Hell Yeah !

Un paillasson, on passe dessus tous les jours, sans trop s'en aperçevoir. Pourtant, c'est la première image d'un appart, ou d'une maison. Metallic Doormat, c'est un peu le portail de nos vies de Metalheadz. Une vie dédiée à la passion des musiques à grosses guitares (ou pas !). Welcome Home... et essuyez-vous les docs avant d'entrer !

Retrouvez-nous sur My Space : www.myspace.com/metallicdoormat

Explorateur (LAMB OF GOD - Wrath)

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Il y a quelques temps, je vous parlais du dernier Filter. Pour les fainéants qui ne n'auront pas le courage de cliquer sur le lien précédent, je vous rapporte ici les derniers mots de ce post : "la prochaine fois, je vous parle du nouveau Lamp Of God. J'aime bien le bourrin, j'aime beaucoup le Thrash, j'aime quand ça tabasse, j'aime Lamp Of God".
Aujourd'hui, je tiens ma promesse et j'aborde dans ces quelques lignes le cas de Wrath. Mon problème pour vous parler de ce disque est que je vous ai déjà tout dit (cf. ci-dessus). Wrath est un disque qui tabasse, j'aime quand ça tabasse, j'aime Lamp Of God. Mais comme je vais sympa, je vais vous en dire un peu plus (on dit merci !).
On dit souvent que quand on vieilli, on s'assagit. En ce qui me concerne, c'est à la fois vrai et faux. J'aime de plus en plus les trucs bien basiques et bien Rock'N'Roll. Les chansons simples qui font taper du pied me font de plus en plus tripper. Mais à l'opposé, à plus ça tape et ça défonce la gueule avec une bonne de complexité, à plus c'est bon.
Un exemple : quel est le rapport entre le dernier Airbourne et le dernier God Forbid ? Réponse : je suis un grand fan de ces 2 disques alors que je les auraient certainement ignorés il y a quelques années. Tout comme j'aurais négligé le dernier Black Stone Cherry et le disque de Lamp Of God.
Et pourtant, ces 4 disques, qui ne sont que 4 exemples parmi tant d'autres, sont pour moi de véritables joyaux dont je ne peux plus me passer.
Dire que l'on s'assagit quand on vieilli n'est donc pas une réalité universelle. Les goût changent, avec, à mon avis 2 grandes évolutions possibles : soit on perd le plaisir de la découverte, abruti par nos vie d'abrutis, et on se tourne vers le très easy listening fournis par les radios commerciales, soit on garde intacte sont envies de défricher et on s'aventure toujours plus en avant vers des territoires qu'on ne connaît pas. Je suis heureux de constater que j'évolue actuellement dans cette 2e voix. Ce que j'explore actuellement, c'est surtout le Thrash moderne et complexe. Wrath est une étape sur mon chemin. Une étape puissant et qui laissera des traces. Je ne sais pas de quoi sera constitué la suite de mon voyage, mais Wrath justifie à lui seul, le voyage entrepris...

HELLFEST part 1 : En route pour la fête de l'Enfer

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Avant de vous parler du fest proprement dit, on pensait vous donner l'eau à la bouche. Car un fest, ça commence toujours bien avant l'ouverture des portes. Un fest, ça commence au moment de faire sa valise. Il faut évidemment penser à tout : crème solaire (merci les sites web météo !), short, pull (le soir, ça caille), Doc ou autres Newrocks et les T-Shirt... Ca c'est long ! Lorsqu'il faut choisir 4-5 T-Shirt parmi sa pile, c'est jamais facile : "Quel groupe je prends... Lequel je n'ai pas mis depuis longtemps (celui en boule, derrière les autres !)". Bref, des questions vestimentaires banales mais capitales ! Une fois la valise faite, il faut choisir les skeud pour la route. La, c'est facile, on prend un album de chaque groupe présent sur le fest histoire de réviser ses classiques en route ! Et nous voilà prêt à partir. J'allais oublier quelques victuailles pour tenir le matin au gîte et le soir en rentrant. Et oui, cette année nous avons choisi l'option gîte. Faut dire, avec la bande de loustic qui nous accompagne, l'hôtel c'est pas raisonnable, le camping nous tentait moyen (ouah, le jeu de mot !) et finalement un gîte c'est une solution pas très chère et très sympa. Donc nous voilà partis. Nous sommes jeudi soir, il est 17h30. Alors que notre arrivée était prévue vers les minuit, ce n'est qu'à 6h du matin que nous coupons le moteur pour de bon... 12h et plus de 1000 Km pour rallier Nantes... Plus que pour aller à Wacken ? C'est quoi ce délire ? Et bien le délire, c'est Sgosh qui oublie son sac sur une aire d'autoroute et qui oblige son gentil compagnon a faire demi tour 150 Km plus tard ; ce sont nos amis que nous retrouvons finalement sur la route ; ce sont les gentils monsieurs des ponts et chaussés qui font des travaux la nuit sur les routes... Les aléas quoi ! Du coup, le soleil est déjà levé lorsque nous découvrons notre gîte. Nous traînons un peu histoire de réveiller tout le monde et hop, au lit. Pas facile d'émerger 4h plus tard. Mais si on veut être à l'heure pour le déclenchement des hostilités, pas le choix. C'est un peu le blème de ce Hellfest : les groupes de 11h ou 12h nous intéressent chaque jour. Il va donc falloir débourer tôt. Pour le sommeil, on verra plus tard ! L'objectif d'un fest, c'est avant tout de profiter au max des concerts ! Et cette année, nous serons gâtés...
La suite au prochain numéro

Le Jugement (IQ - Frequency)

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Amis du débat du soir, bonsoir ! Le débat de ce soir opposera Beatnick à Sgosh. Le thème choisi par nos deux débatteurs est le suivant : l'album d'IQ est-il un bon album ou un mauvais album ?
La défense de Frequency sera assuré par Beatnick. Et c'est Sgosh qui assurera l'attaque. La parole est à la défense :
Beatnick : "D'habitude, je ne suis pas un fan de progressif. Je trouve ça chiant et pénible, pas trippant, avec un grand manque d'énergie. Ce n'est tout simplement pas mon truc."
Sgosh : "Objection Monsieur le Président, Beatnick utilise des sentiments personnels hors sujets"
Beatnick : "Mais cela n'est que mon introduction, j'en arrive au fait"
Objection refusé. Murmure amusés dans la salle devant la mauvaise trogne de Sgosh.
Beatnick : "je reprends donc. Je n'aime pas le progressif, mais ce disque d'IQ m'a touché. progressif sur le fond, il est aussi limpide sur la forme. Les mélodies sont cristallines (comme l'eau de source) (Rires dans la salle) et très agréables. C'est très aérien et reposant. Idéal après une bonne journée de stress ou après 3 jours de festival en Enfer. C'est très bien pour moi en ce moment. Cela sera tout Monsieur le Président"
Applaudissement dans la salle devant une si belle plaidoirie.
La parole est à l'attaque.
Sgosh : "par où commencer ? Musique chiante, musique gnangnante, avec un son qui fait penser à la musique de Mario Bross. Pas celui sur Wii, celui sur Nes. C'est quand même frappé (normal pour du Nes) (Rires dans la salle)"
C'est pas un fini les jeux de mots absurdes. Nous ne sommes pas dans un cabaret.
Sgosh : "Excusez-moi Monsieur le Président. Je reprends. Je n'aime pas ce disque et je ne comprends pas comment ce gros lourdeux de Beatnick, amateur de bourrinerie comme Amon Amarth, God Forbid et autres Lamp Of God puisse accrocher à IQ.
Beatnick : "Objection Monsieur le Président. Moi non plus je ne l'explique pas mais cela ne regarde que moi"
Objection accepté (Ohhhhhhhh dans la salle)
Sgosh : "c'est un peu facile d'être à la défense et d'écrire le texte, j'en ai donc fini là".
Nous ne prendrons pas cette dernière remarque pour une attaque personnelle. Le jury va se retirer, quand au verdict, chers lecteurs, c'est à vous de le donner.

De retour sur terre...

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Nous avons survécu au festival de l'enfer !!! On est crevé, vanné, mort, sourd, épuisé, canné... mais surtout désespéré car le Hellfest est déjà fini :(.
Je me connecte juste pour vous dire que ce festival était tout simplement excellent et monstrueux. nous venons de vivre 3 jours d'orgie métallique. Que du bonheur. Tout a contribué à la réussite de ce festival : beau temps (ça compte énormément), organisation impeccable et sans faille, site très bien conçu, boissons abordables, et surtout concerts énormes.
Seul reproche : les sandwichs étaient pour la plupart dégueulasses. On ne va pas en fest pour l'aspect culinaire, mais quand même.
Pour le reste, rien à redire, ce n'était que du bonheur. On nous racontera tout ça dans des futurs posts. Et j'ai bien mis "des futurs" posts, car nous en écrirons plusieurs sur le Hell. Un écrire un serait trop long à lire et trop chiant à écrire. On vous racontera donc tout au fur et à mesure de l'été. Cela sera notre feuilleton de l'année !

En retard (ALMAH - Fragile Equality)

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Des fois (pour ne pas dire souvent), je me réveille avec un, voir deux, trains de retard. Alors que tous les fans de Heavy ont certainement déjà écouté au moins une fois Fragile Equality d'Almah en fin d'année dernière(sorti en octobre 2008), je ne l'ai mis que récemment dans ma platine.
Pour ceux qui l'ignoreraient (et dont je faisais parti jusqu'à très récemment), Almah est le second projet d'Edu Falaschi, le chanteur actuel d'Angra. Les fans de Heavy connaissent forcément ce chanteur (d'où mon premier paragraphe). Pour les autres, sachez que vous ne rater pas grand chose, Angra ayant, selon les spécialistes, perdu de sa splendeur depuis l'arrivée d'Edu. Pas facile de remplacer André Matos, le chanteur originel, surtout quand on chante faux en Live...
N'ayant jamais été un grand fan d'Angra, je n'avais pas d'effort particulier pour suivre la carrière d'Edu. Je ne connaissais donc pas Almah. Du coup, je n'avais aucune idée préconçue quand j'ai découvert Fragile Equality, ne sachant pas qui était derrière le micro.
1er constat : ce disque est sympa. Du bon Heavy Metal à tendance symphonique très bien fait. Les différents musiciens savent s'y prendre pour appliquer toutes les recettes du style, toujours au service de l'efficacité.
2eme constat : ce n'est pas une découverte, mais actuellement, on frise l'overdose dans le genre Speed Metal Symphonique. Fragile Equality est un bon disque mais il ne sort finalement pas du lot. Si vous recherchez la puissance du Heavy, avec de belles mélodies, de bons solos et de chouettes arrangements, ce disque vous comblera. Mais question originalité, vous pouvez passer votre chemin.
3eme constat : j'espère qu'Edu a progressé en Live. Car vu les mélodies chiadées de cette album, un massacre est vraiment possible sur scène s'il n'est pas parfaitement carré.
Dernier point auquel je ne peux pas répondre : Fragile Equality est-il meilleur que les dernières oeuvres d'Angra ou de Dédé Matos ? N'ayant pas encore fait l'effort d'écouter ces disques, je peux pas répondre. Que ceux qui ont un avis sur cette question se lâchent dans les commentaires !

Pas réceptive... (AMASEFFER - Exodus Salves For Life)

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Parfois, on se demande pourquoi tel ou tel skeud vous plaît, ou à l'inverse ne vous plaît pas. Une chanson, deux, un riff, un ensemble. C'est très variable. Perso, je préfère quand même quand plusieurs morceaux me plaisent ! Ecouter un CD pour un morceau ce n'est pas trop mon genre (quoique parfois ça m'arrive pour me défouler !). Bref, aujourd'hui je réécoute Amaseffer et je me souviens que la toute première écoute de cet album m'avait laissée un très bon souvenir. Pourtant depuis, lorsque je le réécoute, je recherche ce qui m'avait conduit à cette conclusion. Déjà, pas le premier morceau qui est une intro ! Ensuite, effectivement il y a d'excellents passages musicaux ou chantés. L'originalité m'avait marquée, ça c'est sûr. Des albums aux sonorités moyen-orientales comme cela, il n'y en a pas beaucoup ! Le problème est, pour moi, qu'ils prennent un peu trop les devant face aux lourdeurs des guitares. Non, en fait le réel problème c'est que c'est trop Prog. Y'a un super truc, et pis bam, ça part sur autre chose. Pas le temps de digérer un passage qu'on passe à autre chose. J'ai toujours eu du mal avec les musiques dites Progressives. D'ailleurs d'où vient ce nom ? Je dirais Kipartenvrill ou Kichangetoutletemps ou Kompliké ou encore Pasimple, bref un truc d'intello qui ne me fait pas partir avec le groupe. Dans le cas d'Amaseffer, j'accroche vachement au mélange musique du moyen-orient / Metal, mais c'est pas assez efficace pour moi. Le côté musique de film de certains passage ne font pas mouche dans mes oreilles. J'imagine bien que c'est un concept, très intéressant sur l'exode d'ailleurs (Amaseffer est un combo israélien, tout s'explique). Un peu à la façon d'un The Wall, il y a des bruitages (des pleurs...) mais ce côté théatral ne me tient pas toujours en haleine. En tout cas, il faut reconnaître le travail de composition, d'arrangement qu'il y a derrière un tel album. Côté interprétation, c'est avec une certaine surprise que j'ai découvert de nom de Mats Leven pour le chant "normal" (je ne l'aurais pas deviné, mais une fois qu'on le sait, effectivement !). A noter aussi l'apparition d'Angela Gossow sur le titre "Midian", bon là c'est plus dur à reconnaître ! Pour en revenir à la zique, peut être qu'un jour je serai plus réceptive à ce style. Mais aujourd'hui, je ne peux pas me passer cet album en entier sans regarder au moins une fois ma montre, tout en me disant que c'est dommage pour moi car je dois passer à côté d'un moment fort... Le concept est prévu en 3 volumes. Slaves For Life est le premier. J'écouterai volontiers les suivants, car il y a quelque chose qui me plaît dans ce groupe, mais pour l'instant je reste sur ma faim. En attendant, je vais revenir vers quelque chose de plus simple ! (y'a le dernier Hervan & Hell qui me tend les bras !).

Rencontre Impossible (ROBERT CULAT - l'âge du Metal)

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Quand je pars en vacances, j'emmène toujours un ou 2 bouquins dans ma valise. La dernière fois que je suis parti, je n'avais pas emmené que des romans. Sgosh ayant repéré chez un libraire un bouquin s'appelant L'âge du Metal, c'est ce livre qui pesait lourd dans ma valise.
Avant d'aller plus loin, un petit mot sur l'auteur : Robert Culat. Robert n'est pas un homme commun. D'abord, il est prêtre. Ensuite et surtout, il aime le Metal. Vous avez bien lu : Robert est un prêtre Metalleux. Pas courant tout ça. Et à travers son livre, il souhaite tout simplement nous faire comprendre ce qu'il aime dans notre musique et qui sont les MetalHeadz.
Mais commençons par le début, avant d'être Metalheadz, Robert est un fervent catholique, qui aime les messes en latin et qui se ballade toujours en col romain. Pas très Metal le bonhomme... Mais Robert est aussi et surtout quelqu'un de très curieux et de très ouvert. Aussi, quand deux Metalheadz viennent se présenter à lui dans leurs plus beaux atours (cheveux longs et T-shirts qui vont bien) pour intégrer l'aumônerie de lycée dont il est responsable, plutôt que de les envoyer bouller, Robert cherche à savoir qu'ils sont, ce qu'ils aiment, etc. Il cherche tout simplement à comprendre. Et comme il semble être tombé sur des MetalHeadz cérébrés, un dialogue se noud. Et Robert tomba dans la marmite metallique.
Se faisant l'oreille, il arrive à comprendre le Metal, ce qui fait sa subtilité et son intérêt. Le Metal s'empare de lui comme cela arrive à tout MetalHeadz. Et notre ami découvre surtout que les Metalheadz ne sont pas des êtres primaires sans cervelle. Il découvre ce que chaque Metalleux a déjà expérimenté : le Metal est une grande fraternité où tous ces membres sont liés par une véritable passion de la musique.
Venons en maintenant au contenu du bouquin. L'âge du Metal, ce n'est pas le voyage initiatique de Robert. Afin de mieux faire passer son message aux non- Metalleux (et peut-être pour se protéger vis à vis de ces supérieurs hiérarchiques), Robert Culat a décidé de présenter son expérience metallique sous forme d'une étude sociologique. Il a ainsi envoyé des centaines de questionnaires à travers la France à des Metalheadz. Ces questionnaires portaient notamment sur le rapport des fans avec leur musique, les clichés véhiculés par le Metal, la manière de vivre le Metal au quotidien, etc. L'âge du Metal nous présente le résultat de cette enquête. Ainsi, au fil des pages, les réponses de chaque question sont analysées qualitativement et quantitativement puis commentése. Ce découpage part question rend l'ensemble un peu pénible à lire. Mais l'analyse des réponses montrent encore une fois que le Metalleux est juste un passionné de musique, qui vit par et pour le Metal. Ce qui rejoint ce que nous vivons, MetalHeadz au quotidien. Et ce que Robert a pu découvrir au cours de son initiation.
Car je suis persuadé que les conclusions tirées de cette étude sociologique correspondent à peu de chose prêt à ce que pense le prêtre. Et c'est la seule critique que je ferais de ce bouquin : cette étude soi-disant scientifique ne l'est pas tant que ça (pas de chance Robert, tout en étant Metalleux, je suis aussi scientifique pur et dur...). 2 exemples : Robert énonce parfois des données ou des conclusions qui ne sont pas issues de son étude (ex : la drogue est très fréquente dans les Rave Party). Or ces données ne sont jamais référencées, on ne sait donc pas d'où ça sort. des idées préconçues non justifiées ? Possible, mais surtout pas très scientifique tout ça...
Autre exemple : pour certaines questions, Robert tire des conclusions très générales car 14 % des personnes interrogées donnent une réponse semblable. 14 % ? on est loin de la majorité pour pour pouvoir tirer des conclusions qui s'appliquent à tout les Metalleux, non ?
Surtout quand 2 questions plus tard (ou plutôt), il dit ne rien pouvoir conclure
car la réponse majoritaire est de 12 %. Autrement dit, Robert conclue parfois un peu ce qu'il veut quand ça l'arrange.
Ne prenez mes critiques que pour ce qu'elles sont : une critique de la forme et pas du fond. Car sur le fond, je pense que Robert est quelqu'un de très sincère. Quelqu'un qui a découvert, malgré son parcours de fervent catholique, que le Metal n'était pas que du bruit hurlé par d'affreux satanistes. Au delà des clichés, Robert a su comprendre le Metal, sa beauté, sa classe et la passion qui nous anime. En écrivant un livre sur le Metal, c'est avant tout cette découverte qu'il souhaitait nous faire partager. Le coup de l'étude scientifique n'est que pour faire sérieux, ce bouquiin étant avant tout un témoignage fort d'une personne qui nous montre que la rencontre et le partage sont toujours possibles même entre ce qui semble opposé. Merci Robert !

King of Doom (Heaven & Hell - The Devil You Know)

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La sortie de ce nouvel album de Black Sabbath... Oups, de Heaven & Hell, répond à toutes mes attentes. Je suis tombée dans le panneau, mais l'histoire de Black Sabbath est trop compliquée pour moi. Les modifications incessantes de line-up depuis le début des années 80 sont saoulantes à suivre. Je savais qu'après le départ d'Ozzy à la fin des 70's, c'est Ronnie James Dio qui avait repris le micro pour graver l'album Heaven & Hell. La suite est trop compliquée pour moi. Toujours est-il qu'en 1997, le Black Sabbath originel s'est reformé et a pas mal tourné (surtout sur la Ozzfest !). Et alors que nous attendions un nouvel album de ce line-up, nous avons la surprise de voir débouler la reformation de 1981 : Tony Iommi (guitare, finalement le seul n'ayant jamais quitté le groupe !), Geezer Butler (basse, quasiment toujours présent également), Ronnie James Dio (qui était déjà revenu en 1991 pour un album, Dehumanizer) et Vinny Appice (batterie) sous le nom Heaven & Hell (ben oui, le nom Black Sabbath doit être un peu pris maintenant qu'Ozzy est revenu). Une grosse tournée a fêté l'événement avec dans la foulée un Live (CD et DVD) acclamé par la critique et les fans. Les quelques titres inédits composés pour agrémenter ce Live ont certainement donné l'eau à la bouche à nos compères, libérés de leurs vieilles rancoeurs. Du coup, l'album que nous attendions tous de Black Sabbath sort aujourd'hui sous l'étiquette Heaven & Hell. Et qu'est ce que c'est bon ! The Devil You Know est un pur joyau de Doom / Heavy. Candlemass ne peut cacher ses influences ("Atom And Evil"). Question zique, mon maître c'est vraiment Iommi : ses riffs lourds, simples, mais toujours bien trouvés sont ravageurs. Dio reste vraiment un très grand chanteur malgré les années. Seul petit bémol : je trouve le chant à peine trop monotone (quoiqu'après plusieurs écoutes ce n'est plus aussi évident que cela). Le bonhomme possède un registre plus large, mais il faut reconnaître que dans ce répertoire, il excelle. Côté rythmique, la basse est d'une rare puissance et si vous tendez l'oreille, vous prendrez une sacré leçon ! Mon coup de coeur ? "Bible Black", même si c'est bateau car c'est le single, mais le démarrage à 1.35 après une longue intro faisant bien penser à "Stairway to Heaven", est une pure tuerie. Je nous vois déjà au Hellfest, dans moins d'une semaine, headbanguer comme des Metalleux ! D'ailleurs dans ce titre, on retrouve tout le talent de Dio au niveau vocal. Ce titre tue, tout simplement. En plus, ce que j'aime chez Tony Iommi, c'est ses soli : bien Bluesy, à la AC/DC. C'est ça les années 70 : des influences venues du Blues, simples, pures et efficaces qui vous filent une chair de poule du tonnerre. Ah, quand on aime les Gibson SG...

De retour pour repartir !

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Coucou nous revoilou !!!
Après 3 semaines de repos bien méritées (si, si, c'était largement mérité ;)), nous revoilà pour de nouvelles aventures métalliques.
A peine rentrés dand nos pénates que le Metal nous rattrape ! Où plutôt, il va nous rattraper la semaine prochaine. Dans une semaine, nous headbangerons joyeusement devans... personne ! Mais nous aurons déjà vu God Forbid, Squealer, Girl School, Backyard Babies, Nashville Pussy.
Bref, le Hellfest aura bien démarré. Et vu l'affiche, cela méritait bien une piqure de rappel.
Nous sommes fin prêts. Les amis de la Colère du peuple et de Metal Tribune aussi. Cela va mosher dans chaumières en attendant de mosher devant les grandes scènes. Encore une petite semaine de patience, on espère croiser le plus grand nombre d'entre vous à Clisson !
A bientôt !

Road Music (UFO - The Visitor)

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A la veille de faire nos bagages pour nos vacances estivales (et oui, pour nous l'été c'est en mai), il faut choisir sa musique ! A l'heure où vous lisez ces lignes, nous sommes loin (enfin, j'espère). Pour l'heure, le périple est dans ma tête, des images de grands espaces (j'y suis jamais allé, mais l'Ouest Américain doit être un peu plus grand que la Bourgogne !). Lorsque j'ai des paysages en tête j'ai souvent une zique avec (comme dans les films). A l'écoute de ce nouvel album d'UFO, surtout le morceau d'ouverture d'ailleurs "Saving Me", je me suis dis : "Mais c'est ça qu'il nous faut !". Une guitare en slide façon Rock Sudiste (c'est pas de ma faute si c'est du Rock Sudiste et pas du Rock Ouestiste) est tout à fait le cliché que l'on a de l'Amérique. Pourtant UFO n'est pas un groupe Ricain, mais British. Comme quoi ! Le reste de l'album est dans cette veine, bien que finalement peu Slide. Je n'ai jamais eu envie de zapper, sauf peut être sur les 2 titres plus moumous ("Forsaken" notamment assez passable). Je ne suis pas à la base une fan d'UFO, mais ce disque tombe visiblement dans un moment qui me va bien. L'esprit bien occupé par les derniers coups de speed du boulot (il faut hélas finir des trucs avant de se tirer 3 semaines), dès que l'occasion se présente, il s'évade pourtant vers l'ouest. Les 10 titres de The Visitor sont facteurs d'évasion. D'ailleurs, si j'ai merdé cette semaine c'est à cause d'UFO qui me fait trop m'évader ! "C'est pas moi c'est UFO!". Les guitares de Vinnie Moore et la voix de Phil Mogg m'embarquent, désolé. Je crois que je vais les suivre jusqu'au départ, et même au delà !

M-1 HELLFEST (Clisson - France)

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Les zamis, le running order est tombé !
Le quoi ?
Le Running order.
Le quoi ?
L'ordre de passage des groupes.
Ah, le running order !

Bon, trêve de plaisanterie, à 1 mois des hostilités, enfin des festivités, vous pouvez vous faire votre emploi du temps sur site. Perso va falloir apporter des béquilles ou un tabouret pour se reposer les pattes parce qu'on va enchaîner sévère.
J'ai essayé de vous l'afficher dans ce post, mais ça faisait tout moche, alors allez donc faire un tour par là : http://www.hellfest.fr/web08/images/running-order.pdf

Le vendredi s'annonce dur dur : alternance des concerts sur les 2 grosses scènes non-stop de 11h35 à 2 ou 3h du mat. Une petite virée sous la tente Rock Hard pour Samael et c'est booké.

Le samedi, c'est à peu près pareil, avec sans doute un peu plus de groupe qui me tentent sous les tentes !!! Et le dimanche, ben ça va être rebelotte... Le WE s'annonce chaud les zamis. Je commence la muscu des cuisses et de la nuque dès maintenant !

Hellfest, we're ready !

I don't like Pop (FILTER - Anthems for the Damned)

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J'aime pas la Pop, j'aime pas la Pop, j'aime pas la Pop... Je pourrais vous l'écrire cent fois, que ça ne serait pas une punition ! J'aime pas la Pop, j'aime pas la Pop, j'aime pas la Pop !
Par contre, j'aime bien Filter, le groupe de Richard Patrick, l'ancien guitariste de Nine Inch Nails. Correction : j'aimais bien Filter, époque Title Of Record. Car à l'instant où j'écris ces lignes, je découvre Anthems for the Damned, le dernier méfait du gang. Enfin... Gang... faut le dire vite, car je cherche le côté méchant de tout ça. Un disque de Pop, ni plus, ni moins. J'aime pas la Pop, j'aime pas la Pop, j'aime pas la Pop... Donc j'aime pas le dernier Filter, j'aime pas le dernier Filter, j'aime pas le dernier Filter !
Mais qu'est ce qui a bien pu se passer dans la tête de notre Richard international (car dans la tête de Richard national (celui de l'insu de son plein gré), seul Dieu peut savoir s'il s'y passe quelque chose...) ? 10 ans séparent Title de Anthems. C'est long. Et il est bien normal d'évoluer en 10 ans. Mais de là à passer à un indus bien foutu quoique bien commercial (n'est pas Trent Renznor qui veut), à cette musique mollassone sans aucun contenu.
J'aime pas la Pop, j'aime plus Filter, j'aime pas la Pop. Non, ce topic ne contient pas de message subliminal. Il n'y a rien de plus limpide que ce que j'essaie d'exprimer ici. J'ai été déçu par ce disque. J'ai été déçu par Richard. Lui s'en fous certainement mais pas moi, car je n'aime pas être déçu.
J'aime pas la Pop, J'aime plus Filter, j'aime plus Filter. La prochaine fois je vous parle du nouveau Lamp Of God. J'aime bien le bourrin, j'aime beaucoup le Thrash, j'aime quand ça tabasse, j'aime Lamp Of God !

If it's not in your blood... (CRYSTAL EYES - Chained)

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Certains skeud vous ramènent à vos fondamentaux, un peu comme au rugby. Pour gagner un match, il faut déjà réussir ses passes, puis faire de beaux enchaînements et jouer collectif. Dans le Heavy Metal, c'est un peu pareil. Il faut connaître ses gammes, ses rythmes et ses mélodies pour balancer un bon album. Mais il faut aussi la puissance et la patate pour que ça passe. Lorsque tout cela est réuni, on a un bon match de rugby mais pas forcément un match inoubliable. Ben là c'est pareil : on a un bon album, mais pas forcément l'album de l'année. Finalement, faire de la zique c'est comme faire du sport. Alors, je vois pas pourquoi je culpabiliserai à rester sur mon canap' à jouer de la gratte au lieu de chausser les basket pour aller courir sous la pluie ! Trêve de plaisanterie. Si je ne vais pas courir c'est parce que j'aime pas ça. Et si je joue de la gratte sur mon canapé c'est parce que c'est plus confort que d'être assise par terre ! Crystal Eyes a aussi pris le parti de jouer sur son canap'. Ce Chained me sonne effectivement comme un album solide mais pas foufou. Entre du HammerFall (pour les Oohoh) et du Freedom Call (sans les trompettes), mais plus dans une veine Paragon. Allez, rajoutez une touche Blind Guardian pour la voix par moment. Vous me suivez ? Crystal Eyes, une équipe qui tient sur ses jambes depuis plus de 15 ans. Je n'avais jamais entendu parlé de ce combo, mais je pense qu'en fest, c'est le nom que je retiendrai histoire d'aller passer un bon moment. Le titre de ce post citait la phrase culte inscrite sur les verres de Wacken en 2002 : If It's Not In Your Blood, You Cannot Understand. C'est vraiment la première phrase qui m'est venue. Car je me disais que c'est typiquement le genre d'album qu'un non Heavy Métalleux ne peut pas comprendre. C'est pas très fin, c'est gai. Certains le taxerons de trop viril là ou d'autres le trouveront trop fleur bleue. C'est ça qu'est cool : du Heavy Metal pour les optimistes ! On chausse la veste à patch et les bracelet de cuir histoire de revenir vraiment aux fondamentaux de chez fondamentaux !

Tournée générale de chlorpromazine ! (DEVIN TOWNSEND PROJECT - Ki)

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Il existe une légende qui dit que les zicos les plus talentueux, les plus inventifs, sont les plus barges. Je ne sais pas si c'est vrai, mais certains sont de vrais schizophrènes ! Prenez Peter Tägtgren : faire du Pain et du Hypocrisy, c'est quand même signe d'une certaine schizophrénie. Il l'avoue lui même, donc pas de soucis. Prenez un exemple encore plus flagrant : Devin Townsend. Comment un cerveau peut-il sortir des trucs aussi variés et bizarres. Débuter avec Steve Vai, fonder l'ultra bourrin Strapping Young Lad, faire des albums space sous le nom The Devin Townsend Band et se lancer dans une série de plusieurs albums sous le nom Devin Townsend Project dont voici le premier volet... Il faut être vraiment zarb. Blasé des tournées, Devin s'est décidé à bosser en solo sur ces disques, tel un autiste. Perso, je suis passé de Ziltoid The Omniscient à ce Ki... Je suis toute perdue ! Ziltoid c'était vraiment du n'imp de chez n'imp, mais très rigolo. Là c'est pas n'imp, c'est pas bourrin (est-ce bien le même homme que celui de SYL ?). C'est bien typé Pop Prog, avec des passages barrés quand même. Bien oui, on ne peut pas non plus passer du tout au tout. Le fil rouge entre tout cela, c'est le côté barré, torturé. Il faut vraiment du temps pour s'immerger dans cet univers musical. A chaque album, il faut prendre de nouveaux repères. C'est peut être l'avantage. Même si on n'a pas adhéré à un album, on peut accrocher sur le suivant. Bon, il faut quand même être assez ouvert aux trucs "spé" comme on dit. La facette schizo de Devin sur Ki m'est plus facile d'accès que celle de Ziltoid ou de SYL. Les plages planantes m'emportent, comme le ferait un skeud de Pink Floyd ou d'Anathema (notamment "Terminal"). Ce mec est-il un génie ou un taré ? Qu'importe, l'essentiel est la zique qu'il nous livre à chaque étape de son évolution. A nous de prendre ce qui nous touche et de laisser le reste. Mais dans tous les cas, il ne faut jamais passer à côté d'une de ses sorties au risque de louper une sacrée expérience. Alors chlorpromazine pour qui ?

Leçon d'humilité (MAGICA - Wolves and Witches)

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Peut-être avez-vous déjà lu le post de Sgosh sur Global Metal. Si c'est le cas, peut-être vous a-t-elle convaincus de voir cet excellent documentaire. Et si c'est encore le cas (que de si, que de si...), vous savez maintenant que le Metal est un phénomène mondial. Confidentiel dans certaines région, mais mondial quand même. Et tout les genres musicaux ne peuvent pas en dire autant. Certains Chinois écoutent-ils du Raï ? Certains Brésiliens écoutent-ils de la disco allemande ? On peut tout imaginer dans ce bas monde...
Mais je crois sincérement que le Metal a maintenant un statut de musique mondiale ou quasi mondiale (Le seul contient où Sam Dunn ne met pas les pieds dans Global Metal étant l'Afrique), au même titre que le Rock, le Rap, ou encore le Classique. Du coup, il n'est pas surprenant que l'on trouve des groupes de Metal dans tous les pays européens.
Et j'en viens au véritable sujet de ce topique : le Metal roumain. Ne vous attendez pas à ce que je vous fasse une liste exhaustive ou un historique de notre musique dans ce pays. J'en suis actuellement incapable et j'ai aussi d'autres choses plus passionnantes à faire (comme organiser mes prochaines vacances ou préparer des conneries pour le mariage de mon frérot !).
Pour tout vous dire, je ne connais qu'un groupe de Metal roumain : Magica. Et si je souhaite vous en parler, c'est parce que je l'aime bien ce groupe. A l'époque d'Hard As A Rock, notre fanzine, j'avais eu l'occasion de m'entrenir avec 6 fingers (dans la série "nom de scène à chier", je demande le claviériste de Magica). Je ne suis pas capable de vous dire en détail ce que nous nous étions racontés (enfin, ce qu'il m'avait réconté, moi, je me contentais de poser des questions et d'écouter...), mais un truc m'avait quand même marqué : la ferveur et la passion qui animait ce groupe.
Malgré les difficultés de tous ordres, notamment écononomiques (des instruments de qualité coûtent déjà chers pour nous, petits Français, alors imaginer pour un Roumain, quand le smic est de 104 euros dans ce pays), 6 Fingers était fier de nous présenter son travail. Il reconnaissait que tout n'était pas parfait, notamment dans le son. Mais l'album qu'il nous présentait alors, Lightseeker, était pour lui un accomplissement car il lui permettait de faire partie de la grande famille du Metal. Cette conviction dans le Metal, cette envie d'en faire partie, ce désir de faire rejoindre la communauté des MetalHeadz était et reste encore une sacrée leçon pour le Metalleux chanceux que je suis. Entendre du Metal, découvrir de nouveaux groupes, aller aux concerts sont des choses faciles pour nous. C'était une autre paire de manche en Roumanie en 2004.
Je ne sais pas comment la situation à évoluer dans ce pays depuis. Je souhaite que tout soit plus simple pour Magica maintenant. Mais cette rencontre fait que j'ai toujours suivi la carrière de ce groupe. Je profite donc de ce post pour vous dire que Magica sort un nouvel album Wolves and Witches, qui, s'il ne révolutionnera pas le Heavy Symphonique à chanteuse reste un très bon skeud. Pour ceux qui veulent soutenir des true Metalheadz !

I'm an SMF (TWISTED SISTER - Live the Astoria)

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Wacken 2003 : nous bougonnons dans notre barbe : Iced Earth a annulé sa prestation en tête d'affiche. A la place, ils nous ont collé un vieux groupe de Glam, les chaipasquoi Sister. Le moment venus, nous rapprochons tout de même de la True Metal Stage. Ils ont l'air rigolo, allons jeter un coup d'oeil. Verdict : 5 minutes après la fin du concert, Beatnick est au stand de merch pour acheter un T-Shirt... Pas besoin de détailler notre impression ! C'était de la balle. Sans connaître la moindre chanson, nous hurlions sur le chemin du retour "We're not gonna take it, no we're not gonna take, we're not gonna take it anymore !" ou encore "I am an SMF". Bref, nous en étions ressortis conquis. Cette pile électrique à la perruque blonde, aussi sautillante que le bonhomme, nous avait séduits. Le reste du groupe était à l'époque nettement en retrait. Certes, le bûcheron de bassiste en imposait avec ses gros bras, mais notre regard était scotché sur Dee Snider, l'incroyable frontman. Depuis, nous avons investi dans le remaster de Stay Hungry, mais la magie sur CD n'est pas la même que sur scène. Nous sommes passéa à côté du DVD Live At Wacken, comme des cons. Heureusement Global Music nous propose pour une somme très acceptable (le prix d'un CD) de découvrir le combo en Live devant sa télé et sur sa chaîne avec un pack CD/DVD. Bon, on ne s'attendait pas au pire DVD et on a vu juste. La qualité du son est acceptable sans être énorme. Ca fait Live et c'est déjà pas mal ! Côté vidéo, 5 caméras et une bonne qualité d'image et de montage (très simple) suffisent à faire apprécier le show des Ricains dans l'antre de Londres, l'Astoria. Ce concert a été capté en 2004, lors de la tournée en salle de Twisted. Le DVD permet d'apprécier les speech de Sieur Snider et son humour à 2 balles et les "petits" discours de son compère Jay Jay French alors que le CD reprend l'intégralité des morceaux présents sur le DVD (à savoir 16) mais pas les speech (heureusement !). Pour le reste, l'essentiel est là : la zique, le show light (pas de pyro) et l'ambiance Live. On a passé un bon moment à se mater ce DVD entre Metal typé NWOBHM, Hard Rock classique ou Glam plus léger. Un set très équilibré, plein de tubes ! Je me suis surprise ce matin à chanter au réveil, "I wanna Rock, Rock..." ou encore "I Am, I'm Me..." (ah non, ça c'était pas ce matin, mais cette après midi !). Le virus Twisted se rechoppe à la moindre exposition, c'est dingue. Mais pour le coup j'ai pas vraiment envie de me faire vacciner. D'ailleurs, je vais me réexposé avec le CD dès maintenant. C'est cool de croiser quelqu'un et d'avoir envie de lui hurler "I'm Sick M**F*** !". En tout cas une chose est sûre, ce retour des Twisted a été une réussite scénique. Vivement leur retour sur scène dans le coin. Il paraît qu'on les ratera de peu au Hellfest, peut être l'année prochaine ? On croise les perruques !
Et pour ceux qui velent voir ce que donne les Twisted sur scène, c'est ici !

Non, ce n'est pas une compil à la c** (HARMONY - Chapter II : Aftermath)

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Je ne pense pas que le titre de ce message vous tilte, alors je m'explique : il y a quelques années (je dirais pas loin d'une dizaine) était sorti un compilation intitulée Harmony avec des morceaux très "ambiance" (avec des musiques de films notamment). On avait beaucoup déliré car cette compile était le second volume d'une série et faisait suite au volume 1 intitulé Harmonia. On s'était donc demandé si le 3° volet allait s'appeler Harmon, le 4° Harmo ou Harm et ainsi de suite. Oh je sais, ça ne vole pas très haut, mais on s'amuse comme on peut ! Du coup, dès que j'entends, ou lis, les mots Harmonia, Harmonie (ou Harmony) je me marre intérieurement (car si j'extériorise, il faut que je me justifie et ça devient compliqué !). C'est pas vraiment étonné que j'ai découvert un groupe de Metal s'appelant Harmony. En y réfléchissant bien c'est un nom bien Heavy Metal. Et j'ai vu juste, ces enfants spirituels de Stratovarius sont là où je les attendais. Entre Heavy Speed et Heavy Speed, avec la double qui tabasse, les claviers néo classiques et les riffs galopants, tout y est. La voix est elle aussi classique. Mais qui dit Heavy Speed classique (ou Power Metal Mélodique comme le disent certains !), dit "attention, pour que ce soit bon il faut que ce soit vraiment bien fait". Et ça l'est. Donc pas de rigolade finalement derrière ce nom en ce qui me concerne. Respect aux zicos. C'est bien ficelé, bien interprété, pas tellement innovant. Mais je ne suis pas sûre que ce soit l'objectif. Et à la limite en 2009, il n'y a plus autant de groupes qui officient dans ce style. A croire que cela ait passé de mode, ou que le succès, toujours limité, réservé à ces groupes ne fait pas beaucoup d'envieux (tant sur le plan des groupes que des labels qui acceptent d'investir). A une époque, j'était en overdose, mais finalement se remettre de temps à autre ce type de zique ne me déplaît pas. Alors fonçons... en toute Harmony avec soi même (Pfff faut qu'j'arrête !).

(OoH LA LA - Free At Last)

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Non, ce n'est pas une blague ! C'est qu'il faut se justifier lorsqu'on écoute un groupe avec un nom à la con ! C'est un peu comm mon T-Shirt de Wacken 2002 : "Wouah, t'as fait 2000 km pour aller voir Debris Inc. et Vomitory ?". Voilà ce qu'un copain de promo a trouvé à dire alors qu'il était assis juste derrière moi en septembre 2002... Et ouais, tu peux pas comprendre. Depuis, on a découverte un florilège de nom aussi rigolo que nuls. Et aujourd'hui, me voilà entrain d'écouter Ooh La La.
"Eh, t'écoutes quoi ?"
"Ooh La La"
(surpris) "C'est si nul que ça ?"
"Non, pas du tout, c'est très sympa !"
"Cool, mias c'est qui ?"
(avec un peu plus d'insistance) "Ooh La La"
(un tantinet agacé) "Qu'est ce qui se passe encore ?"
"Mais rien, j'écoute Ooh La La, c'est tout"
(fin vénère) "Tu te fous de ma g** ?"
(blasé de l'inculture de mon interlocuteur) "Et l'album c'est Ooh La La (rien à voir avec Ouh La La des Ludwig Von 88 !)"
(désabusé) "Tu me saoule, j'me casse"
"Mais non je déconne cette fois, l'album c'est Free at Last, par contre le groupe c'est bien Ooh La La !"
(irrité) "Et le guitariste c'est peut être monsieur Ouille ?"
(amusé, car elle est bonne non ?) "Ben peut être !"

Trève de plaisanterie (car sur ce terrain, je peux être un peu lourde !), Ooh La La c'est très sympa. Un esprit très très très 70's. Les influences Led Zeppeliniennes plannent (on frise parfois le plagiat comme sur "Yeah People"), tout comme un petit côté Bluesy extra ("Don't Fight The Feeling"). On y retrouve même du Danko Jones (la ressemblance musicale sur "Get On Yer Knees & Pray" est frappante) et aussi de l'orgue Hammond ! Décidément ces Australiens, en Rock'N'Roll, ils sont trop forts.

"Au fait, Ooh La La c'est le nom d'un album de The Faces. Et si tu ne me crois toujours pas va voir par là : http://www.badreputation.fr/artiste?id=133 !"

Abyss (CARTHAGO)

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ça faisait un moment qu'on ne vous avait pas parler de BD. Voilà un mal réparé avec ce post. Lorsque mon libraire favori m'a présenté Carthago l'année dernière, il était plein d'enthousiasme. Faut dire que mon libraire est un acharné de la vente et quand il a décidé de vendre un truc, il met le paquet. Il m'avait donc présenté Carthago comme la BD de l'année 2008. Pas d'accord avec lui ! la BD de l'année 2008, c'est Voyageur, j'y reviendrai un jour. Reste que Carthago est aussi d'un très bon niveau.
"Début des années 90, dans un énorme complexe de platefromes perdues au milieu du pacifique sud, exploitant du Gaz naturel, une équipe sous-marine découvre un immense complexe de grotte sous-marine. Les 4 hommes ne reviendront pas de l'exploration de la première grotte.La Carthago, énorme multi-nationale qui exploite ce complexe et qui ne pense que pognon (oh les méchants capitalistes...), décide de s'avoir ce qui se cache dans ces grottes. Après multiples essais, elle découvre un écosystème qui n'a pratiquement pas évolué depuis la préhistoire. Plus surprenant, de véritables monstres marins ont survécus, notamment le Megalodon, requins de 25 mètres de long (soit 5 fois plus grand que le Grand Blanc), censé avoir disparu depuis plusieurs millions d'années. Mais la carthago préfère taire cette découverte, préférant l'exploitation du Gaz au classement en site historique par l'Unesco.10 ans se sont passés. Et la Carthago n'a pas pu cacher son secret. Un groupuscule d'extremiste écologique, l'Adome, est bien décidé à montrer ce que cache la multinationale. En Roumanie, un mystérieux magna de la finance, passioné de monstre (il s'était lancé un temps à la recherche du Yeti), souhaite lui aussi capturer un Megalodon.Et les disparitions en Mer se multiplient au 4 coins de la planète..."

Voilà pour le décor. Carthago démarre comme une classique BD d'aventure à la recherche des monstres marins sur fonds de crise écologique. Mais le scénario est suffisament alambiqué pour tenir en haleine. On fait des aller-retour régulier entre les différents théatres des opérations, mais aussi dans le temps, car des preuves de l'existence des monstres marins se retrouvent à travers toutes l'histoire. Tour de force des auteurs, malgré ces aller-retours incessant, on n'est jamais perdu. Et après seulement 2 tomes, les mystères sont nombreux : Qui est ce roumain riche comme crésus ? pourquoi la fille de Kim (biologiste embauché par l'Adome) est-elle passionnée de requin ? Qu'a découvert le capitaine Bertrand (sorte de Cousteau en plus jeune), au fond des mers, ce qui l'a convaincu de ne plus jamais replonger (à priori, il a croisé autre chose que le Megalodon...).Bref une bonne BD d'aventure comme je les aime ! Bonne lecture !

En mai, fait ce qu'il te plaît ! (HERBE EN ZIK-Besançon)

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En ce 1° mai, beau et presque chaud, plutôt que de faire la fête du travail, on préfère faire la fête de la musique avant l'heure ! C'est donc sur le campus de la Bouloie à Besançon que nous nous rendons en compagnie de quelques amis... Plus de 4000 ! Pour la 8° fois, le campus est le siège de 3 jours de fiesta musicale. Cela fait quelques années que nous n'avons pas franchi les portes de ce petit fest bien sympatoche. Nous avions assistés aux 3 premières éditions et il faut avouer que ce festival a fait du chemin depuis ! L'organisation n'est plus du tout la même et il faut avouer qu'on a maintenant à faire à des quasi pros. Tout y est et même le respect des horaires, c'est pour dire ! C'est donc à 19h que commencent les hostilités du 2° jour. Ben oui, l'HEZ (c'est le nom pour les chébrans), a commencé hier soir avec pleins de groupes qu'on ne connaît pas et qui, il faut l'avouer, ne sont pas dans nos styles de prédilections. A priori, 4200 entrées payantes ont été comptées. Ce chiffre semble être dépassé ce soir. Bref, revenons à nos moutons et au premier concert de la soirée : Jack & The Bearded Fishermen. Les vainqueurs du tremplin local nous assènent un Rock teinté de Stoner d'excellente qualité. Le son est très bon (quoiqu'un peu fort quand on est devant la table de mix) et la scène est bien occupée par 5 zicos. Un très bonne découverte en ce qui nous concerne. L'ambiance est plutôt bonne, bien qu'un peu réservée. Un combo à suivre de très près. Le temps de faire un rapide tour du site et nous voici de retour devant l'Arena (c'est la petite scène, la grande sera envahie un peu plus tard). Et oui, les frenchies de Black Bomb A sont venus pour en découdre avec le public bisontin. ça tombe bien, car le public est aussi venu pour s'en prendre plein la gueule ! Pas le temps de brancher les amplis que le feu s'empare de la tente. La puissance de BBA sur scène n'est plus à prouver et le retour de leur second chanteur d'origine ne fait que renforcer la cohésion du groupe. Une grosse mandale de Metal Hardcore ! La tente pogotte, quelques slams se lancent et surtout l'Herbe En Zik connaît l'un des plus beau Circle Pit et le plus beau Braveheart de sa vie ! Nous, on fait les lâcheurs et on s'écarte. La poussière se mêle à la fumée (no comment) rendant la scène presque difficilement visible. Un excellent concert plein d'énergie comme on les aime. Nous allons avoir le temps de nous remettre puisque Cocoon va investir la Grande Scène avec sa Pop très... Pop ! Pour nous, c'est le temps de nous restaurer, de se boire quelques bières, servies avec amour par de très gentils bénévoles ! Nous avons aussi le temps de terminer notre tour de site : 4 stands de fringues (dont 3 fois le même !), des stands de bouffes, d'associations, de don du sang (!). Il y a même un chapiteau VIP... Décidément l'HEZ a tout d'un grand ! Il est 21h30 lorsque The Elderberries montent sous la tente (et non pas monte leur tente !). Le programme annonçait un mélange de AC/DC et de Led Zeppelin... N'allons pas si loin les amis. Ce n'est que du Rock oscillant antre Pop, Punk et Rock. Certains titres sont carrément proche d'un Franz Ferninand alors que d'autres sont plus dans une veine Punk Rock. Ok, il y a quelques riffs bien Hard Rock, mais cela ne dure rarement plus d'un couplet. Bonne note pour le chanteur, pas pour sa moustache bien kitch, mais pour sa voix. En tout cas, on passe un très bon moment. Buena Vista Social Club est la tête d'affiche du jour. Étrange vu le styles autres groupes, bon Ok il y avait Cocoon ! Bref, pas mal de monde est là pour ces légendes de la musique Cubaine. Perso cet genre de musique ne me dérange pas du tout, mais en fest, ce n'est pas vraiment ça. Enfin, cela nous permet de taper la tchatche avec nos "pautes". L'Arena se rempli à nouveau pour la montée des Uncommonmenfrommars. Les gaillards du haut de leurs 10 ans de carrière honorent toujours ce Punk Rock qui sonne un peu daté aujourd'hui (c'était le style typique des 90's), mais qui a le mérite d'être efficace. Le seul bémol est la critique négative du Pontarlier Anis... Faut pas déconner avec ça mon gars, c'est sacré ici ! Soyons quand même francs : si nous sommes venus sur Besac aujourd'hui c'est pour le groupe qui suit : Samael. Ben oui, on aime bien l'HEZ, on aime bien le Rock, mais on préfère quand même le Metal ! Ce qui ne semble pas être le cas de tout le monde à 0h50 lorsque les Suisses montent sur scène. Il faut dire que nos accolytes du public ne sont pas tous forcément là pour faire des découvertes musicales, surtout celle qui va venir. Entre Black et teintes indus, la musique de Samael n'est pas toujours facile d'accès. Pourtant, c'est trop énorme ! Nous prenons un pied d'enfer, et nous ne sommes pas les seuls. Les premiers rangs sont tout de même fournis de chevelus. Le show lumière est excellent et renforce le côté hypnotique du groupe. Vorph est toujours aussi charismatique alors que le reste du groupe assure le mouvement derrière. Les musiciens semblent heureux d'être là et délient une playlist laissant la part belle aux anciens albums. Seuls 2 extraits du dernier (ultra speed et bourrin) album nous seront délivrés. Perso, ça me va ! Un petit regret : Reign Of Light n'est pas beaucoup représenté ce soir. Qu'importe, on a tous headbangué comme des débiles et on aime ça. Merci Baron et Withacs. Il est 2h, nous avons encore de la route, alors nous quittons le site déjà bien vidé au moment où The Irradiates commencent leur show sous la tente.

Au final, on a passé une super soirée, bien organisée, fait de belles découvertes (Jack et ses potes les pêcheurs notamment), passé un agréablement sur un site nickel et vu un super concert (Samael). En espérant revenir l'année prochaine si l'affiche le permet !

Pour plus de photos (et en meilleure qualité !) aller voir par ici