime bien ce groupe. A l'époque d'Hard As A Rock, notre fanzine, j'avais eu l'occasion de m'entrenir avec 6 fingers (dans la série "nom de scène à chier", je demande le claviériste de Magica). Je ne suis pas capable de vous dire en détail ce que nous nous étions racontés (enfin, ce qu'il m'avait réconté, moi, je me contentais de poser des questions et d'écouter...), mais un truc m'avait quand même marqué : la ferveur et la passion qui animait ce groupe.
Malgré les difficultés de tous ordres, notamment écononomiques (des instruments de qualité coûtent déjà chers pour nous, petits Français, alors imaginer pour un Roumain, quand le smic est de 104 euros dans ce pays), 6 Fingers était fier de nous présenter son travail. Il reconnaissait que tout n'était pas parfait, notamment dans le son. Mais l'album qu'il nous présentait alors, Lightseeker, était pour lui un accomplissement car il lui permettait de faire partie de la grande famille du Metal. Cette conviction dans le Metal, cette envie d'en faire partie, ce désir de faire rejoindre la communauté des MetalHeadz était et reste encore une sacrée leçon pour le Metalleux chanceux que je suis. Entendre du Metal, découvrir de nouveaux groupes, aller aux concerts sont des choses faciles pour nous. C'était une autre paire de manche en Roumanie en 2004.
Je ne sais pas comment la situation à évoluer dans ce pays depuis. Je souhaite que tout soit plus simple pour Magica maintenant. Mais cette rencontre fait que j'ai toujours suivi la carrière de ce groupe. Je profite donc de ce post pour vous dire que Magica sort un nouvel album Wolves and Witches, qui, s'il ne révolutionnera pas le Heavy Symphonique à chanteuse reste un très bon skeud. Pour ceux qui veulent soutenir des true Metalheadz !