Hell Yeah !

Un paillasson, on passe dessus tous les jours, sans trop s'en aperçevoir. Pourtant, c'est la première image d'un appart, ou d'une maison. Metallic Doormat, c'est un peu le portail de nos vies de Metalheadz. Une vie dédiée à la passion des musiques à grosses guitares (ou pas !). Welcome Home... et essuyez-vous les docs avant d'entrer !

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HEAVEN or HELL ?

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Sale temps pour le Metal. Il y a quelques semaines, le géant vert, Peter Steel, quittait le navire laissant Type O Negative orphelin et tous ses fans avec.

Aujourd'hui, c'est au tour de l'une des plus grandes voix du Hard Rock de nous quitter. Ronnie James Dio a du lâcher l'affaire face au crabe qui s'était accroché à lui depuis 6 mois.

Alors que Heaven & Hell nous avait laissé sur le cul avec son dernier album et la tournée qui avait suivie, alors que tout le monde s'impatientait de les revoir tourner cet été, nous ne nous retrouvons aujourd'hui plus qu'avec nos souvenirs. Heureusement, la musique reste. La voix éternelle du papa des "devils horns" restera dans le temple des grands bonhomme du Hard Rock. Je suis heureuse d'avoir pu vivre cela de mes propres oreilles et de mes propres yeux, que cela ait été avec Dio ou Heaven & Hell. Car peu de chanteurs peuvent se targuer d'avoir gardé la même qualité de voix pendant plus de 30 ans. Ronnie James Dio était de ceux là.

R.I.P

Doom Party ! (Hellfest - Clisson)

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Aujourd'hui, je vous propose un nouvel extrait du grand feuilleton de l'été : Sgosh et Beatnick au Hellfest. Le nom de l'épisode du jour est : Doom Party !
Le Doom est rarement représenté en festival. Il y a toujours un ou deux groupes officiant dans ce style sur chaque affiche. Mais très rarement plus. Et c'est fort dommage, car si je ne suis pas un grand fan de Doom sur album, j'apprécie beaucoup ce style en Live. D'où mon énorme joie quand nous avons vu le programme du Hellfest. Car, le Doom était représenté en force durant les trois jours du festival.
Pour les aficionados du genre, tout démarra très mal le vendredi. A 16h40 exactement, Pentagram devait envahir la Main Stage 2. Mais en lieu et place du groupe, c'est un organisateur du Hellfest qui se présente pour nous dire que ce concert est annulé, le groupe n'ayant pas eu l'autorisation de quitter le sol US. Dommage, nous aurions bien vu ces pionniers du Doom sur scène. Mais nous nous en remettrons (ce qui ne fut peut-être pas le cas du Fan allemand qui attendait à côté de nos et qui était au bord des larmes lors de cette annulation. On lui souhaite prompt rétablissement…).
Heureusement, les amateurs de musique fumée avait peu à attendre, Down n'étant programmé que 3 heures plus tard. Pas à proprement parler un groupe de Doom. Mais Down fait une musique à part qu'il est difficile à rattacher à un style. Et sur scène, cette musique apporte le même genre de sensations que le Doom. Elle vous emporte dans de lointaines contrées glauques et nauséabondes, toujours enfumées. On nous avait prévenu que Down était un grand groupe Live. Qu'une chose à dire à la fin de ce concert : nous sommes d'accord ! Comme nous nous y attendions, Phil Anselmo (Chant) était relativement déchiré. Mais cela ne gâche en rien son interprétation. Cela ne lui a non plus posé de problème physique, le bougre, fin énervé, arpentant la scène de long en large, haranguant sans cesse la foule (qui lui mangea dans le creux de la main). Que cela soit sur scène ou dans la fosse, tout le monde prend son pied, dans une belle communion. Une bien belle fête…
En ce premier jour de festival, ce sont les maîtres absolus du Doom, les Créateurs, ceux sans qui rien ne se serait passer, qui doivent se produire dans la soirée. Avec Sgosh, c'était certainement un des concerts que nous attendions le plus. Heaven and Hell joue ce soir, et il était hors de question de les rater. Car si Ozzy Osbourne est le chanteur légendaire de Black Sabbath, Ronnie James Dio n'est pas un second couteau. L'association de sa superbe voix et les rythmiques plombées de Tonny Iommi (le vrai Papa du Doom) est un régal absolu pour les esgourdes. Et comme on pouvait s'y attendre, le concert proposé de ce soir est tout simplement classe. Professionnel jusqu'au bout des doigts (peut-être un poil trop d'où un petit manque de chaleur et de contact), le groupe joue carré de chez carré, rendant sur scène toute la puissance qui se dégageait sur The Devil You Know, le dernier album en date. Un superbe concert digne d'une tête d'affiche (d'autres ne peuvent pas en dire autant…)
Dans la série vieux groupe légendaire, nous sommes gâtés en ce premier soir, puisque c'est Saint Vitus qui clôt les débats d'une des deux Main Stage. Soyons honnêtes, nous n'avons pas regardé tout le concert, car nous avions envie de nous poser un peu. Mais les quelques morceaux que nous avons vus nous ont enthousiasmés. Groupe à l'ancienne n'ayant jamais quitté la fin des années 70, avec un light show minimaliste (après les énormes lumières de Heaven And Hell, ça fait vraiment pauvre), pour une mise en avant maximal de la musique. Méthode très différente de celle de la bande à Iommi, mais pour un résultat identique : une plongée en eau très trouble, où le magnifique rencontre l'horreur fantasmagorique… La suite des aventures doomistiques demain !

Ci dessous un petit clip pour imager mes propos. Vous retrouverez Down à T0, Heaven and Hell à 2m04s, Saint Vitus à 3m03s, Grand Magus à 3m46s, et Cathédral à 5m30s.

Le lendemain, nos aventures Doom commence très tôt, puisque nous avons rendez-vous avec Grand Magus dès 12h10 (quand on s'est couché à 5h, ce n'était pas évident, mais on y était !). Ok, ce n'est pas complètement du Doom. Mais le Stoner existerait-il tel que nous le connaissons aujourd'hui, sans son auguste grand frère ? Nous avons donc fait le choix de vous parler de cet énorme concert dans ce topic. Avez-vous bien lu la dernière phrase ? ENORME CONCERT ! Les 40 petites minutes passés en compagnie du trio furent tout simplement un des moments les plus forts de ces 3 jours. Musicalement, nous sommes des grands fans (ceux qui veulent un extrait peuvent soit regarder la vidéo ci-dessus, soit se repasser la vidéo de ce message). Mais sur scène, le Stoner Epique de Grand Magus prend une toute autre ampleur. Puissant, racé, envoûtant. Monstrueux ! Et qu'on ne vienne pas me dire qu'il est impossible de tripper en plein jour. Si le concert est bon et que la musique est classe, il est tout à fait possible d'atteindre une transe métallique, sans alcool, et sans être dans le noir. Et ce n'est pas le public, déjà nombreux en cette heure matinale (bravo à tous !), qui me démentira. Ecoutez donc "Iron Will" sur scène et nous en reparlerons !
Les fans de Doom devront ensuite patienter jusqu'au dimanche pour s'en remettre une louche. Mais tout vient à point à qui sait attendre, puisque 3 groupes sont programmés en cette dernière journée de Festival. Cela commence en milieu d'après-midi avec la performance d'Orange Gobelin. Nous aurions bien aimé pouvoir vous en dire plus, mais la Terrorizer Tent étant pleine à craquer, nous n'avons rien vu de ce concert. Dommage pour nous, mais tant mieux pour le groupe qui a su rameuter les foules (Petite remarque au passage : nous avons l'occasion de croiser le chanteur sur le festival. Le Monsieur est un gros naze quand il est tout bourré…)
Nous avons plus de chance avec Cathedral, qui se produit dans un espace plus grand (Rock Hard Tent). Ayant déjà vu ce groupe sur scène, nous attendions un grand concert. Ce ne fut pas le cas. Ce concert ne fut pas grand, il fut énorme ! Le Doom de Cathedral est toujours aussi caractéristique : des rythmiques plombés, qui accélèrent à des moments toujours bien sentis, avec un Lee Dorian posant sa voix nasillarde toujours à la limite de la justesse, mais sans jamais tomber dans la cacophonie. Que cela soit les membres de Metallic Doormat, ceux de la Colère du Peuple ou de Metal Tribune, nous avons tous headbanguer sauvagement pendant 45 minutes. Et ce n'est pas uniquement à cause de l'apéro de notre ami Jack D… Un autre grand moment du Hellfest 2009.
Le dernier groupe de Doom que nous ayons vu est Electric Wizard, un des représentants les plus Extrême de la scène. Même problème que pour Orange Gobelin, la Terrorizer est blindé. Mais c'est quand même plus facilement accessible. Nous en profitons pour assister à 2 morceaux, soit plus de 20 minutes de concerts (Normal, on parle de Doom !). Rien à dire d'autres que là encore, nous avons pris notre pieds !
Conclusion de cette partie Doomistique de notre aventure Clissonienne. Rien ne vaut une musique lourde, puissante, et répétitive pour atteindre le Nirvana, qui se situe bien dans les entrailles de la terre et non dans le ciel, coincé entre 2 nuages !

King of Doom (Heaven & Hell - The Devil You Know)

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La sortie de ce nouvel album de Black Sabbath... Oups, de Heaven & Hell, répond à toutes mes attentes. Je suis tombée dans le panneau, mais l'histoire de Black Sabbath est trop compliquée pour moi. Les modifications incessantes de line-up depuis le début des années 80 sont saoulantes à suivre. Je savais qu'après le départ d'Ozzy à la fin des 70's, c'est Ronnie James Dio qui avait repris le micro pour graver l'album Heaven & Hell. La suite est trop compliquée pour moi. Toujours est-il qu'en 1997, le Black Sabbath originel s'est reformé et a pas mal tourné (surtout sur la Ozzfest !). Et alors que nous attendions un nouvel album de ce line-up, nous avons la surprise de voir débouler la reformation de 1981 : Tony Iommi (guitare, finalement le seul n'ayant jamais quitté le groupe !), Geezer Butler (basse, quasiment toujours présent également), Ronnie James Dio (qui était déjà revenu en 1991 pour un album, Dehumanizer) et Vinny Appice (batterie) sous le nom Heaven & Hell (ben oui, le nom Black Sabbath doit être un peu pris maintenant qu'Ozzy est revenu). Une grosse tournée a fêté l'événement avec dans la foulée un Live (CD et DVD) acclamé par la critique et les fans. Les quelques titres inédits composés pour agrémenter ce Live ont certainement donné l'eau à la bouche à nos compères, libérés de leurs vieilles rancoeurs. Du coup, l'album que nous attendions tous de Black Sabbath sort aujourd'hui sous l'étiquette Heaven & Hell. Et qu'est ce que c'est bon ! The Devil You Know est un pur joyau de Doom / Heavy. Candlemass ne peut cacher ses influences ("Atom And Evil"). Question zique, mon maître c'est vraiment Iommi : ses riffs lourds, simples, mais toujours bien trouvés sont ravageurs. Dio reste vraiment un très grand chanteur malgré les années. Seul petit bémol : je trouve le chant à peine trop monotone (quoiqu'après plusieurs écoutes ce n'est plus aussi évident que cela). Le bonhomme possède un registre plus large, mais il faut reconnaître que dans ce répertoire, il excelle. Côté rythmique, la basse est d'une rare puissance et si vous tendez l'oreille, vous prendrez une sacré leçon ! Mon coup de coeur ? "Bible Black", même si c'est bateau car c'est le single, mais le démarrage à 1.35 après une longue intro faisant bien penser à "Stairway to Heaven", est une pure tuerie. Je nous vois déjà au Hellfest, dans moins d'une semaine, headbanguer comme des Metalleux ! D'ailleurs dans ce titre, on retrouve tout le talent de Dio au niveau vocal. Ce titre tue, tout simplement. En plus, ce que j'aime chez Tony Iommi, c'est ses soli : bien Bluesy, à la AC/DC. C'est ça les années 70 : des influences venues du Blues, simples, pures et efficaces qui vous filent une chair de poule du tonnerre. Ah, quand on aime les Gibson SG...