Hell Yeah !

Un paillasson, on passe dessus tous les jours, sans trop s'en aperçevoir. Pourtant, c'est la première image d'un appart, ou d'une maison. Metallic Doormat, c'est un peu le portail de nos vies de Metalheadz. Une vie dédiée à la passion des musiques à grosses guitares (ou pas !). Welcome Home... et essuyez-vous les docs avant d'entrer !

Retrouvez-nous sur My Space : www.myspace.com/metallicdoormat

Rock'n'Roll au Hellfest (HELLFEST Clisson)

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Cette édition 2009 a été très varié au niveau des styles représentés. Nous vous proposons donc de passer en revue les groupes non pas par ordre chronologique, mais plutôt par style. Et pour commencer, quoi de mieux que le Rock’n’Roll ? Ce n’est pas notre ami Brice qui me contredira. Et question Rock’n’Roll, nous avons été bien gâté cette année, surtout le vendredi.
Chronologiquement, le premier groupe pour nous a avoir laché les watts sur le Hellfest a été Grilschool. Oui, je sais certains diront que ce n’est pas vraiment du Rock’n’Roll, mais plutôt du Hard Rock. Oui, bon ça va, on va pas chipoter. Bref, nous avons attaqué le fest avec les derniers morceaux de Girlschool sur la Main Stage 1. Il n’y avait pas encore foule, et l’ambiance semblait réservé, mais comme d’hab, les filles ont envoyé la purée et ne se sont pas posées beaucoup de question !
Le second groupe de cette série Rock’n’Roll est Backyard Babies. Les Suédois nous avait balancés une sacrée claque en première partie de Danko Jones en début d’année, aussi, nous étions impatients de les retrouver. Pour le coup, nous avons été un peu déçus de la faible affluence devant la Main Stage 1. Mais cela n’a pas découragé un Dregen fin déchaîné de jouer sur la même scène que Mötley Crüe ! Le diable s’est démené et a assuré le show, tandis que le batteur souffrait visiblement de l’épaule. Enfin, cela ne l’a pas empêché de taper comme un dément sur son kit pendant les morceaux et de se masser l’épaule à la moindre occasion ! Côté playlist, pas de grosse différence avec la tournée en salle, ce qui a rendu le concert tout aussi efficace. Les absents ont toujours tort, et plutôt que de faire la queue pour les jetons dès son arrivée sur le site, un petit tour devant Backyard aurait été plus rentable !
A peine le temps de se remettre que la même scène se retrouve envahie par les Ricains de Nashville Pussy. Eux aussi nous avaient laminés en début d’année et nous étions tout aussi ravis de les retrouver ici. Autant le public était clairsemé pour Backyard, autant là, il y avait foule. Nashville cartonne plutôt pas mal en France et cela se confirme en fest. Par contre, si la playlist était tout aussi efficace qu’en salle, le son a été nettement moins à la fête. C’est bien simple, sur certains titres, nous n’entendions pas du tout Ruyter. Et ne pas entendre la SG de la belle c’est comme boire une bière sans houblon. Des problèmes de basse aussi sont venus pourrir un peu plus le show. Heureusement, Blaine, quasi sobre, veillait au grain et a assuré comme il le fallait. Au final, j’en suis ressortie mitigée. Ajoutez à cela un groupe bien plus sage sur scène qu’il ne l’a été (pas d’escalade de structure, adieu définitif au strip tease…) et vous voyez dans quel état je suis : toujours aussi fan, mais je suis restée sur ma faim.
Les Backyard nous les avaient annoncés, et les voilà juste derrière Nashville sur la Main Stage 1 : Buckcherry. Autant être franche : j’ai adoré la musique, mais j’ai détesté le jeu de scène du chanteur. J’ai adoré sa voix et ses tattoos, mais j’ai détesté son jeu de scène. Au fait, je vous ai dis que je n’avais pas aimé le jeu de scène du chanteur ? Vraiment, la zique se passe des sautillements et autres gesticulations du frontman au jean taille ultra basse. Ce fût une découverte pour moi qui m’a donné envie d’achter les skeuds, mais pas de courir les voir sur scène !
Dans cette série, il y a aussi eu Koritni. Encore un groupe que nous attendions ! Un petit changement de programmation les a placés le samedi à 14h25 à la place de Black Stone Cherry, déplacé donc le dimanche à 11h. Le groupe a d’ailleurs profité des 3 jours en les passant sur le site ! Koritni trouve nettement ses marques et son jeu de scène. La prestation du Hellfest dépasse largement et en qualité la dernière que njous ayons vue : celle du Raismes Fest de 2007. Lex en fait un peu moins, les musiciens derrière ont chacun trouvé leur place (qui est d’ailleurs assez importante pour notre ami Eddy, le français de la troupe. Les morceaux du dernier album rendent super bien sur scène et l’énergie était là, donc que demander de plus ? Côté public, il n’y avait pas foule devant le concert, mais les gens présents assuraient une bonne ambiance. On a même vu une des rares paires de seins du fest !
Il a fallu donc attendre le dimanche pour retrouver notre style préféré avec Black Stone Cherry à… 11h du mat. Je peux vous dire que nous avons fait des efforts énormes pour être quasi à l’heure devant la Main Stage 2. Mais nous n’avons aps regretté une seule seconde. Ce concert, du coup un peu intimiste, a été énorme. Bien plus Heavy que sur album, BSC assure vraiment sur scène. Il y a tout : l’énergie terrible, le son, la zique, l’attitude, la voix, la bonne humeur… Bref, un grand groupe ! Vraiment dommage que ce concert ait eu lieu si tôt dans la journée car BSC aurait pu convertir beaucoup plus de monde à sa cause, et il le mérite. En tout cas, moi je dis que les tueries appartiennent plus à ceux qui se lèvent tôt qu’à ceux qui se lèvent tard ! (cf. chronique à venir du concert de Grand Magus vendredi 12h10).
Mais finalement, on avait bien fait de se lever tôt, car après Black Stone Cherry, nous avons eu droit à Volbeat. Et pour passer un super moment, on a passé un super moment ! Je sais que certains n’accrochent pas trop à la voix, mais ce mélange de Jems Hetfield et de chanteur plus Roackabilly me plaît. Le tout sur une musique Rock’n’Roll hyper heavy, et je suis sous le charme. Le genre typique de show qu’il est tout aussi agréable à écouter qu’à regarder avec une bière à la main en tapant du pied sur le sol poussiéreux. On se croirait presque dans le désert de l’Arizona ! Un concert qui m’a fait oublié l’annulation du groupe l’année dernière au Graspop, et qui m’a donné envie de revoir le groupe au plus vite sur scène (une petite date est prévue d’ailleurs le 22 novembre à Mulhouse).
La suite au prochain post !

Ci-joint un petit diaporama (en musique) des groupes cités plus haut. Pour info, vous trouverez Backyard Babies (sur "Let It Roll") à 0.5min , Nashville Pussy (sur "High as Hell") à 0.37, Buckcherry (toujours sur "High As Hell", car on n'a pas de Buckcherry à la maison !) à 1.10, Koritni (sur "V8 Fantasy") à 1.37, Black Stone Cherry (sur "Blind Man") à 2.53 et Volbeat (sur "River Queen") à 4.18.


La vie est parfois mouvementée (HARDCORE SUPERSTAR Beg For It)

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Depuis samedi, les grands événements d’une vie nous entourent : le mariage (2 en 2 WE, belle perf !), une naissance et un décès. Aujourd’hui, j’ai souhaité la bienvenue à une petit bout de 2 kg 800 et demain je dirai adieu à un pote (RIP Pierre). La vie, c’est tout cela à la fois. Des moments joyeux, heureusement plus nombreux que les sales coup qui vous mettent sur les genoux. Touver une bande son pour un événement heureux n’est pas bien difficile, car dans ces moments là, tout passe, ou presque. Par contre, dans les coups durs, on a envie de se remonter le moral, mais à la fois, on a pas vraiment la tête à faire la fête. Lorsqu’autant d’événements vous assaillent, le reste vous semble bien fade et futile. Les gens vous semblent futiles. La zique, elle, ne prend pas tout à fait cette saveur, enfin pour moi. Ce soir, j’ai les boules, pourtant un skeud comme Beg For It, avec toute sa fraîcheur et sa patate, me fait du bien. Une sorte de : « la vie continue », certes plus facile à dire qu’à appliquer. On a parfois envie que le temps s’arrête ou qu’il fasse un petit retour en arrière. Mais n’a t’on pas simplement besoin de se poser, pour faire le point, faire le vide, ou faire le plein, au choix ? on se laisse tous entraîner dans la spirale du quotidien qui tourne de plus en plus vite si on y prend pas gare. C’est alors qu’un événement surgit pour stopper, un court instant, cette spirale. Elle rassure parfois cette spirale, mais elle nous fait oublier l’essentiel. De mon côté, j’aime me poser, même un court instant, en écoutant un bon skeud. Beg for It m’accompagne depuis quelques temps déjà. J’ai refait le monde sur ces titres mélodiques, pêchus et efficaces. En voiture, dans mon salon. Et ce soir, je me dis que ce Rock’n’Roll me convient en toute circonstance. Qu’il pourrait bien être la bande son d’une vie, avec ses moments forts qu’on n’oublie pas et ses spirales infernales qui font passer le temps. Je n’irai pas jusqu’à dire que cet album me remonte le moral au top, mais je peux dire qu’il me file un petit coup de pouce. C’est déjà pas si mal ! Trouver musique à son moral n’est pas toujours facile, encore plus avec un album qu’on ne connaît pas d’emblée ! Mais là, bingo, Hardcore Superstar a frappé au bon moment à ma porte. Je ne doute pas une seconde qu’il vous comble autant… si vous aimez le Rock’n’Roll bien entendu !

A la votre !!! (KORPIKLAANI - Karkelo)

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Si vous traînez un jour dans un festival de Metal (c'est tout le mal que je vous souhaite !), vous serez peut-être surpris par le peu de fumeur de shit que vous croiserez.
J'ai déjà eu quelques occasions de me balader dans des Fest non Metal, notamment aux Eurockéennes de Belfort. Là-bas, les amateurs d'herbes qui font rire sont légions. On les croise en permanence. Du coup, les "bien-pesants" en conclue souvent trop vite que si on voit autant de fumeur de oinje dans les festivals dit Soft, les festivals métalliques doivent de véritable orgie où les héroïnomanes croisent en permanence les cocaïnomanes.
Je vais donc ici vous faire une révélation : les amateurs de substances illicites de tous poils, dans un fest comme le Wacken, se comptent presque sur les doigts de la main. Je ne vais pas faire ma sainte nitouche en vous disant que les amateurs de speed et autres sniffs sont complètement absents, mais ils sont finalement peu nombreux et dans tous les cas, très discrets.
Le Metalheadz n'est donc pas, pour ce que j'en connais, un grand amateur de drogues. Son pêché mignon est ailleurs : le truc qui fait généralement planer le Metalheadz, c'est l'alcool et il ne s'en cache pas (il y a bien sûr des exceptions). Si cet amour de l'alcool s'observe facilement dans les faits (on ne compte plus les viandes soûles en fest…), on peut aussi le voir sous un autre angle que la simple beuverie. Car l'alcool, pour un Metalheadz n'est pas synonyme que de grosse biture. L'alcool, c'est aussi le partage, la fête avec les copains, les bons moments de la vie. C'est aussi un moyen d'accéder plus facilement à un état second qui rend le Metal encore plus puissant.
Rien de tel qu'un Headbanguing en étant légèrement enivré. On atteint alors un état second tout simplement jouissif, voire un état de transe. Cet état peut être obtenu sans aucune substance. Mais avec un petit coup dans le nez, le Nirvana est atteint plus facilement. C'est aussi pour cela que certains groupes fêtent et chantent l'alcool. Korpiklaani en est certainement le plus bel exemple (Même si Tankard n'est pas loin derrière…). Après avoir écrit une chanson qui s'appelait "Beer, Beer, Beer", les voilà qu'ils nous reviennent avec un nouvel album qui ouvre avec un "Vodka" tonitruant.
Si les paroles de ce groupe sont souvent une ode aux boissons alcoolisées, que dire de leur musique ? Le Folk Metal de ce groupe est uniquement une invitation à faire la fête en s'embrumant la tête ! Si certains sont incapables de passer une soirée Techno sans ecstasy, je pourrais difficilement imaginer un concert de Korpiklaani sans boire au moins une mousse. Karkelo, le petit dernier, avec violon et accordéon, est déjà en soit un bon antidépresseur. Ajouter une petite larmichette d'une bonne bière belge et d'un bon vin rouge, le tout associé à un petit Whisky bien fumé en digestif, et vous voilà au paradis !
Promis, lors de leur venue cet automne (voir agenda), je bois un coup à votre santé !

Rencontre avec MACHINE HEAD (Hellfest 2009)

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Il y a 6 ans, nous faisions notre première interview de Machine Head pour notre fanzine Hard as a Rock. C'était avec Phil Demmel, qui venait alors de rejoindre le groupe de la Bay Area. En nous acceuillant, Phil nous annonçait qu'il s'agissait de sa première interview pour Machine Head, et de notre côté, Butor était avec moi et faisait sa première interview pour Hard as a Rock (sa toute première intervoew tout court !).

6 ans sont passés, Hard As A Rock est mort, Machine Head et Phil sont toujours là, et finalement nous aussi, avec Metallic Doormat ! Les cheveux de chacun d'entre nous ont bien poussé, les tattoos ont fleuris mais en fait tout le monde reste fidèle à lui même.

L'occasion de se rencontrer à nouveau sur ce Hellfest était trop belle pour la laisser passer. Nous avons caser un petit entretien avant le concert explosif que le groupe a donné en ce 20 juin à Clisson.

Nous retrouvons un Phil Demmel en forme et très sympatique, comme nous l'avions laissé quelques années auparavant.

Ci joint quelques extraits de notre rencontre avec le guitariste. Vous pourrez retrouver notamment :

A partir de 1'27 les sensations de Phil concernant la tounrée avec Metallica et les boeufs avec Jems Hetfiled.

A partir de 4'28, nous discutons un peu matos et particulièrement sur sa guitare signature Jackson.

Vers 6'05 nous parlons un peu de son impact dans Machine Head et du futur album

Pour finir vers 7'18 nous parlons un peu du Hellfest et des groupes qu'il venait de voir et des fest en général

Enjoy.

HELLFEST le site suite !

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Suite à de gros bug informatiques et autres problèmes de compatibilités, je n'avais pas pu insérer de films dans mon diaporama sur mon précédent post sur le Hellfest. J'ai trouvé depuis une solution, certes un peu moins jolie, mais c'est toujours mieux que rien. D'ailleurs, grâce à cette solution miracle, je vais enfin pouvoir m'atteler à monter les 2 interviews que nous avons faites sur place (Machine Head et Black Stone Cherry). En attendant, voici une petite ballade filmée du site. Enjoy !

Sanction-X versus Shortino Round 2 : SHORTINO Chasing My Dream

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Comme vous l'avez déjà lu, je suis partie sur un petit combat entre Sanction-X et Shortino. Lors du dernier round, Sanction-X avait marqué 12 points de part son efficacité à m'avoir remonté le moral en cette phase critique post-fest. Pourquoi 12 points ? Parce que :" Twelve points go to Finland" bien entendu. (ps: non, la victoire de Lordi ne m'a pas traumatisée !) Voyons ce qu'il en est de Shortino.
Si effectivement, on se place en post-fest immédiat, je me termine avec ce skeud. Par contre, si on se situe en phase secondaire post-fest, on peut passer un bon moment avec ce Chasing My Dream, plus émotionnel que The Last Day. On se situe plus en terrain Hard FM avec des lignes vocales moins pêchues et surtout, une voix plus lisse. Pourtant certains titres s'aventurent dans un univers quelque peu différent. Il ne faut pas se laisser avoir par le premier titre "Remember You" très fion-fion comme dirait notre ami Butor. Hormis 2 ballades bof bof, on trouve de très bons titres : "Nocturnal" possède presque des faux airs de The Cult et surtout un bon refrain alors que "Side FX" sonne plus moderne avec son riff bien Heavy. Ce morceau est d'ailleurs l'un des meilleurs de cet album. Le riff de "Great Dreamer" est tout aussi bon. J'accroche aussi pas mal sur ce titre sûrement parce qu'il m'a fait penser à du Jorn ! Mais pour en revenir à notre match Sanction-X vs Shortino, je vais être obligé de déclarer Sanction-X vainqueur. Mais n'allez pas croire que Shortino mérite les tomates, ou le groudron et les plumes en fonction de vos coutumes, loin de là. Juste que quelques titres fion-fion en moins auraient probablement conduit à un 3° round. Shortino 8 points. And the winner is : Sanction-X !

Les têtes d'affiches, elles assurent… pas ! (HELLFEST Clisson)

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Maintenant que vous savez que nous sommes bien rentrés du Hellfest, maintenant que vous avez fait connaissance du site du Hellfest grâce à Sgosh, il serait peut-être temps que l'on vous parle de concerts.
Car l'activité principale d'un festivalier, même s'il passe son temps à manger des sandwichs dégueulasses, acheter du marchandising et boire des bières, est quand même d'aller voir des concerts pour ce mettre de la musique plein les esgourdes. C'est bien sûr ce que nous avons fait au Hellfest. Et nous avons vu tellement de concerts, que cela serait plus que chiant de tout raconter en un seul post. Nous avons donc décider de découper tout ça en plusieurs topics, histoire de tout vous raconter en détail ce que nous avons vécu et ressenti.
Au jourd'hui, je vais uniquement vous parler de 3 groupes : Mötley Crüe, Marylin Manson, et Manowar. Points communs entre eux, raison pour laquelle je les aborde ensemble dans ce post : leur nom commence par un M, ce sont les 3 têtes d'affiches du festival et ces 3 concerts ne nous ont pas enthousiasmés.
Vous avez bien lu. Je vais vous parler aujourd'hui de 3 concerts n'ont pas été, et de loin, les moments forts du Hellfest. La faute en revient aux groupe eux-mêmes. Ces groupes sont énormes. Chacun dans leur style, ce sont des légendes. Le problème est que ces musiciens le savent, d'où un gros risque de dérapage vers un jemelapêtisme caractérisé. Et ce fut exactement ce qui se passa.

Pour Mötley Crüe et Manowar, le jemelaramènegravisme se manifeste par les symptômes suivants : après une chanson menée tambour battant avec un superbe light show, tout s'arrête. Et que c'est parti pour passages non musicaux plus longs les uns que les autres : discours à rallonge, final de morceau qui durent deux fois plus longtemps que la chansons elles-mêmes, solos techniques démonstratifs, sans feeling, etc. À ce petit jeu là, la palme revient à Mötley qui prend un temps dingue entre chaque titre, pour nous proposer un show d'à peine 1h15 ! ça sentirait pas un peu le foutagedegueulisme tout ça ? Pour le premier concert du groupe en France depuis plus de 20 ans, les fans (dont nous ne faisons pas partis) ont eu de quoi être déçus. Nous, nous avons eu "Shout At The Devil", nous étions donc contents. Pour le reste, complètement explosés après un voyage aller difficile et une journée de festival bien remplie, nous avons mis les voiles avant la fin du show.
Le dernier jour, Manowar nous a fourni le même genre de spectacle interminable. Mais cela passe un peu mieux avec les Warriors. Car nous ne nous attendions pas à autre choses avec la bande à Joey DiMaio qui aime tant se mettre en spectacle de manière toujours aussi kitch. La palme revenant à la montée sur scène de Ben et Olivier, 2 organisateurs du Hellfest que le groupe à voulu remercier. C'est à priori tout à son honneur. Sauf que se faire remettre le trophée des "Grosses Couilles" par Manowar (avec le trophée qui va avec s'il vous plaît…), c'est vraiment trop ridicule pour nous. Se faire bouffer 10 minutes de musique pour cela… Sans commentaires.

Autre moment à rallonge, mais beaucoup plus sympa celui-là, quand Joey invite un fan à venir jouer un morceau sur scène avec le groupe. Un bougre a eu le courage de le faire. On ne saura jamais si c'était un coup monté ou pas, mais si cela a été sincère de bout en bout, alors chapeau bas Messieurs. Reste la musique, Heavy Metal trop plein de clichés pour être efficaces. Certains diront : "Mais c'est Manowar !". Mais il n'y a rien à faire, la musique du groupe m'emmerde. Et je ne fus pas le seul à le penser ce soir, car le site se vidant petit à petit, au fur et à mesure du concert. Heureusement que le feu d'artifice final fut joli…
Le cas de Manson est un peu différent. Le Révérend se la pète tout autant que les autres têtes d'affiches. Mais au moins il enchaîne. 1h10 de musique au compteur, c'est vraiment une honte pour le soit disant moment fort de la soirée, mais au moins, ce fut une 1h10 pleine, avec toute la côté grandiloquent de Manson. Mise en scène, accessoires, beau jeu de light, tout y était, avec comme thème récurrent à toute cette mascarade, le cinéma (décadent forcément). Le public est ce soir présent, mais finalement assez passif. La faute certainement à une playlist assez lourdingue au début, qui ne prend réellement son essor qu'au bout de 2 ou 3 morceaux, sans non plus jamais atteindre des sommets d'énergie. Même "Sweet Dreams" m'a paru un peu molle. Ce concert fut certainement le meilleur de ces 3 gros shows, mais ce ne fut pas non plus l'apothéose.

Vous l'aurez comprit, les 3 têtes d'affiche nous ont pas mal déçus. Peut-être que les programmer si tard n'était pas une bonne idée (dure d'être à fond à 1h du mat' quand on a déjà plus de 12h de concerts dans les pattes). Mais notre impression mitigée n'est pas uniquement due à l'organisation du Hellfest. Pour moi, ces 3 groupes n'ont tout simplement pas été à la hauteur. Heureusement, il y a eu pleins d'autres concerts à ce Hellfest, et certains furent vraiment énormes. On vous racontera tout ça une prochaine fois…

Sanction-X versus Shortino Round 1 : SANCTION-X The Last Day

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De retour de Fest, on a toujours le cafard des concerts, de l'ambiance, de la sensation de totale liberté que nous avions... Bref, le retour sur Terre n'est pas toujours facile. Je me passe souvent en rentrant des albums de groupes que j'ai vus. Cela a encore été le cas cette année en revenant du Hellfest. Pourtant, il faut bien passer à autre chose ! Le boulot aidant, on retombe vite dans le train train de la vie, mais question zique ce n'est pas toujours aussi rapide. Sanction-X et Shortino ont été mes skeuds de retour sur Terre. J'ai choisi Sanction-X pour commencer même si j'ai pas mal écouter les 2 skeuds en parallèle. Peut être est-ce aussi par préférence ? Sans doute. Car j'ai tenté ce week-end d'écrire quelques lignes sur Shortino et l'inspiration n'est pas venue. Du coup, Sanction-X est revenu dans mon autoradios (j'écoute beaucoup la zique dans ma voiture, comme sûrement beaucoup d'entre nous). Et ce retour m'a vraiment convaincu que certes, j'avais le cafard du Hellfest, mais que quand on est amateur de zique, on a la chance de pouvoir vivre notre passion n'importe quand et n'importe où. Du coup, même toute seule dans ma wacken-mobile, je peux headbanguer (pas trop quand même, faut être prudent), chanter, faire de la air-guitare (ah ça non, on peut pas vraiment, sauf aux feux rouges !). Et finalement, The Last Day m'a refilé la pêche. Plus que le dernier Shortino. Voilà pourquoi j'ai choisi de vous parler de ce skeud en premier. Sans doute la voix y est pour beaucoup : un petit côté rocailleux très léger (un peu comme la chanteur de Nightmare). Musicalement c'est du Heavy teinté de FM mais pas beaucoup. Il est même franchement Heavy Metal en fait. Je ne sais pas pourquoi je mets FM. D'ailleurs le morceau "Alone Again" m'a franchement fait penser à du Axxis, surtout pour la transition couplet/refrain. Les morceaux sont tous vraiment sympa et file bien la patate. C'est classique tout en sortant des clichés du genre. Bref, ce disque est tombé à pic pour me remettre dans le droit chemin. Pour info, car je me renseigne quand je connais pas un groupe !, Sanction-x est un "groupe de groupe". J'entends pas là que ses membres sont tous issus d'autres combos allemand plus ou moins connus. Ceci explique sûrement la maturité des compos et les mélodies imparables qui émaillent ce disque. On y retrouve l'efficacité de certains album de FM, de Prog ou de Heavy. Le meilleur des 3 mondes en quelque sorte ! Comment voulez-vous que je déprime avec tout ça ? Sanction-X : 12 points ! La suite au prochain round.

Trop de mots tue les mots ! (Rencontre THE 69 EYES)

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The 69 Eyes est un groupe finlandais. Ceux qui ont déjà rencontrer des finlandais doivent savoir où je veux en venir. Certains d’entre eux ne sont pas ce que l’ont peut appeler des « langues pendues ». D’autres le sont peut être mais pas par écrit. Jyrki est en pleine tournée avec ses potes de The 69 Eyes et a pris 5 minutes pour répondre à nos questions. Quand je dis 5 minutes, c’est peut être même exagéré vu la longueur de ses réponses. Moi qui pensait qu’étant en tournée, mes questions écrites le soûleraient moins qu’un coup de fil… Ben j’ai tout faux ! Je vais quand même vous raconter ce que le chanteur du combo a bien voulu me dire.

Back In Blood est le 9° album du groupe (et oui, déjà) qui sortira fin août (et non pas fin juin comme j'avais cru au départ, ce qui m'a valu un petit moment de solitude !). Ce dernier va, d’après son chanteur, « ouvrir une nouvelle ère pour The 69 Eyes ». Mais pour les détails, on repassera ! Cette nouvelle étape était l’occasion de faire le point sur les objectifs du groupe après tant d’années. The 69 Eyes a été créée pour « concrétiser le rêve Rock’n’Roll de chacun de ses membres. Et cela est vraiment arrivé au fil de ces années. » Mais ce n’est pas fini. The 69 Eyes continue son chemin et espère bien conquérir de nouveaux fans. « Je suis sûr qu’il y a quelque part des gens qui ont une place pour nous dans leurs cœurs bien qu’ils n’aient encore jamais entendus parlé de nous. Voilà ma motivation : promouvoir The 69 Eyes ».

Pour revenir à Back In Blood, comme annoncé, cet album est dédié : « aux vampires et au royaume des morts vivants. Sex, Blood & rock’n’roll ». A la question du goût de mon interlocuteur pour le sang, ce dernier précise que pour lui, « le sang est le symbole de la vie, comme l’ankh (croix de vie). Tant que ton sang circule, tu es en vie. » En cela Jyrki souhaite que « cet album nous fasse circuler le sang et nous fasse sentir plus vivants que jamais !». Ok, sang symbole de vie. Du Rock’n’Blood quoi ! Question film d’horreur, Jyrki ne nous citera (actualité oblige ?) pas vraiment un film, mais le clip de Mickael Jackson Thriller.

Comme je vous l’ai dis un peu plus tôt, le groupe était sur les routes au moment de cet échange de mail. Le groupe a joué au Download Festival (Angleterre) en juin et a fait 3 dates en Australie. Visiblement, le Download s’est bien passé puisque pour Jyrki « c’est le festival le plus cool sur lequel nous avons joué. Ça a tué ! ». Concernant l’Australie, c‘était une première pour le groupe et ce dernier était bien content de pouvoir enfin rencontrer ses fans australiens. Dans l’immédiat, « une date à Londres est prévue fin juillet et la tournée sera annoncée après la sortie de l’album ».
Côté playlist, « les nouvelles chansons ont été bien accueillies par les fans » lors des premières dates. J’en ai profité pour lui demandé si ce n’était pas de plus en plus dur de construire une playlist. Je n’aurai pas vraiment de réponse, juste l’impression qu’il y aura toujours un fan pour venir leur dire à la fin du concert ou sur myspace qu’ils auraient du jouer tel ou tel titre. Et à quoi devrons-nous nous attendre sur la tournée ? « Vampire rock’n’roll to the max! ». No comment !

Si vous vous demandiez qui est le héros de Jyrki, vous auriez eu du mal à le deviner : « sa mère » !

Et sans transition, une petite question polémique d’actualité en France concernant la proposition de loi anti-téléchargement. « Cela semble pas mal » pour Jyrki. Et il « n’espère pas » que le business de la musique s’oriente vers le tout internet à l’instar de ce que fait actuellement Trent Reznor.

Pour finir, la classique « poses-toi une question toi même et réponds-y » :
- What the fuck?
- You tell me!

Je n’aurais pas dit mieux !

HELLFEST Part 2 : on vous fait visiter ?

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Le succès d’un fest pourrait se résumer en 4 choses : le site, l’organisation générale du fest, l’ambiance dans le public et, bien entendu, les concerts. Cette édition 2009 du Hellfest remporte un 4/4 (l’édition 2007 sur les même critères aurait eu un 1/3 : pour les concerts). Nous nous proposons de passer en revue ces 4 éléments histoire de vous donner un aperçu complet de ce Hellfest 2009.

Prélude : Clisson, Metal Land ?
Pour nous rendre sur le site, nous traversons tout Clisson dans une ambiance Metalleuse toute calme. Des T-Shirts noirs ici ou là, mais pas de bordel à l’horizon. Rien que quelques Metalleux sur des terrasses, de longues files de T-Shirt noirs sur les trottoirs, et la grande surface locale envahit de chevelus venant s’approvisionner.

1/ Le site
Un petit air de Wacken plane sur ce Hellfest New Style 2008 copié/collé pour cette édition 2009. En effet, il y a 2 grosses scènes, placées côte à côte histoire de pouvoir enchaîner sans temps mort. Rajoutez à cela une petite touche Graspop avec 2 grandes tentes pour les petites scènes, façon Marquees, et vous avez les principaux points de ce site. Et bien entendu, nous sommes sur un fest Metal, il faut donc l’incontournable marché Metal (ici appelé « Extrem Market »), plein de bars un peu partout sur le site (et ici on est en pays de vin, donc il y a un bar à vin !), des stands de bouffe. Mais ce n’est pas tout, le Hellfest nous a aussi gâté avec un tente dédiée à des shows non musicaux : catch et Hot Girls notamment ! Présent aussi une zone de démo de moto dans un sphère de metal. Bref, tout est fait pour le Metalleux ne s’ennuie pas entre les concerts. Vous me direz, rien qu’avec les concerts, il est difficile de trouver 5 minutes de répit. Bref, tout est bien agencé, la circulation se fait plutôt bien. Il est vrai que certaines sorties de tente (notamment la Rock Hard tente) sont un peu difficile le soir tard, car tout le monde s’agglutine au même endroit entre la tente et la grande scène (l’effet mouton, vous connaissez ?). Le soir, après le dernier concert, la sortie du site est aussi un peu façon ferme ! Mais au moins, y’a une bonne ambiance.
Cette année, ce sera la poussière qui nous accompagnera. C’est un peu moins rigolo que la boue, mais c’est signe de beau temps, et ça c’est nettement plus rigolo que la pluie ! Cela rend aussi les Circle Pit encore plus énormes.

2/ L’organisation générale
Cette année, pas de retard, pas de concert tronqué (enfin il me semble). Si bien entendu il y a eu quelques petits retard mais vite rattrapés : WASP qui prend 10 minutes de rab avant de monter sur scène, du coup, pour rattraper cela, Down enchaîne au moment du final de WASP. Un peu dommage, mais le retard ne se reportera pas sur le reste de la journée. Marylin Manson aussi a un peu tardé avant de monter sur scène, mais lui il s’en fout, c’était le dernier concert de la journée ! Sinon, pas de gros plantage visible. A noter une queue toujours aussi longue aux jetons le premier jour. Il faudrait qu’un ingénieur en math se penche sur le flux « d’ acheteurs de jetons en fest » pour optimiser tout ça. Allez, je lance un appel à candidature. Avis aux matheux ! Nous n’étions pas au camping, nous ne jugerons donc pas mais a priori nous n’avons pas eu d’écho trop négatif. Les navettes pour rejoindre Clisson ou Nantes étaient apparemment bien foutues. Côté bouffe, ben c’est de la bouffe de fest : les ¾ sont a gerber et il faut réussir à dénicher le ¼ acceptable (la tartiflette et les casse-dalles à la raclette étaient très bien !). Bonne idée que les fruits frais et le stand de bombec', ça fait toujours plaisir !

3/ Le public
Vraiment c’est l’une des plus belles surprises de ce fest. Perso, j’ai commencé les fest Metal par Wacken en 2002. Nous en avons fait d’autres depuis, et des potes d’autres encore. Mais à chaque fois on en revient à la même conclusion : Wacken, c’est le top question ambiance. Et bien, je suis prête à avancer que l’ambiance de cette année au Hellfest était toute proche de celle d’un Wacken (en plus petit bien entendu : Wacken c’est 60 000 personnes par jour, le Hellfest c’est 20 000). Preuve en est le stand de merch officiel du fest et la variété des objets et fringues à l’éffigie du Hellfest en vente. On se rapporche à grand pas d’un Wacken. Les organisateurs ont compris que la réputation d’un fest se fait aussi sur sa propre personnalité et la symbolique qu’il représente. En cela, le Hellfest a fait depuis 2 éditions un pas de géant. Mais pour en revenir au public, l’ambiance générale était vraiment cool. Et chose très étonnante, devant chaque concert, le public répondait présent que cela soit à 11h le matin (quel monde devant Grand Magus !) ou pour la tête d’affiche du soir (Europe a conquis les foules !). Le monde était là mais pas passif : les bras en l’air, les cheveux en vrac, tout y était. En cela, le Graspop est explosé. Sur le site aussi, les gens étaient cool et sympa. Bref, un fest où il fait bon flâner.


4/Les concerts

Ça c'est pour la prochaine fois car il va y avoir un sacré paquet de choses à dire !
En attendant voici un petit tour du site en photos...

Blog de Merde ! (EX DEO - Romulus)

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Putain de Google de Blogger de Merde !!!!!!!
Cela fait une heure que je me fais chiez à vous écrire un beau post sur le dernier Ex Deo. Je vous raconte une belle histoire qui fait peur. J'essaie de trouver les bons mots pour vous mettre dans l'ambiance de mon récit, uniquement inspiré par la musique que j'écoute. Une belle histoire de Démons qui attaquent les peuples libres de la terre. Bref, je vous fais un post chiadé, vraiment chouette, et un tantinet original.
Et au moment de vérifier l'orthographe... Page blanche sous Blogger ! Mais il est passé où mon texte où Tomlon, le gentil Gurnat, voient les démons lui foncer dessus pour lui déchiqueter la gueule (dans le texte original, c'était vachement plus joli) ? Alors, il est où mon putain de texte, putain de Blooger de merde ? Comment ? tu ne le sais pas ? Mais c'est que je vais te péter la tête, saloperie de machine virtuelle !
Je suis vraiment vénère de chez vénère ! Du coup, je vais faire court pour vous parler de Ex Deo, alors que cet album mérite vraiment mieux. Ex Deo, c'est du Dark Metal, vachement sympa et très bien orchestré. Voilà, je n'irai pas plus loin. Je sais, vous n'y êtes pour rien et Ex Deo non plus. Mais si vous voulez un texte plus sympa sur cet album, demander à Mr Google de recracher le texte original. Moi, je n'insiste pas, car si je reste plus longtemps devant ma machine, j'explose mon ordi. Et comme c'est un ordi professionnel, ben après j'aurais plein d'ennui. Je vais donc passer ma colère sur ces putains de machines et logiciels qui plantent en m'écoutant à nouveau quelques morceau d'Ex Deo ! Fais chiez !

Une valeur sûre (THE 69 EYES - Back In Blood)

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Y'a des groupes qui ne vous déçoivent jamais. Vous n'êtes pas non plus pire fan, mais lorsqu'ils sortent un skeud vous savez que vous pouvez vous jeter dessus. Vous ne serez pas déçus. Il en est de même pour moi avec The 69 Eyes. De notre périple aux US, on a ramené quelques trucs, dont des skeud (entre 1 et 5 dollars d'occas, ça aurait été dommage de s'en priver), pas mal de skeud, dont un album de The 69 Eyes que nous n'avions pas. Pas de blème, on achète, on ne sera pas déçu. Effectivement, on a pas été déçus ! Angels répondait à nos attentes comme Devils l'avait fait avant lui. Et aujourd'hui, Black in Blood débarque sur ma platine avec le même accueil de ma part. Du Goth'N'Roll excellent, entre Goth justement et la grosse voix de Jirky (rien à voir avec le Beef Jerky Beatnick, laisse tomber !) et des riffs très mélodiques, Rock'N'Roll, The 69 Eyes tape partout là où ça fait du bien. Des ambiances finalement difficiles à décrire car on est parfois dans du un peu sombre et parfois dans du joyeux mélodique. Moi j'adore, car je trouve un très bon équilibre entre ses 2 états. Le son est par contre bien Ricain, mais ça colle plutôt bien aux compos. Je viens de réalisé que je n'ai jamais vu ce groupe sur scène. C'est vrai tiens, jamais en première partie ni sur un fest... Il va falloir y remédier car si le show est à la hauteur des morceaux, y'a moyen de passer un super moment. En tout cas, Black in Blood est un disque que j'emmenerais bien sur la plage cet été, mais je ne vais pas à la plage cet été... Je le mettrai donc dans ma caisse pour aller bosser, comme ces 15 derniers jours d'ailleurs. Depuis le dernier Heaven & Hell, c'est le CD que j'écoute le plus ces derniers temps. Sur ce, je vais me remettre un petit coup de Blood dans les oreilles histoire de penser à la belle plage de sable noir qui aurait pu être mienne... Je déconne, car larver sur une plage c'est pas trop mon truc, je préfère faire du Jet Ski... ou du raft comme ce WE. Par contre écouter un skeud en faisans ce genre de truc, c'est pas facile ! Donc on va se cantonner à la bagnole ou au salon, ce sera parfait.

Méfiez-vous des étiquettes (TENET - Sovereign)

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Vous le savez certainement : dans le Metal, on adore les étiquettes. Dès qu'on entend un musique, on ne peut s'empêcher de classer le groupe dans une case. Heavy, Thrash, Death, Prog, Black, Gothique... On catalogue. Et quand ça ne veut pas rentrer, on invente une nouvelle étiquette et le tour est joué : Death Mélodique, Metalcore, Heavy Symphonique...
Il y a toujours des Metalheadz revendiquant haut et fort qu'ils ne font pas comme tout le monde, qu'ils se foutent des étiquettes. Mais je ne les croie pas. L'Homme est ainsi fait qu'il cherche toujours à rattacher quelque chose de nouveau à ce qu'il connaît déjà. On compare et du coup on classe. C'est très humain.
Grâce à ces classements (très nombreux dans le Metal), je peux vous dire ce que j'aime : le Heavy et toutes ces variantes, le Thrash, le Death Mélodique, etc. Et je peux aussi vous dire ce que j'aime moins, voir ce que je n'aime vraiment pas : Death Technique, Grind, Black Old School... C'est vachement pratique ces étiquettes !
Sauf quand l'étiquette vous trompe ! Comme c'est le cas avec le CD sujet de ce message. Tenet vient de sortir Sovereign. Quand on m'a passé ce disque, on m'a dit : ça devrait te plaire, c'est du Thrash. J'ai donc mis le skeud dans ma platine en toute confiance pendant passer un agréable moment.
Vous l'aurez compris, ce fut loin d'être le cas ! M'aurait-on tromper sur la marchandise ? En parti seulement, certains passage de ce disque sont bien Thrash, mais on lorgne quand même beaucoup sur le Death, et ça je n'accroche pas. Quand ça vire Death basique, il n'y a rien à faire, je trouve cela chiant. Le problème de Sovereign n'est pas que cette tendance trop bourrine. Le truc le plus insupportable de ce disque est la voix du chanteur. Le Thrash a ceci de particulier : si le chanteur n'est pas bon, cela fout tout en l'air. Des riffs qui tuent avec une rythmique plombée peuvent être complètement saccagée si le braillard de service ne fait que brailler sans subtilité. Vous avez bien lu : un bon groupe de Thrash se doit d'avoir un brailleur subtile, un brailleur qui braille en nuance et avec finesse. C'est tout à fait possible (Rob Flynn de Machine Head en est un excellent exemple), mais ce n'est pas le cas de Tenet. Le geulard gueule en permanence dans les aiguës, ça en devient très vite insupportable. Les mauvaises langues diront que j'aime Kreator, dont le chanteur ne fait pas dans la finesse. C'est en parti vrai, mais Mille s'est de tant à autre, apporter un poil de finesse qui font toute la différence. Vous pouvez toujours dire que je suis de mauvaise foi. C'est même fort possible, mais je m'en fous ! J'aime être "aggressive" avec Kreator, alors que Tenet ne me procure qu'une envie : éteindre le son ! Je suis un peu dur. Peut-être que je réécouterai parfois cet album (certains riffs ne sont quand même pas mauvais), mais il a plus de chance de terminer dans le trou noir de l'oubli de ma discothèque.

Retour en enfance (MADINA LAKE – Attics to Eden)

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Délire ! Je viens de tilter sur le nom du groupe : Madina Lake, en français ça donne : le Lac de Madine. Peut-être connaissez-vous ce lac, qui se situe en Meurthe et Moselle, pas très loin d’où je suis née. C’est comme si un groupe s’appelait Kir Lake pour un Dijonnais ! Bon, passons, ici pas question de surf music, mais on en est pas loin. De la zik pour les futurs titulaires du brevet des collèges, voilà ce que m’inspire ce Attics to Eden. Quelques bonnes mélodies, le tout sur des mid tempos, des tonalités mi gaies mi méchantes, quelques sonorités électro modernes. En lisant ceci, je me dis que vous vous méprendrez peut-être. Ce n’est pas vraiment mon style, mais je n’ai pas non plus chopé une allergie à l’écoute des 12 titres. L’œdème de Quincke n’était tout de même pas très loin à certains moments, mais une petite dose de méthylprednisolone dans le titre d’après et ouf, ça passe ! Comme quoi, ce n’est pas médié par les IgE. Une dégranulation non spécifique des mastocytes? Sans doute, car tout dépend du moment. Aujourd’hui ça passe, alors que peut être un autre jour, ce serait le choc anaphylactique assuré. Il faut quand même que j’avoue être plus ouverte qu’à une époque à ce genre de musique. Un protocole de désensibilisation ? Effectivement, depuis plusieurs années maintenant, je suis exposée à ce genre de skeud. Il y a toujours quelques sorties dans ce style chaque année et ce depuis le milieu des années 90. Après, tout dépend de l’interprétation. Ici, elle n’est pas si mal. Le syndrome Dawson n’est pas loin, mais le vilain Dawson, celui qui se drogue et qui est énervé contre ses parents ! A coup sûr, certains titres de cet album passent sur des ondes, mais pas en France, c’est beaucoup trop violent. Je suis sûre que même « Through the Pain » passerait pour un hymne à Satan pour certains de nos compatriotes à la tête de médias culturels généralistes. Pour le coup, eux sont allergiques à la moindre saturation sur une 6 cordes. En ce qui me concerne, ne vous inquiétez pas, avant chaque écoute je ferai quelques patch tests histoire de voir où j’en suis. Et surtout, je ne regarderai pas de photo, car vu leur look, c'est le bronchospasme assuré. S’il faut me désensibiliser à nouveau, je ne suis pas sûre de commencer par Madina Lake. Dans le style, il y a nettement mieux.

Vous y croyez vous ? (THE BUTTERFLY EFFECT – Final Conversation of Kings)

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L’effet papillon. Ah, un grand moment de philosophie ! Un battement d’aile et hop, c’est le Bronx à des milliers de kilomètres. Bon, et si c’est un Corvus Corax qui bat de l’aile au dessus du Grand Canyon, ça donne quoi ? Parce que ça on l’a vu ! Non, moi j’y crois pas vraiment. Et puis, c’est facile de tout mettre sur le dos d’un pauvre petit papillon à peine sorti de sa chrysalide. Tout ça parce que l’Homme n’assume pas ses propres conneries qui dérèglent notre climat. C’est un peu comme le méthane émis par les prouts des vaches qui perceraient un peu plus le trou dans la couche d’ozone… C’est sûr que toutes les saloperies que nos industries, nos bagnoles et autres belles inventions dégagent, ce n’est pas grand chose. Allons, restons sérieux 5 minutes. Est-ce que pour autant The Butterfly Effect est une machination ? Non. Final Conversation of King’s n’est pas une duperie. Contrairement à l’Homme, je crois que le groupe assume ce qu’il fait. Il aime la Pop, pas de soucis pour caser des mélodies bien Pop mais qui sonnent. Il aime le Prog ? Pas de soucis, on y va dans les morceaux tortueux. Il aime la musique de Djeuns ? Pas de problème, on case des bons vieux riffs de jeunes au milieu de tout ça. Bref, en un mot : No Limit. Ça en fait 2 mais tant pis ! Pour ce qui est de mon adhésion, elle ne s’est pas faite en 2 écoutes si vous voyez ce que je veux dire. C’est un peu comme une thèse philosophique. Il faut la lire, la relire pour essayer de comprendre, et enfin, il faut se l’accaparer pour voir si elle colle avec notre esprit tordu. C’est le temps que j’ai pris pour appréhender cet album. Et finalement j’ai fini par ne pas balancer le skeud ! Pourtant au début c’était pas gagné, mais finalement à force de battre des ailes, il y a eu un mini tsunami dans mes oreilles et j’ai trouvé l’ensemble pas si mal. Il faut dire que dans chaque morceau, il y une accroche, une mélodies vocale, un riff, une atmosphère. La prochaine fois qu'un papillon me passera au dessus de la tête, je me dirai qu’à des milliers de kilomètres, y’a une vache qui pète !

Explorateur (LAMB OF GOD - Wrath)

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Il y a quelques temps, je vous parlais du dernier Filter. Pour les fainéants qui ne n'auront pas le courage de cliquer sur le lien précédent, je vous rapporte ici les derniers mots de ce post : "la prochaine fois, je vous parle du nouveau Lamp Of God. J'aime bien le bourrin, j'aime beaucoup le Thrash, j'aime quand ça tabasse, j'aime Lamp Of God".
Aujourd'hui, je tiens ma promesse et j'aborde dans ces quelques lignes le cas de Wrath. Mon problème pour vous parler de ce disque est que je vous ai déjà tout dit (cf. ci-dessus). Wrath est un disque qui tabasse, j'aime quand ça tabasse, j'aime Lamp Of God. Mais comme je vais sympa, je vais vous en dire un peu plus (on dit merci !).
On dit souvent que quand on vieilli, on s'assagit. En ce qui me concerne, c'est à la fois vrai et faux. J'aime de plus en plus les trucs bien basiques et bien Rock'N'Roll. Les chansons simples qui font taper du pied me font de plus en plus tripper. Mais à l'opposé, à plus ça tape et ça défonce la gueule avec une bonne de complexité, à plus c'est bon.
Un exemple : quel est le rapport entre le dernier Airbourne et le dernier God Forbid ? Réponse : je suis un grand fan de ces 2 disques alors que je les auraient certainement ignorés il y a quelques années. Tout comme j'aurais négligé le dernier Black Stone Cherry et le disque de Lamp Of God.
Et pourtant, ces 4 disques, qui ne sont que 4 exemples parmi tant d'autres, sont pour moi de véritables joyaux dont je ne peux plus me passer.
Dire que l'on s'assagit quand on vieilli n'est donc pas une réalité universelle. Les goût changent, avec, à mon avis 2 grandes évolutions possibles : soit on perd le plaisir de la découverte, abruti par nos vie d'abrutis, et on se tourne vers le très easy listening fournis par les radios commerciales, soit on garde intacte sont envies de défricher et on s'aventure toujours plus en avant vers des territoires qu'on ne connaît pas. Je suis heureux de constater que j'évolue actuellement dans cette 2e voix. Ce que j'explore actuellement, c'est surtout le Thrash moderne et complexe. Wrath est une étape sur mon chemin. Une étape puissant et qui laissera des traces. Je ne sais pas de quoi sera constitué la suite de mon voyage, mais Wrath justifie à lui seul, le voyage entrepris...

HELLFEST part 1 : En route pour la fête de l'Enfer

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Avant de vous parler du fest proprement dit, on pensait vous donner l'eau à la bouche. Car un fest, ça commence toujours bien avant l'ouverture des portes. Un fest, ça commence au moment de faire sa valise. Il faut évidemment penser à tout : crème solaire (merci les sites web météo !), short, pull (le soir, ça caille), Doc ou autres Newrocks et les T-Shirt... Ca c'est long ! Lorsqu'il faut choisir 4-5 T-Shirt parmi sa pile, c'est jamais facile : "Quel groupe je prends... Lequel je n'ai pas mis depuis longtemps (celui en boule, derrière les autres !)". Bref, des questions vestimentaires banales mais capitales ! Une fois la valise faite, il faut choisir les skeud pour la route. La, c'est facile, on prend un album de chaque groupe présent sur le fest histoire de réviser ses classiques en route ! Et nous voilà prêt à partir. J'allais oublier quelques victuailles pour tenir le matin au gîte et le soir en rentrant. Et oui, cette année nous avons choisi l'option gîte. Faut dire, avec la bande de loustic qui nous accompagne, l'hôtel c'est pas raisonnable, le camping nous tentait moyen (ouah, le jeu de mot !) et finalement un gîte c'est une solution pas très chère et très sympa. Donc nous voilà partis. Nous sommes jeudi soir, il est 17h30. Alors que notre arrivée était prévue vers les minuit, ce n'est qu'à 6h du matin que nous coupons le moteur pour de bon... 12h et plus de 1000 Km pour rallier Nantes... Plus que pour aller à Wacken ? C'est quoi ce délire ? Et bien le délire, c'est Sgosh qui oublie son sac sur une aire d'autoroute et qui oblige son gentil compagnon a faire demi tour 150 Km plus tard ; ce sont nos amis que nous retrouvons finalement sur la route ; ce sont les gentils monsieurs des ponts et chaussés qui font des travaux la nuit sur les routes... Les aléas quoi ! Du coup, le soleil est déjà levé lorsque nous découvrons notre gîte. Nous traînons un peu histoire de réveiller tout le monde et hop, au lit. Pas facile d'émerger 4h plus tard. Mais si on veut être à l'heure pour le déclenchement des hostilités, pas le choix. C'est un peu le blème de ce Hellfest : les groupes de 11h ou 12h nous intéressent chaque jour. Il va donc falloir débourer tôt. Pour le sommeil, on verra plus tard ! L'objectif d'un fest, c'est avant tout de profiter au max des concerts ! Et cette année, nous serons gâtés...
La suite au prochain numéro

Le Jugement (IQ - Frequency)

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Amis du débat du soir, bonsoir ! Le débat de ce soir opposera Beatnick à Sgosh. Le thème choisi par nos deux débatteurs est le suivant : l'album d'IQ est-il un bon album ou un mauvais album ?
La défense de Frequency sera assuré par Beatnick. Et c'est Sgosh qui assurera l'attaque. La parole est à la défense :
Beatnick : "D'habitude, je ne suis pas un fan de progressif. Je trouve ça chiant et pénible, pas trippant, avec un grand manque d'énergie. Ce n'est tout simplement pas mon truc."
Sgosh : "Objection Monsieur le Président, Beatnick utilise des sentiments personnels hors sujets"
Beatnick : "Mais cela n'est que mon introduction, j'en arrive au fait"
Objection refusé. Murmure amusés dans la salle devant la mauvaise trogne de Sgosh.
Beatnick : "je reprends donc. Je n'aime pas le progressif, mais ce disque d'IQ m'a touché. progressif sur le fond, il est aussi limpide sur la forme. Les mélodies sont cristallines (comme l'eau de source) (Rires dans la salle) et très agréables. C'est très aérien et reposant. Idéal après une bonne journée de stress ou après 3 jours de festival en Enfer. C'est très bien pour moi en ce moment. Cela sera tout Monsieur le Président"
Applaudissement dans la salle devant une si belle plaidoirie.
La parole est à l'attaque.
Sgosh : "par où commencer ? Musique chiante, musique gnangnante, avec un son qui fait penser à la musique de Mario Bross. Pas celui sur Wii, celui sur Nes. C'est quand même frappé (normal pour du Nes) (Rires dans la salle)"
C'est pas un fini les jeux de mots absurdes. Nous ne sommes pas dans un cabaret.
Sgosh : "Excusez-moi Monsieur le Président. Je reprends. Je n'aime pas ce disque et je ne comprends pas comment ce gros lourdeux de Beatnick, amateur de bourrinerie comme Amon Amarth, God Forbid et autres Lamp Of God puisse accrocher à IQ.
Beatnick : "Objection Monsieur le Président. Moi non plus je ne l'explique pas mais cela ne regarde que moi"
Objection accepté (Ohhhhhhhh dans la salle)
Sgosh : "c'est un peu facile d'être à la défense et d'écrire le texte, j'en ai donc fini là".
Nous ne prendrons pas cette dernière remarque pour une attaque personnelle. Le jury va se retirer, quand au verdict, chers lecteurs, c'est à vous de le donner.

De retour sur terre...

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Nous avons survécu au festival de l'enfer !!! On est crevé, vanné, mort, sourd, épuisé, canné... mais surtout désespéré car le Hellfest est déjà fini :(.
Je me connecte juste pour vous dire que ce festival était tout simplement excellent et monstrueux. nous venons de vivre 3 jours d'orgie métallique. Que du bonheur. Tout a contribué à la réussite de ce festival : beau temps (ça compte énormément), organisation impeccable et sans faille, site très bien conçu, boissons abordables, et surtout concerts énormes.
Seul reproche : les sandwichs étaient pour la plupart dégueulasses. On ne va pas en fest pour l'aspect culinaire, mais quand même.
Pour le reste, rien à redire, ce n'était que du bonheur. On nous racontera tout ça dans des futurs posts. Et j'ai bien mis "des futurs" posts, car nous en écrirons plusieurs sur le Hell. Un écrire un serait trop long à lire et trop chiant à écrire. On vous racontera donc tout au fur et à mesure de l'été. Cela sera notre feuilleton de l'année !

En retard (ALMAH - Fragile Equality)

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Des fois (pour ne pas dire souvent), je me réveille avec un, voir deux, trains de retard. Alors que tous les fans de Heavy ont certainement déjà écouté au moins une fois Fragile Equality d'Almah en fin d'année dernière(sorti en octobre 2008), je ne l'ai mis que récemment dans ma platine.
Pour ceux qui l'ignoreraient (et dont je faisais parti jusqu'à très récemment), Almah est le second projet d'Edu Falaschi, le chanteur actuel d'Angra. Les fans de Heavy connaissent forcément ce chanteur (d'où mon premier paragraphe). Pour les autres, sachez que vous ne rater pas grand chose, Angra ayant, selon les spécialistes, perdu de sa splendeur depuis l'arrivée d'Edu. Pas facile de remplacer André Matos, le chanteur originel, surtout quand on chante faux en Live...
N'ayant jamais été un grand fan d'Angra, je n'avais pas d'effort particulier pour suivre la carrière d'Edu. Je ne connaissais donc pas Almah. Du coup, je n'avais aucune idée préconçue quand j'ai découvert Fragile Equality, ne sachant pas qui était derrière le micro.
1er constat : ce disque est sympa. Du bon Heavy Metal à tendance symphonique très bien fait. Les différents musiciens savent s'y prendre pour appliquer toutes les recettes du style, toujours au service de l'efficacité.
2eme constat : ce n'est pas une découverte, mais actuellement, on frise l'overdose dans le genre Speed Metal Symphonique. Fragile Equality est un bon disque mais il ne sort finalement pas du lot. Si vous recherchez la puissance du Heavy, avec de belles mélodies, de bons solos et de chouettes arrangements, ce disque vous comblera. Mais question originalité, vous pouvez passer votre chemin.
3eme constat : j'espère qu'Edu a progressé en Live. Car vu les mélodies chiadées de cette album, un massacre est vraiment possible sur scène s'il n'est pas parfaitement carré.
Dernier point auquel je ne peux pas répondre : Fragile Equality est-il meilleur que les dernières oeuvres d'Angra ou de Dédé Matos ? N'ayant pas encore fait l'effort d'écouter ces disques, je peux pas répondre. Que ceux qui ont un avis sur cette question se lâchent dans les commentaires !

Pas réceptive... (AMASEFFER - Exodus Salves For Life)

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Parfois, on se demande pourquoi tel ou tel skeud vous plaît, ou à l'inverse ne vous plaît pas. Une chanson, deux, un riff, un ensemble. C'est très variable. Perso, je préfère quand même quand plusieurs morceaux me plaisent ! Ecouter un CD pour un morceau ce n'est pas trop mon genre (quoique parfois ça m'arrive pour me défouler !). Bref, aujourd'hui je réécoute Amaseffer et je me souviens que la toute première écoute de cet album m'avait laissée un très bon souvenir. Pourtant depuis, lorsque je le réécoute, je recherche ce qui m'avait conduit à cette conclusion. Déjà, pas le premier morceau qui est une intro ! Ensuite, effectivement il y a d'excellents passages musicaux ou chantés. L'originalité m'avait marquée, ça c'est sûr. Des albums aux sonorités moyen-orientales comme cela, il n'y en a pas beaucoup ! Le problème est, pour moi, qu'ils prennent un peu trop les devant face aux lourdeurs des guitares. Non, en fait le réel problème c'est que c'est trop Prog. Y'a un super truc, et pis bam, ça part sur autre chose. Pas le temps de digérer un passage qu'on passe à autre chose. J'ai toujours eu du mal avec les musiques dites Progressives. D'ailleurs d'où vient ce nom ? Je dirais Kipartenvrill ou Kichangetoutletemps ou Kompliké ou encore Pasimple, bref un truc d'intello qui ne me fait pas partir avec le groupe. Dans le cas d'Amaseffer, j'accroche vachement au mélange musique du moyen-orient / Metal, mais c'est pas assez efficace pour moi. Le côté musique de film de certains passage ne font pas mouche dans mes oreilles. J'imagine bien que c'est un concept, très intéressant sur l'exode d'ailleurs (Amaseffer est un combo israélien, tout s'explique). Un peu à la façon d'un The Wall, il y a des bruitages (des pleurs...) mais ce côté théatral ne me tient pas toujours en haleine. En tout cas, il faut reconnaître le travail de composition, d'arrangement qu'il y a derrière un tel album. Côté interprétation, c'est avec une certaine surprise que j'ai découvert de nom de Mats Leven pour le chant "normal" (je ne l'aurais pas deviné, mais une fois qu'on le sait, effectivement !). A noter aussi l'apparition d'Angela Gossow sur le titre "Midian", bon là c'est plus dur à reconnaître ! Pour en revenir à la zique, peut être qu'un jour je serai plus réceptive à ce style. Mais aujourd'hui, je ne peux pas me passer cet album en entier sans regarder au moins une fois ma montre, tout en me disant que c'est dommage pour moi car je dois passer à côté d'un moment fort... Le concept est prévu en 3 volumes. Slaves For Life est le premier. J'écouterai volontiers les suivants, car il y a quelque chose qui me plaît dans ce groupe, mais pour l'instant je reste sur ma faim. En attendant, je vais revenir vers quelque chose de plus simple ! (y'a le dernier Hervan & Hell qui me tend les bras !).

Rencontre Impossible (ROBERT CULAT - l'âge du Metal)

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Quand je pars en vacances, j'emmène toujours un ou 2 bouquins dans ma valise. La dernière fois que je suis parti, je n'avais pas emmené que des romans. Sgosh ayant repéré chez un libraire un bouquin s'appelant L'âge du Metal, c'est ce livre qui pesait lourd dans ma valise.
Avant d'aller plus loin, un petit mot sur l'auteur : Robert Culat. Robert n'est pas un homme commun. D'abord, il est prêtre. Ensuite et surtout, il aime le Metal. Vous avez bien lu : Robert est un prêtre Metalleux. Pas courant tout ça. Et à travers son livre, il souhaite tout simplement nous faire comprendre ce qu'il aime dans notre musique et qui sont les MetalHeadz.
Mais commençons par le début, avant d'être Metalheadz, Robert est un fervent catholique, qui aime les messes en latin et qui se ballade toujours en col romain. Pas très Metal le bonhomme... Mais Robert est aussi et surtout quelqu'un de très curieux et de très ouvert. Aussi, quand deux Metalheadz viennent se présenter à lui dans leurs plus beaux atours (cheveux longs et T-shirts qui vont bien) pour intégrer l'aumônerie de lycée dont il est responsable, plutôt que de les envoyer bouller, Robert cherche à savoir qu'ils sont, ce qu'ils aiment, etc. Il cherche tout simplement à comprendre. Et comme il semble être tombé sur des MetalHeadz cérébrés, un dialogue se noud. Et Robert tomba dans la marmite metallique.
Se faisant l'oreille, il arrive à comprendre le Metal, ce qui fait sa subtilité et son intérêt. Le Metal s'empare de lui comme cela arrive à tout MetalHeadz. Et notre ami découvre surtout que les Metalheadz ne sont pas des êtres primaires sans cervelle. Il découvre ce que chaque Metalleux a déjà expérimenté : le Metal est une grande fraternité où tous ces membres sont liés par une véritable passion de la musique.
Venons en maintenant au contenu du bouquin. L'âge du Metal, ce n'est pas le voyage initiatique de Robert. Afin de mieux faire passer son message aux non- Metalleux (et peut-être pour se protéger vis à vis de ces supérieurs hiérarchiques), Robert Culat a décidé de présenter son expérience metallique sous forme d'une étude sociologique. Il a ainsi envoyé des centaines de questionnaires à travers la France à des Metalheadz. Ces questionnaires portaient notamment sur le rapport des fans avec leur musique, les clichés véhiculés par le Metal, la manière de vivre le Metal au quotidien, etc. L'âge du Metal nous présente le résultat de cette enquête. Ainsi, au fil des pages, les réponses de chaque question sont analysées qualitativement et quantitativement puis commentése. Ce découpage part question rend l'ensemble un peu pénible à lire. Mais l'analyse des réponses montrent encore une fois que le Metalleux est juste un passionné de musique, qui vit par et pour le Metal. Ce qui rejoint ce que nous vivons, MetalHeadz au quotidien. Et ce que Robert a pu découvrir au cours de son initiation.
Car je suis persuadé que les conclusions tirées de cette étude sociologique correspondent à peu de chose prêt à ce que pense le prêtre. Et c'est la seule critique que je ferais de ce bouquin : cette étude soi-disant scientifique ne l'est pas tant que ça (pas de chance Robert, tout en étant Metalleux, je suis aussi scientifique pur et dur...). 2 exemples : Robert énonce parfois des données ou des conclusions qui ne sont pas issues de son étude (ex : la drogue est très fréquente dans les Rave Party). Or ces données ne sont jamais référencées, on ne sait donc pas d'où ça sort. des idées préconçues non justifiées ? Possible, mais surtout pas très scientifique tout ça...
Autre exemple : pour certaines questions, Robert tire des conclusions très générales car 14 % des personnes interrogées donnent une réponse semblable. 14 % ? on est loin de la majorité pour pour pouvoir tirer des conclusions qui s'appliquent à tout les Metalleux, non ?
Surtout quand 2 questions plus tard (ou plutôt), il dit ne rien pouvoir conclure
car la réponse majoritaire est de 12 %. Autrement dit, Robert conclue parfois un peu ce qu'il veut quand ça l'arrange.
Ne prenez mes critiques que pour ce qu'elles sont : une critique de la forme et pas du fond. Car sur le fond, je pense que Robert est quelqu'un de très sincère. Quelqu'un qui a découvert, malgré son parcours de fervent catholique, que le Metal n'était pas que du bruit hurlé par d'affreux satanistes. Au delà des clichés, Robert a su comprendre le Metal, sa beauté, sa classe et la passion qui nous anime. En écrivant un livre sur le Metal, c'est avant tout cette découverte qu'il souhaitait nous faire partager. Le coup de l'étude scientifique n'est que pour faire sérieux, ce bouquiin étant avant tout un témoignage fort d'une personne qui nous montre que la rencontre et le partage sont toujours possibles même entre ce qui semble opposé. Merci Robert !

King of Doom (Heaven & Hell - The Devil You Know)

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La sortie de ce nouvel album de Black Sabbath... Oups, de Heaven & Hell, répond à toutes mes attentes. Je suis tombée dans le panneau, mais l'histoire de Black Sabbath est trop compliquée pour moi. Les modifications incessantes de line-up depuis le début des années 80 sont saoulantes à suivre. Je savais qu'après le départ d'Ozzy à la fin des 70's, c'est Ronnie James Dio qui avait repris le micro pour graver l'album Heaven & Hell. La suite est trop compliquée pour moi. Toujours est-il qu'en 1997, le Black Sabbath originel s'est reformé et a pas mal tourné (surtout sur la Ozzfest !). Et alors que nous attendions un nouvel album de ce line-up, nous avons la surprise de voir débouler la reformation de 1981 : Tony Iommi (guitare, finalement le seul n'ayant jamais quitté le groupe !), Geezer Butler (basse, quasiment toujours présent également), Ronnie James Dio (qui était déjà revenu en 1991 pour un album, Dehumanizer) et Vinny Appice (batterie) sous le nom Heaven & Hell (ben oui, le nom Black Sabbath doit être un peu pris maintenant qu'Ozzy est revenu). Une grosse tournée a fêté l'événement avec dans la foulée un Live (CD et DVD) acclamé par la critique et les fans. Les quelques titres inédits composés pour agrémenter ce Live ont certainement donné l'eau à la bouche à nos compères, libérés de leurs vieilles rancoeurs. Du coup, l'album que nous attendions tous de Black Sabbath sort aujourd'hui sous l'étiquette Heaven & Hell. Et qu'est ce que c'est bon ! The Devil You Know est un pur joyau de Doom / Heavy. Candlemass ne peut cacher ses influences ("Atom And Evil"). Question zique, mon maître c'est vraiment Iommi : ses riffs lourds, simples, mais toujours bien trouvés sont ravageurs. Dio reste vraiment un très grand chanteur malgré les années. Seul petit bémol : je trouve le chant à peine trop monotone (quoiqu'après plusieurs écoutes ce n'est plus aussi évident que cela). Le bonhomme possède un registre plus large, mais il faut reconnaître que dans ce répertoire, il excelle. Côté rythmique, la basse est d'une rare puissance et si vous tendez l'oreille, vous prendrez une sacré leçon ! Mon coup de coeur ? "Bible Black", même si c'est bateau car c'est le single, mais le démarrage à 1.35 après une longue intro faisant bien penser à "Stairway to Heaven", est une pure tuerie. Je nous vois déjà au Hellfest, dans moins d'une semaine, headbanguer comme des Metalleux ! D'ailleurs dans ce titre, on retrouve tout le talent de Dio au niveau vocal. Ce titre tue, tout simplement. En plus, ce que j'aime chez Tony Iommi, c'est ses soli : bien Bluesy, à la AC/DC. C'est ça les années 70 : des influences venues du Blues, simples, pures et efficaces qui vous filent une chair de poule du tonnerre. Ah, quand on aime les Gibson SG...

De retour pour repartir !

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Coucou nous revoilou !!!
Après 3 semaines de repos bien méritées (si, si, c'était largement mérité ;)), nous revoilà pour de nouvelles aventures métalliques.
A peine rentrés dand nos pénates que le Metal nous rattrape ! Où plutôt, il va nous rattraper la semaine prochaine. Dans une semaine, nous headbangerons joyeusement devans... personne ! Mais nous aurons déjà vu God Forbid, Squealer, Girl School, Backyard Babies, Nashville Pussy.
Bref, le Hellfest aura bien démarré. Et vu l'affiche, cela méritait bien une piqure de rappel.
Nous sommes fin prêts. Les amis de la Colère du peuple et de Metal Tribune aussi. Cela va mosher dans chaumières en attendant de mosher devant les grandes scènes. Encore une petite semaine de patience, on espère croiser le plus grand nombre d'entre vous à Clisson !
A bientôt !