Hell Yeah !

Un paillasson, on passe dessus tous les jours, sans trop s'en aperçevoir. Pourtant, c'est la première image d'un appart, ou d'une maison. Metallic Doormat, c'est un peu le portail de nos vies de Metalheadz. Une vie dédiée à la passion des musiques à grosses guitares (ou pas !). Welcome Home... et essuyez-vous les docs avant d'entrer !

Retrouvez-nous sur My Space : www.myspace.com/metallicdoormat
Affichage des articles dont le libellé est Tranche de vie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Tranche de vie. Afficher tous les articles

Zen (REDEMPTION - Snowfall On Judgment Day)

| | 2 commentaires
Un vrai calmant, un vrai décontractant, un vrai relaxant… Voilà ce qu'il me faut ce soir. A force de courir, à force de speeder, à force de ne jamais s'arrêter, je suis sous pression. Pas encore prêt à exploser, mais un brin de détente est nécessaire. Et ce n'est pas la demi-heure que je viens de passer sur un putain d'ordi qui vont me permettre d'atteindre mon but. Encore une fois, j'ai besoin de musique.
Mais revenons un peut en arrière. Disons une petite demi-heure. Un nouveau PC à installer, voilà mon programme pour cette soirée. Et alors que j'étais dans mon bureau pour accomplir cette tâche, j'avais mis dans ma platine de salon Snowfall On Judgment Day, le nouvel album de Redemption. Ah les joies de l'informatique. J'ai déjà installé de nombreuses fois un ordi. Mais ce soir, cela ne fonctionne pas. Pourquoi, alors que tout semble installé, Windows plante-t-il au démarrage.
Toute mon attention étant focalisée sur cette putain de machine, je n'écoute pas vraiment la musique que l'on entend au loin. Les quelques bribes captées par ma conscience m'indique pourtant que toutes les solutions à mes problèmes du moment ne se trouve dans mon combat avec mon clavier et ma souris. Mais c'est que le Beatnick est têtu ! Et après une montée d'adrénaline où j'ai failli balancer l'écran par la fenêtre, le miracle fut et le système se débloqua.
Encore tout joyeux de cette victoire, je réalise que pour une fois, alors que la résistance d'une machine a le don de me foutre en rogne, je ne me suis pas trop énervé (sauf un poil à la fin). Mes nerfs, pourtant soumis à rude épreuve, ne sont pas complètement foutus en pelote. Durant cette lutte acharnée, je suis plutôt resté calme. Et Snowfall… continue de tourner dans ma chaîne. L'inconscient s'efface, le conscient reprend ses droits. Alors que depuis une demi-heure, j'écoute de la musique sans l'entendre, je comprends enfin que si je suis resté si zen, Redemption y était certainement pour quelque chose. Alors que mon esprit cartésien se concentrait sur mon problème matériel, mon esprit rêveur, celui qu'on ne contrôle pas, était déjà ailleurs, complètement absorbé par la musique. Calme, reposé, ressourcé, il avait renvoyez son bien-être à l'humain que je suis. La musique adouci les mœurs ? Aucun doute la dessus, je viens d'en vivre l'expérience.
Cette prise de conscience faite, il ne me reste qu'une chose à faire : me déplacer dans mon salon, là où se trouve la source même du son, pour pouvoir profiter pleinement de la musique. Et c'est ce que je fais actuellement, affalé dans mon fauteuil, au coin du feu… J'écoute et je suis bien.

A la votre !!! (KORPIKLAANI - Karkelo)

| | 0 commentaires
Si vous traînez un jour dans un festival de Metal (c'est tout le mal que je vous souhaite !), vous serez peut-être surpris par le peu de fumeur de shit que vous croiserez.
J'ai déjà eu quelques occasions de me balader dans des Fest non Metal, notamment aux Eurockéennes de Belfort. Là-bas, les amateurs d'herbes qui font rire sont légions. On les croise en permanence. Du coup, les "bien-pesants" en conclue souvent trop vite que si on voit autant de fumeur de oinje dans les festivals dit Soft, les festivals métalliques doivent de véritable orgie où les héroïnomanes croisent en permanence les cocaïnomanes.
Je vais donc ici vous faire une révélation : les amateurs de substances illicites de tous poils, dans un fest comme le Wacken, se comptent presque sur les doigts de la main. Je ne vais pas faire ma sainte nitouche en vous disant que les amateurs de speed et autres sniffs sont complètement absents, mais ils sont finalement peu nombreux et dans tous les cas, très discrets.
Le Metalheadz n'est donc pas, pour ce que j'en connais, un grand amateur de drogues. Son pêché mignon est ailleurs : le truc qui fait généralement planer le Metalheadz, c'est l'alcool et il ne s'en cache pas (il y a bien sûr des exceptions). Si cet amour de l'alcool s'observe facilement dans les faits (on ne compte plus les viandes soûles en fest…), on peut aussi le voir sous un autre angle que la simple beuverie. Car l'alcool, pour un Metalheadz n'est pas synonyme que de grosse biture. L'alcool, c'est aussi le partage, la fête avec les copains, les bons moments de la vie. C'est aussi un moyen d'accéder plus facilement à un état second qui rend le Metal encore plus puissant.
Rien de tel qu'un Headbanguing en étant légèrement enivré. On atteint alors un état second tout simplement jouissif, voire un état de transe. Cet état peut être obtenu sans aucune substance. Mais avec un petit coup dans le nez, le Nirvana est atteint plus facilement. C'est aussi pour cela que certains groupes fêtent et chantent l'alcool. Korpiklaani en est certainement le plus bel exemple (Même si Tankard n'est pas loin derrière…). Après avoir écrit une chanson qui s'appelait "Beer, Beer, Beer", les voilà qu'ils nous reviennent avec un nouvel album qui ouvre avec un "Vodka" tonitruant.
Si les paroles de ce groupe sont souvent une ode aux boissons alcoolisées, que dire de leur musique ? Le Folk Metal de ce groupe est uniquement une invitation à faire la fête en s'embrumant la tête ! Si certains sont incapables de passer une soirée Techno sans ecstasy, je pourrais difficilement imaginer un concert de Korpiklaani sans boire au moins une mousse. Karkelo, le petit dernier, avec violon et accordéon, est déjà en soit un bon antidépresseur. Ajouter une petite larmichette d'une bonne bière belge et d'un bon vin rouge, le tout associé à un petit Whisky bien fumé en digestif, et vous voilà au paradis !
Promis, lors de leur venue cet automne (voir agenda), je bois un coup à votre santé !

HELLFEST part 1 : En route pour la fête de l'Enfer

| | 1 commentaires
Avant de vous parler du fest proprement dit, on pensait vous donner l'eau à la bouche. Car un fest, ça commence toujours bien avant l'ouverture des portes. Un fest, ça commence au moment de faire sa valise. Il faut évidemment penser à tout : crème solaire (merci les sites web météo !), short, pull (le soir, ça caille), Doc ou autres Newrocks et les T-Shirt... Ca c'est long ! Lorsqu'il faut choisir 4-5 T-Shirt parmi sa pile, c'est jamais facile : "Quel groupe je prends... Lequel je n'ai pas mis depuis longtemps (celui en boule, derrière les autres !)". Bref, des questions vestimentaires banales mais capitales ! Une fois la valise faite, il faut choisir les skeud pour la route. La, c'est facile, on prend un album de chaque groupe présent sur le fest histoire de réviser ses classiques en route ! Et nous voilà prêt à partir. J'allais oublier quelques victuailles pour tenir le matin au gîte et le soir en rentrant. Et oui, cette année nous avons choisi l'option gîte. Faut dire, avec la bande de loustic qui nous accompagne, l'hôtel c'est pas raisonnable, le camping nous tentait moyen (ouah, le jeu de mot !) et finalement un gîte c'est une solution pas très chère et très sympa. Donc nous voilà partis. Nous sommes jeudi soir, il est 17h30. Alors que notre arrivée était prévue vers les minuit, ce n'est qu'à 6h du matin que nous coupons le moteur pour de bon... 12h et plus de 1000 Km pour rallier Nantes... Plus que pour aller à Wacken ? C'est quoi ce délire ? Et bien le délire, c'est Sgosh qui oublie son sac sur une aire d'autoroute et qui oblige son gentil compagnon a faire demi tour 150 Km plus tard ; ce sont nos amis que nous retrouvons finalement sur la route ; ce sont les gentils monsieurs des ponts et chaussés qui font des travaux la nuit sur les routes... Les aléas quoi ! Du coup, le soleil est déjà levé lorsque nous découvrons notre gîte. Nous traînons un peu histoire de réveiller tout le monde et hop, au lit. Pas facile d'émerger 4h plus tard. Mais si on veut être à l'heure pour le déclenchement des hostilités, pas le choix. C'est un peu le blème de ce Hellfest : les groupes de 11h ou 12h nous intéressent chaque jour. Il va donc falloir débourer tôt. Pour le sommeil, on verra plus tard ! L'objectif d'un fest, c'est avant tout de profiter au max des concerts ! Et cette année, nous serons gâtés...
La suite au prochain numéro

De retour sur terre...

| | 2 commentaires
Nous avons survécu au festival de l'enfer !!! On est crevé, vanné, mort, sourd, épuisé, canné... mais surtout désespéré car le Hellfest est déjà fini :(.
Je me connecte juste pour vous dire que ce festival était tout simplement excellent et monstrueux. nous venons de vivre 3 jours d'orgie métallique. Que du bonheur. Tout a contribué à la réussite de ce festival : beau temps (ça compte énormément), organisation impeccable et sans faille, site très bien conçu, boissons abordables, et surtout concerts énormes.
Seul reproche : les sandwichs étaient pour la plupart dégueulasses. On ne va pas en fest pour l'aspect culinaire, mais quand même.
Pour le reste, rien à redire, ce n'était que du bonheur. On nous racontera tout ça dans des futurs posts. Et j'ai bien mis "des futurs" posts, car nous en écrirons plusieurs sur le Hell. Un écrire un serait trop long à lire et trop chiant à écrire. On vous racontera donc tout au fur et à mesure de l'été. Cela sera notre feuilleton de l'année !

M-2 (HELLFEST - Clisson)

| | 0 commentaires

Hellfest - 2 mois... nous voilà !
Un fest, ça se prépare : tant sur l'affiche (ça c'est le boulot des organisateurs !) qu'en pratique (ça c'est notre taf !).

En ce qui concerne les organisateurs, quelques modif ont eu lieux fautes de "logistique" (j'avoue que je ne sais pas trop ce que cela veut dire...). Nous pouvons dire dire bye bye à EDGUY, NACHTMYSTIUM et SLAPSHOT (perso, les 2 derniers groupes, je connais pas). Mais du coup nous pouvons dire Hello à : SAINT VITUS (trop fort, un autre groupe de Doom et pas n'importe lequel), KARMA TO BURN (euh, connais pas), BLACK STONE CHERRY (yeah énorme, Rock'N'Roll Baby) et SAMAEL (à 2h du mat' j'espère !).
Sinon, ne paniquez pas, 2 groupes se la joue star en changeant de nom... no comment : Bloodclot a décidé de tourner sous le nom de CRO-MAGS et Gorgoroth devient GOD SEED (y aurait-il des problèmes de censure ? ben ouais, à force de faire de la provoc' à la con, on finit pas payer).

En ce qui nous concerne, nous avons opté pour une version Gîte cette année. Ben ouais, on est sympa avec nos ex-futurs-voisins de chambre. Non, nous ne sommes pas des sauvages, juste de festivaliers... Que ceux qui ne sont jamais allé en fest me jetent la première cannette !

Sur ce on va aller répéter, car l'affiche est tellement énorme et variée que pour suivre décemment ces 3 jours de ouf, il va falloir être affûtés. Pour commencer, je vous propose une petite playlist Rock'N'Roll avec Nashville Pussy, Koritni (tiens, 2 groupes que nous avons croisé récemment ici et ici !), Backyard Babies (tiens, un autre groupe que nous avons vu il y a quelques temps ici), Black Stone Cherry. Demain interrogation orale !

Fest' en été, banane toute l'année !

| | 2 commentaires
C'est pas tout ça, mais on est déjà fin mars. Le printemps, mais surtout l'été approche à grand pas ! Et qui dit été, dit forcément festival !
Un été sans festival, c'est un peu comme un raclette sans vin du Jura, un concert sans une bonne bière, Noël sans cadeau, ou Beatnick qui fait de la poésie... ça n'existe pas, tout simplement !
Donc avec Sgosh, on a commencé à faire le tour des affiches des Fest. Cette été, nous ne ferons pas notre pélérinage rituel au nord de l'Allemagne. Wacken, ce sera sans nous. Cela nous fait un peu bizarre puisque cela fait 7 ans de suite que nous nous rendons dans cette Mèque du Metal. Mais ce festival étant complet depuis Noël, et comme nous sommes radicalement contre le marché noir, nous passerons notre tour pour ce coup-ci.
A un moment, nous nous sommes posés la question de retourner en Belgique. La bière et les frites y sont excellentes, et surtout l'affiche du Graspop est cette année plus qu'alléchante (http://www.graspop.be/pages/index.php?f=bands). Mais là encore, ça se fera sans nous. Nous sommes des MetalHeadz, mais cela ne rempli pas notre assiette. Nous avons donc aussi un travail. Et impossible, pour moi, de poser les jours pour nécessaires autours du WE du 28 juin. Nous avons finalement laisser tomber la Belgique.
Nous étions dans le tunnel. Impossible de trouver un festival qui colle à la fois au niveau de l'affiche et des dates. L'impossible allait-il se produire. Un été sans retour aux sources était-il à envisager ? Nous étions limite à nous foutres sous fluoxétine...
Mais que la lumière soit, et la lumière fut. Nous pensions vivre un enfer, mais c'est en Enfer que nous irons : Hellfest nous voilà ! Ayant eu une mauvaise expérience il y a 2 ans, nous n'avions pas envisagé de remettre les pieds à Clisson. Mais au vu de l'affiche (http://www.hellfest.fr/web08/accueil.php?langue=french#/artistes/), la plus monstrueuse d'Europe, Vu les excellents échos de l'année dernière et vu qu'on a déjà de nombreux potes qui se rendront en Bretagne, nous sommes prêts à retraverser la France. Et la bonne nouvelle, c'est que cette fois, ça colle au niveau date !
Tout ça pour conclure que, ça y est, les places sont achetées. Heureusement pour vous que nous avons trouvé une solution. Sans quoi, j'aurais été obligé de me mettre à la poésie...

Question existentielle

| | 5 commentaires
Et une question existentielle ! Une ! Les MetalHeadz sont-ils tous amateurs de BD et de manga ? Vous pouvez répondre à cette question en mettant un petit commentaire à ce post. Pour ma part, je suis de plus en plus persuadé qu'il y a un lien entre "aimer le Metal" et "aimer la BD". Et que le Metalheadz qui ne lit pas de BD est celui qui n'a jamais eu l'occasion d'en ouvrir une.
Comment suis-je arrivé à cette conclusion (hautement philosophique, vous en conviendrez) ? Tout a commencé lors d'un marché aux puces. N'allez pas en conclure que nous soyons de grands fans de vieilleries poussiéreuses qui remplissent vos greniers. C'est même loin d'être notre truc. Seulement quand vous passez un WE chez des copains qui adorent ce genre de manifestations et que, comme par hasard, un marché aux puces se tient à moins de 300 m de chez eux, vous vous retrouvez à un moment ou un autre dans les allées du dit marché. Donc avec Sgosh, nous flânions parmi les exposants, quand notre regard fut attiré par une étale pleine de BD et autres mangas. Forcément, nous nous mettons à fouiller dans les bacs. CD ou BD même combat : quand on nous en présente une chiée plus un tas, on ne peut pas résister. Nous étions en train d'essayer de dénicher une bonne affaire, quand un Monsieur nous dit : "Wacken, c'est bien complet cette année ?". Un peu hors propos, le Monsieur. On n'est pas devant un rayon de skeud de Metal, mais devant des caisses de bandes dessinées d'occasion ! A sa décharge, j'avais effectivement une veste Wacken sur le dos. Et toujours à sa décharg
e, le Monsieur en question est justement le type qui tient le stand que nous étions en train de retourner. Evoquer un fest que le client potentiel semble apprécier est après tout un moyen comme un autre d'appréhender le chaland. Sauf que Wacken n'est pas le festival le plus connu parmi les amateurs de marché aux puces. Le Monsieur est donc un connaisseur. Et vu sa touche (Cheveux longs et un T-shirt d'un obscure groupe de Black Metal) c'est même un Metalheadz.
Conclusion : encore un amateur de BD et de Metal ! Bien sûr, on peut toujours vendre des trucs que l'on aime pas. Mais quand on est libraire, même itinérant, j'ai du mal à croire que l'on aime pas les bouquins que l'on propose. Je reste persuadé que ma conclusion est juste. D'où ma question du début : y'a-t-il un lien entre aimer le Metal et la BD ? le débat est ouvert…

PS : Si la plupart des amateurs de Metal aiment la BD, la réciproque n'est pas vrai. Encore un mystère pour la science…

Là où tout commença...

| | 1 commentaires
Le soleil se couche, mais il ne fait pas totalement nuit. Les lumières s'éteignent enfin. Les viva du public résonnent dans l'arène. Mais il ne se passe encore rien sur scène. Puis une grue s'agite en fond. Une boule s'élève et commence à se balancer. Après exactement 3 tentatives, la boule heurte le mur monté sur scène. Les briques s'écroulent et un accord résonne. C'est un La. Un La tout droit sorti d'une enceinte Marshall. Laquelle ? Je ne sais pas y'en a plein sur scène (les portes métalliques se sont ouvertes sur 2 murs d'enceintes). Une chose est sûre, c'est que ce La sort tout droit d'une Gibson SG noire. Le petit bonhomme nous salue de sa casquette. Oui, de loin il fait vraiment petit le bonhomme. Et c'est parti. Le reste du groupe apparaît comme par magie et la déferlante peut... déferler ! "Back In Black", "Shot Down In Flames", " Thunderstruck"... Les premiers titres s'enchaînent avec une énergie énorme. Lorsque résonne le tube "Hard As A Rock" s'est toute l'arène qui s'enflamme et la voix du lutin résonne : "Harder than a Rock"... Pas le temps de se poser car "Shoot to Thrill" nous renvoie dans nos 22. Il faut attendre le morceau suivant pour se reposer la nuque et admirer le feeling des Australiens :"Boogie Man" (et le baissé de culotte laissant apparaître le drapeau tricolore). Un petit "Hail Ceasar" pour faire chanter des "Hail" par 25 000 furieux. Je regarde autour de moi, et le tournis me prend lorsque je vois ses 50 000 devil horns autour de moi. Que dire de "Hells Bells" et de son riff intemporel. Les parents portent fièrement leurs enfants sur leur dos comme pour leur dire :"Tu vois mon enfant, ça c'est de la musique !". Encore un moment fort pour le public multi-générationel présent ce soir : "The Jack" où il peut (enfin) s'exprimer comme il le souhaite : à gorge déployée. Un petit "Ballbreaker" avant le morceau que j'attendais sans trop y croire : "Rock and Roll ain't noise Pollution". Jamais une chanson n'aura aussi bien portée son titre. De grands frissons me parcourent. La fin est somme toute apocalyptique : "Dirty Deeds...", "You shook me all night long", "Whole Lotta Rosie" et ses Angus, Angus tant attendus, un petit "TNT" où la voix de canard résonne encore dans le micro du maître Brian tout de noir vêtu (enfin au départ, car il a vite fait tomber la chemise !), l'énorme "Let There Be Rock" et son solo à n'en plus finir, où le petit bonhomme se roule par terre tel un épileptique en manque de son valproate. Après de longues minutes, le sol de la scène s'ouvre et un ascenseur à barreau apparaît. Le diable a des cornes qui clignotent ce soir. Les barreaux vont vite céder et ne pas retenir les premiers accords DU morceau : "Highway To Hell". Les fans exultent littéralement. Une petite branlette de manche entre les jambes de son chanteur et puis s'en va. Mais les accords annonciateurs de la fin résonnent déjà. Trop tôt, beaucoup trop tôt. "For Those about to Rock (we salute you)" et s'en est fini. Les canons de la gloire résonnent sur une arène et même toute une ville, qui aura su accueillir avec panache les cultissimes maîtres du Hard Rock. Elle leur aura même donné toute son électricité dans l'après midi pendant les balances !
Ce concert a eu lieu il y a 13 ans, le 29 juin 1996. C'était mon premier VRAI concert. Celui qui m'a mise sur la route, une route large type Highway, en direction de l'enfer du Hard Rock, du Metal, des Gibson SG. Une sorte de dépucellage Metallique. Le point de départ d'une grande aventure et de plein de rencontres. Mon paillasson métallique en quelque sorte.
Cette expérience, j'espère que ce groupe a pu la faire vivre à plein de français la semaine dernière, jeunes ou vieux. Un concert d'AC/DC, c'est toujours un peu pareil, alors si je n'ai pu revivre cette expérience cette année, ce sera pour une autre fois, ou peut être jamais. Mais une chose est certaine, elle restera à jamais en moi. J'ai toujours eu envie de la faire partager, c'est aujourd'hui chose faite grâce à ces spéculateur de m.... Zut, je m'étais promise de ne pas repartir sur ce terrain !
For Those About To Rock, I Salute You

L'évènement de la semaine

| | 1 commentaires
On pourrait s'attendre à ce que l'évènement de la semaine, pour un Metalheadz, ce soit un concert, un fest, une dégustation de bière ou la sortie d'un nouvel album.
Détrompez-vous ! Le moment fort métallique d'une semaine peut être tout autre. pour nous, ce fut cette semaine une bonne soirée entre pôôôte (spécial dédicace à nos amis alsaciens que nous avons revus pour l'occasion).
Cette soirée, Sgosh vous en a déjà parlé à l'occasion d'un message précédent,c'était les 30 ans de la Bellesoeur, samedi dernier. Et comme la Bellesoeur en question est aussi une Metalheadz, cette soirée fut placée sous le signe du Metal. Bravo aux gentils organisateurs pour la belle décoration de la salle (table en forme de croix renversée, Drapeaux et flonflon tête de mort, posters de tout plein de groupes). A peine arrivés, nous nous sentions complètement dans notre élément. Pas sur que ce fut le cas pour les non-métalleux, mais nous, ça nous allait bien !
Et que font des Metalheadz qui ils se retrouvent ensemble ? Ils écoutent de la musique forcément. Un vrai best-of ce qui nous a permis de nous dénuquer en coeur. Ajouter à cela juste ce qu'il faut de bibine et nous étions fin chaud pour le clou du spectacle : le karaoké ! Et c'est parti pour un vrai massacre des standards : Scorpions, Gun's, Metallica et consort. Nous les avons tous joyeusement passés à la moulinette de nos douces voix de canard ! Et nous n'étions pas les seuls, car lorsque nous avons lâché le micro, les non Metalheadz se sont aussi lâchés sur des musiques plus "douces". Et le massacre continue !!!
Cahin, caha, il est déjà 5 heures. Paris s'éveille peut-être, mais nous il est temps d'aller se coucher. Nettoyage et rangement, un dernière bière et on s'écroule lourdement sur le canapé de nos gentils organisateurs.
Pour terminer, un exploit pour cette soirée : Sgosh, elle a même pas vomi (c'est pourtant un classique pour les soirées 30 ans !)... Comme quoi, l'événement de la semaine n'est pas forcément le même pour tout le monde !

Une soirée entre collègues

| | 3 commentaires
Si vous nous lisez régulièrement, vous aurez compris qu'une vie de Metalheadz, ça se compose essentiellement de découverte de nouveaux CD et de concerts. Et comme notre but est de vous faire partager notre vie de Metalheadz, on vous parle forcément de nos découvertes de nouveaux concerts et de concerts. Pas très original tout ça.
Mais de temps en temps, il y a un extra. Après le coup de gueule de Sgosh contre les a priori sur le Metal en général et les radios locales en particulier, je voulais vous faire part de ma chouette soirée de hier soir, bien plus Metal que prévu au départ.
Donc hier soir, j'ai récupéré Sgosh à son travail. Et nous voila parti en ville pour distribuer le dernier numéro de Hard As A Rock, notre fanzine. Petit passage au Gibert Joseph pour laisser quelques mags. Puis direction l'Antre II Monde, seul bar digne d'intérêt dans la capitale bourguignonne histoire de larguer là aussi quelques exemplaires (on vous reparlera de ce bar un autre coup).
La partie Metal de notre soirée aurait pu s'arrêter là. Mais ce n'est pas ce que j'avais décidé. Pour la suite de la soirée, nous étions invités à manger chez une de mes collègues. Que je vous explique. Parce qu'il faut bien bouffer (et boire de la bière...), j'ai, comme Sgosh, un travail plutôt sérieux. Je suis en contact avec le public. Du coup, difficile de porter mes T-shirt têtes de mort, et mes New Rock tous les jours. Conséquence : mes collègues ne m'ont jamais vu "en vrai".
Mais ce soir, j'ai décidé que ça allait changer. Ce soir, ça sera, New Rock, T-Shirt de Nightwish et surtout Sweat de Dark Age, avec la pochette du dernier album (voir ci contre), le tout pas rasé et les cheveux en pétard. Ce soir, c'est le vrai Beatnick qui ne se déguise pas pour faire plaisir au patron !
Alors bien sûr, je n'ai pas eu le droit à un seul morceau de Metal de la soirée, il ne faut pas déconner. Mais je n'ai pas eu non plus droit à un seul regard déplacé, pas une seule remarque désobligeante sur le look, bref, rien de désagréable. Ce qui n'était pas forcément gagné.
Si Sgosh pousse son coup de gueule tout à fait justifié, moi, je dis tout simplement un grand merci à mes collègues qui m'ont démontré hier soir leur vraie ouverture d'esprit !