Hell Yeah !

Un paillasson, on passe dessus tous les jours, sans trop s'en aperçevoir. Pourtant, c'est la première image d'un appart, ou d'une maison. Metallic Doormat, c'est un peu le portail de nos vies de Metalheadz. Une vie dédiée à la passion des musiques à grosses guitares (ou pas !). Welcome Home... et essuyez-vous les docs avant d'entrer !

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La réalité est ailleurs (MASTERS OF REALITY - Pine/Cross)

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En ce moment, mon petit monde musical évolue. Je délaisse le Heavy, ses Dragons et ses Chevaliers. Je délaisse le Thrash, ces Bourrins, ces Pogos et sa Bière. Je délaisse le Doom, sa Noirceur et ses Marais Gluants. Je voyage…
Après le dernier Guilt Machine, cette errance m'a amené à découvrir Pine/Cross, le nouveau Masters Of Reality. Un peu comme un touriste débarquant en pleine brousse africaine alors qu'il n'a jamais quitté sa mégalopole, je me suis arrêté pour essayer de comprendre où j'avais atterri. Lors de ma descente d'avion, j'étais encore en terrain un peu connu, cet album commençant par un "King Richard TLH" bien Rock. Mais maintenant que j'ai quitté l'air climatisé de l'aéroport, j'arrive vraiment dans un autre monde. Les sons succèdent au sons. Je reconnais bien les structures typiques du Rock. Refrains – couplets – refrains. Mais même sans être un spécialiste du genre, je sens bien que Chris Goss, Maître de la Réalité des lieux, ne fait pas dans la Pop facile et radiophonique. Le psyché et l'étrange règne en maître. Les forces occultes, ou païennes, ou vaudous sont encore présentes en ces lieux.
Parfois, mais parfois seulement, le retour à la civilisation facile se fait sentir. Une petite touche 70's fait son apparition. Une disto vous évoquent un truc connu, genre Pixies ou The Breeders. J'aurais presque l'impression de reprendre pieds. Mais cela ne dure jamais longtemps. Quelques notes, un riff complet, exceptionnellement une chanson. Mais Chris a tôt fait de me faire replonger dans son monde coloré, mouvant, où la réalité n'est pas celle que je connais.
Pourtant, autours de moi, tout est bien réel. Je suis dans mon salon, entre 4 murs que je connais. Mais tout ceci est si virtuel. Le vrai est ailleurs. Pine/Cross serait-il un guide ? ou un autre monde ? C'est au Maître qu'il faut le demander. Si jamais je le croise dans ces contrées ou ailleurs, je lui demanderai. Mais même pas sûr qu'il ai une réponse…

Holy War (HOLY HELL - Holy Hell)

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Dire que je suis partie avec des a priori sur ce disque serait totalement vrai ! L'entrée en scène des Américains au Hellfest nous avait en effet un peu gonflé. Ces invités de Manowar annoncés comme des stars en plein après midi… Tout ça partait plutôt mal. Pour être francs, nous n’étions pas restés plus d’un morceau devant la mainstage et étions allés faire un tour vers les autres scènes. La sortie de leur album éponyme Holy Hell nous donne aujourd’hui l’occasion de découvrir le groupe dans de meilleures conditions : chez soi et avec moins de pression Manowarienne… quoique ce disque sort en même temps que celui de Manowar, les 2 pochettes d’album sont noires et ils sortent tous les 2 chez Magic Circle… !. Ajoutez à cela des titres de chansons un peu clichés ("Wings of Light", "Prophecy", "Revelations", "Angel of Darkness", "Mephisto", "Gates of Hell" et j'en passe). Mais nous ne sommes pas des gens butés (enfin pas trop) et laissons leurs chances à ces 2 disques. Pour ma part, je me suis tournée vers Holy Hell car je suis plutôt bon public avec ce style : le Heavy Metal à voix féminine. Et je pense avoir bien fait, même si le Manowar semble pas mal du tout (hormis la ballade, mais est-ce bien nécessaire de le préciser ?!). J’ai effectivement plutôt bien accroché à cet album, toutefois un peu long : 10 titres auraient très probablement suffit au lieux des 13 proposés. Musicalement c’est assez lourd et puissant et, je dois le dire à ma grande surprise, pas vraiment kitsch. Il n’y a pas trop de branlette de manche, et pas non plus de sons de claviers à la con. Les ambiances sont plutôt sombres et je pense que c’est ici que le groupe trouve sa voie. Quant à sa voix (ah ah ah, quelle magnifique transition !) elle est plutôt agréable et pour comparer avec une autre bien connue, je citerais Annette Oslon, nouvelle chanteuse de Nightwish. Mais la voix de Maria colle mieux aux compos de Holy Hell que celle d’Annette sur celles de Nightwish (oh, je suis méchante !). J’ai été tout de même un peu déçue de découvrir dans le livret que pas mal de titres ont été écrits ou co-écrits par d’autres musiciens extérieurs au groupe : 6 titres portent la marque DeMaio pour les paroles (oh, un membre de Manowar), 1 dont la musique a été écrite par David Feinstein (un artiste Magic Circle), 2 par Manuel Staropoli (claviériste de Rhapsody et... oh encore un artiste Magic Circle). Bref, on se dit que cela sent le projet « Joey DeMaio » à plein nez. Je crois, qu’il faut écouter cet album « en aveugle » comme on dit. C’est à dire sans savoir tout cela. Le problème est que je viens de vendre la mèche… Je suis vraiment nulle. Mais je vous conseille de tenter le coup tout de même si vous êtes amateur de ce genre de musique car il ne faudrait pas que vous vous arrêtiez à un « anti-Manowar » de base, ce serait dommage. Certes, ce n’est pas l’album de l’année, mais il mérite amplement sa chance car il possède une certaine personnalité qui le rend intéressant.

Une pause Progressive (GUILT MACHINE - On This Perfect Day)

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Arjen Lucassen ? Ce nom vous dit-il quelque chose ? Pour les plus néophytes, cela ne dit peut rien. Pour les autres, si je dis Arjen Lucassen, des noms comme Ayreon ou Star One doivent vous venir à l'esprit puisqu'il s'agit des projets les plus connus du musicien batave.
Pour ceux qui ne remettent toujours pas le bonhomme, sachez qu'Arjen, notamment avec les 2 projets sus-cités, fait plutôt dans le Heavy, certes souvent très très progressif, mais Heavy quand même.
Un nouveau projet est à mettre au compte d'Arjen : Guilt Machine. Ce qui est bien avec le bonhomme, c'est que chaque projet a sa propre identité. Venons en donc aux faits et essayons de déterminer celle de Guilt Machine. Et ce n'est vraiment pas facile pour le MetalHeadz que je suis, car on est très loin du Metal. Arjen a mis son côté agressif est passé à la trappe. La base de Guilt Machine est à chercher ailleurs, du côté du Rock. Et comme Arjen a gardé son approche Progressive dans sa manière de composer, vous aurez compris que Guilt Machine, c'est du Rock Progressif. Mélangez une bonne dose de Pink Floyd, période The Wall, avec un gros chouillat de Genesis de la grande époque. Saupoudrez le tout d'arrangement digne de Queen. Et vous aurez une idée de ce qu'est Guilt Machine.
Reste une question. Est-ce que ce mélange à la sauce batave est digeste ? Autrement dit : Guilt Machine, c'est bien ou c'est pas bien ? Réponse (qui n'engage que moi) : mais c'est qu'il pas mal du tout ce CD ! Comme tous les amateurs d'Ayreon, j'ai été très surpris lors de la découverte de ce disque. Et "surpris" est un terme poli. J'aurais pu dire "déçu", "dubitatif", ou "triste". Mais j'ai du sentir que Guilt Machine était beaucoup plus complexe qu'il n'en avait l'air au premier abord. Ce disque a besoin d'être apprivoisé, d'être écouté. Il a donc fait plusieurs séjours dans ma platine. Et le résultat est là : Guilt Machine, c'est bien !
Si vous en avez marre des bourineries (si, si, cela est possible…), du Heavy "copier-coller", du Thrash et du Hardcore. Si vous souhaitez vous reposer un peu le cerveau, Guilt Machine est le truc du moment pour cela. Arjen a écrit cette musique en sortie de dépression, c'est certainement pour cela qu'elle contient à la fois de la tristesse, mais aussi de la plénitude. Un vrai moment de repose-neurone pour ma petite tête de MetalHeadz entre 2 décharges d'adrénaline.

Les amis de mes amis... (GEFF - Land Of The Free)

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Il y a quelque temps, j'ai fait la connaissance de Jeff, un ami de mon ami Tom. D'autres l'appellent aussi Jean-Jean. Son vrai nom, c'est Jean-François. Vous vous foutez certainement de Jeff, de Tom et de tous mes amis, comme de votre première chemise, et vous cherchez désespérément à savoir où je veux en venir (je vous signale au passage que si le MetalHeadz se fout de sa première chemise, il attaque une très grande importance à son premier T-Shirt). Et bien voilà, ce soir, je voulais vous faire un petit post sur un CD. Mais rien à faire, je n'ai pas réussi à trouver une bonne accroche. Le CD en question, c'est Land Of The Free, de Geff.
Geff, Jeff : vous aurez compris le rapport. Je sais, c'est très con. Mais après tout, ce n'est pas de ma faute si Geff, le groupe, a choisi un nom qui me fait penser à Jeff, l'ami de mon ami Tom. Et comme je viens de passer une partie de mon WE avec l'ami Tom en question (qui, je l'ai appris est un fidèle lecteur de Metallic Doormat… Notre premier fidèle !), je ne pouvais que faire le rapprochement entre Jeff et Geff.
Et une accroche débile, une ! Après ce superbe début de post, il est grand temps de parler de la musique proposé par Geff. Ou plutôt, échangeons maintenant sur la musique, car il est dur de parler sur un blog. Mais pour être dans l'exacte vérité, je devrais dire que je vais maintenant taper quelques lignes sur Land Of The Free, car vu le peu de commentaires que vous laissez sur Metallic Doormat, on ne peut pas dire qu'il y est échange.
Je disais donc qu'il était grand temps d'entrer dans le vif du sujet. Car, perspicaces comme vous êtes, vous aurez remarqué que je n'ai pas encore écris un seul mot sur ce que je pensais de Land Of The Free. La raison en est fort simple : il n'y a, hélas, pas grand chose à en dire… Le Hard Rock proposé, parfois teinté de Heavy ("Xtacy" ou "Land Of The Free), est bien fait et sympathique. Mais ça ne va pas plus loin. C'est bien joué et agréable, mais tellement passe partout...
Alors vous en écrire 15 ou 20 lignes en ne parlant que de la musique aurait été bien compliqué, d'où mon envie de vous parler de ma vie. Elle n'est certainement pas plus passionnante que la musique de Geff, mais comme je la connais par cœur (ben oui, c'est la mienne !), je peux vous en raconter des tartines. La prochaine fois, je vous parle de Stef et de Stef, d'autres amis de mon ami Tom…

Les Trolls sont de sortis ! (PAGAN FEST - Lyon, Transbordeur)

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Ce n'est pas tout ça, mais nous sommes déjà le 22 septembre et nous n'avons toujours pas commencé la saison des concerts. Heureusement, le Pagan Fest pointe son nez et rien de tel qu'une affiche chargée pour démarrer une saison sur les chapeaux de roue.
Et nous revoilà dans notre antre lyonnaise, le Transbordeur, pour de nouvelles aventures. Etant un poil à la bourre (ce qui n'est vraiment pas dans nos habitudes), nous ratons la prestation de Swashbuckle. Mais n'ayant pas été transcendé par les quelques morceaux déjà entendu par ailleurs, je n'en ferai vraiment pas un drame.
C'est donc Ex Deo qui nous met en appétit. Toujours à cause de notre retard, nous ne verrons que la moitié de la prestation du groupe, soit environ ¼ heures. Mais ces quelques minutes passés en compagnie des légionnaires nous ont surtout donné envie de revoir ce groupe le plus rapidement possible. J'avais été très emballé par le disque (voir ici). Le rendu sur scène est tout aussi bon. Le jeu de light est certes minimaliste, mais la puissance de la musique, soutenue par une bonne présence scénique, rendent cette mise en bouche des plus agréables. De quoi se chauffer gentillement les cervicales.
Le temps d'étancher notre soif de houblon, qu'Alestorm monte sur les planches. Changement de style puisque nous quittons les rivages gluants du Black Metal Epique pour rejoindre ceux, plus guillerets, du Folk Metal Pirate. J'avais déjà croisé la route d'Alestorm lors du Graspop 2008, sans en garder un grand souvenir. Mais la prestation de ce soir a fait remonter ce beau monde dans mon estime. Car question fiesta et bonne humeur, le groupe se pose là ! Et le public présent ce soir, certes assez clairsemé, est clairement là pour faire la fête. Tout le monde sans donne à cœur joie, y comprit les membres de Swaskbuckle, qui, à deux reprises, viennent faire les pitres sur scène. Et voir un perroquet (à moins que cela soit un toucan), headbanguer et se déhancher sur du Metal Pirate, cela fait toujours son effet…
Re un petit tour au bar. Et re retour devant la scène, pour le moment que j'attendais le plus de la soirée. Ce soir, c'est en effet la première fois que je vois Die Apokaliptischen Reiter en salle. Dire que je rêve de ce moment depuis un bon moment est un euphémisme. Dès les premières notes de guitares, la magie opère et la folie s'empare de la salle. Le groupe est en forme, mais que dire du public, qui se déchaîne joyeusement. On dit souvent qu'en dehors de l'Allemagne, Reiter n'est pas connu. Mais ce soir, nombreux ceux sont qui attendaient le groupe de pied ferme. Les gorges déployés hurlent leur bonheur que cela soit sur les morceaux ("We Will Never Die" a fait fureur ce soir) ou entre les chansons. Et nous nous sommes tous pris une méchante claque pendant 45 minutes, y compris ceux qui ne connaissaient le groupe avant cette soirée. Je savais que Reiter était une véritable machine de guerre en terrain conquis, mais il confirme qu'il est tout aussi destructeurs devant un public non entièrement acquis à la Reitermania. Et rien de telle que quelques effets de mise en scène pour enfoncer le clou, comme la plate-forme sur vérin hydraulique sur "Revolutzione", ou le fait de faire monter sur scène une très jolie fan qui ne demandait qu'à se lâcher. Et la belle de se retrouver dans un bateau gonflable à naviguer sur la mer houleuse du public. Rares sont les groupes capables de mettre une telle ambiance dans un public clairsemé. Les Allemands sont de ceux là. Et les pogotteurs pouvaient s'en donner à cœur joie sans gêner le moins du monde ceux qui ne souhaitaient pas se savater. De loin, la meilleure ambiance de toute la soirée !

Du coup, dur dur de nous plonger dans le concert suivant. Unleashed n'aura pas su relever le défi. On aurait pourtant pu croire qu'en France, le Death aurait plus de succès que le Folk de Reiter. Il n'en fut rien. Vu le style et la claque que je venais de me prendre, il était évident que votre serviteur, qui n'apprécie pas le Death, ne pouvait que rester dubitatif. Mais je ne fus pas le seul à ne pas apprécier, la salle se vidant au fur et à mesure de la prestation. J'ai donc fait comme beaucoup de monde, je me suis éclipsé pour attendre patiemment la tête d'affiche au bar.
Et la tête d'affiche, il s'agit de Korpiklaani, groupe sympathique, croisé à de nombreuses reprises en festivals, mais jamais en salle. Suite à ce concert, voici le petit conseil que je peux vous donner : si vous aimez faire la fête sur Folk des Finlandais lors de leur prestation en plein air, contentez vous de cela. N'essayez pas de les voir dans une autre configuration. Car si le groupe passe très bien dans le cadre festif d'un festival, où tout le monde est là pour, justement, faire la fête, il est beaucoup moins fort pour mettre une ambiance du feu de dieu dans une soirée plus traditionnelle même s'il est tête d'affiche. Plusieurs raisons à cela : d'abord, un son très approximatif et beaucoup trop fort ; ensuite une playlist mal conçue, avec beaucoup de morceaux mid-tempos, voir lents ; en enfin, une présence scénique de certains musicien proche de celle du poireau… Il y a vraiment un truc que je ne comprends pas : comment est-il possible de faire une musique aussi joyeuse et donner autant l'impression de se faire chier sur scène ? Je ne parle pas ici des 2 guitaristes qui essaient de porter l'ensemble à bout de bras. Mais leur effort sont vains, tant l'accordéoniste, le violoniste et le bassiste aligne leur gamme sans laisser entrevoir une once de plaisir. Un concert est un tout, tant auditif que visuel. Et quand ni l'un, ni l'autre ne fonctionne, on a qu'une envie, s'est d'aller se coucher… ce que nous avons fait après seulement 45 minutes. La prochaine fois, Reiter, en Tête d'affiche et Korpiklaani à la niche !

Tous au Grillen (EVERGREY - Le Grillen Colmar)

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Petite piqûre de rappel pour certains ou primo vaccination pour les autres : Evergrey pose ses amplis au Grillen de Colmar ce vendredi 2 octobre (et oui c'est très bientôt). Perso, je rentre exprès de Bordeaux (enfin pas seulement, y'a aussi du bois à rentrer pour l'hiver !).

En ouverture Chaoswave puis Black Hole. Les hostilités sont prévues à 21h au Grillen, 19, rue des jardins à Colmar. Entrée : 16,90€ en location, 18€ en caisse du soir, 15€ en tarif réduit. Contact au 03.89.21.61.80 ou à http://www.grillen.fr/

Pour ceux qui ne connaîtraient pas l'univers sombre d'Evergrey : allez faire un tour sur www.myspace.com/officialevergrey ou quelques images ici ou pour du plus calme ici.

Avec tout ça vous n'aurez pas d'excuse de louper un grand et beau moment.

c'est la récré ! (CHILDREN OF BODOM - Skeletons in the closet)

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Children of Bodom nous avait fait bien marré avec sa reprise, aujourd'hui culte, du "Oops...! I did it again" de qui vous savez. Aujourd'hui, ils remettent le couvert en sortant un album complet de reprises, comme c'est la mode depuis plusieurs années. On y retrouve le morceau précédemment cité, accompagné de 16 autres titres divers et variés. Je vous calme tout de suite, on ne retrouve pas de morceau aussi décalé, mais il y a quand même de bonnes perles. Cela va du Punk avec "War Inside My Head" de Suicidal Tendencies, du Ramones avec "Somebody Put Something In My Drink", du Hard Rock avec Scorpions "Don't Stop At The Top", Poison "Talk Dirty to Me", nos Trust nationaux, mais version Anthrax avec "Antisocial" (ils auraient du reprendre l'originale, elle pète quand même plus !). Ajoutez du Alice Cooper ("Bed Of Nails"), du Billy Idol (et le classique "Rebel Yell") et quelques choses plus attendues comme Iron Maiden et un "Aces High" sous amphétamines (pourtant il y a déjà quelques doubles croches dans ce morceaux), du Sepultura avec "Mass Hypnosis" bien bourrin et un morceau d'ouverture très improbable : "Lookin’ Out My Back Door" de Creedence Clearwater Revival. Non pas que je connaissais ce groupe ou le morceau, mais cette Country déchire et le père Laiho s'éclate. Les soli de banjo et de gratte sont d'enfer ! Excellent choix pour débuter un disque no prise de tête. Certes il ne refait pas le monde de la musique, ni du Metal, mais on passe un bon moment. On a souvent le sourire aux lèvres en écoutant ces versions, toutes fidèles aux originaux mais marquées de la patte COB si caractéristique, tant vocalement que musicalement. Un bon intermède musical en attendant un nouvel album que l'on espère plus palpitant que le dernier en date, Blooddrunk.

Suite du coup de fil (GOTTHARD - Need To Believe)

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La sympathique conversation que j'ai eue avec Henna, batteur de Gotthard, m'a forcément poussé à jeter une oreille sur Need To Believe, la nouvelle galette de nos voisins suisses. Si vous avez eu le courage d'écouter jusqu'au bout le petit montage que j'ai fait, suite à ce petit coup de téléphone (faites un effort, ça ne dure que 8 minutes !), vous aurez remarquer que je remercie sur une des dernières diapos mon copain Alex qui m'a convaincu, tout bourrin amateur de Thrash qu'il est, qu'il fallait que je jette une oreille à Gotthard. C'était il y a quelques années déjà, mais ce post est à nouveau l'occasion de le remercier, car Gottahrd est vraiment un bon groupe. Et ce Need To Believe ne fait que confirmer tout le bien que j'en pense. Peut-être moins Hard Rock que ce que je connaissais de Gotthard, mais quand même rudement efficace. Un vrai disque à vous faire taper du pied, dès le saut du lit, même si vous voulez très tôt le matin.
Comme toujours avec les disques de FM sauce Hard Rock formaté Radio (car c'est quand même bien de cela qu'il s'agit), ça démarre par un ou deux titres très efficaces. Et dans le genre, "Shangra-Li" et "Unspoken Words" font magnifiquement l'affaire. Et puis arrive les premières chansons Love Love. Et c'est généralement là que ça se gatte. Et bien pour Need To Believe, ce n'est pas le cas. "Need To Believe", 3e piste du CD est bien une ballade, mais suffisamment puissante et courte, sans être dégoulinante, ce cap difficile est passé. Ouf ! Alors bien sûr, vous n'échapperez pas aux passage guimauve qui feraient de si bon générique de Dawson ("Unconditionnal Faith"), mais là encore, cela ne s'éternise pas, et ces mélodies faciles à la sèche sont généralement bousculé par un riff bien Rock ("I Don't Mind"),
voir carrément Metal ("Right From Wrong"). Du coup, je me remets à taper du pied sans même m'en rendre compte. A croire que je me suis jamais arrêter ! Et ce qui est vraiment chouette est que ces moments plus puissants sont les plus fréquents sur cette album. Il n'y a jamais de baisse de rythme donc pas vraiment moyen de s'ennuyer.
Bref un disque bien sympathique qui devrait réchauffer l'atmosphère de ce début d'automne (car c'est pas le tout mais l'hiver arrive, on va bientôt pourvoir aller faire du ski dans les alpes Suisses !)

Il faut laisse le temps au temps (SCAR SYMMETRY - Dark Mater Dimension)

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Déçue. J’ai été un peu déçue par cet album. Ça arrive, je sais. Pourtant il y a tous les ingrédients de Scar Symmetry : du bourrin, du mélodique, des riffs qui tabassent, et des trucs barrés. Mais voilà, c’est peut être trop tout : trop mélodique (comme sur le morceau d’ouverture, le passage mélodique est presque trop gentil) trop bourrin dans les voix et les alternances sont un peu indigestes. Pourtant d’habitude j’aime bien ce genre. Mais là, j’ai eu du mal à accrocher. En général, c’est le style qui vous laisse 3-4 morceaux dans le ciboulot. Sur Dark Mater Dimension j'ai déjà eu du mal ne serait-ce qu’à trouver un morceau que j’aimais vraiment, alors quant à en garder 2 en tête… J’avais pourtant un bon souvenir de Pitch Black Progress et de Holographic Universe. Il faudrait peut être que je les réécoute… Ici, j’ai parfois la sensation que le gorupe a voulu mettre l’accent sur la mélodie pour la mélodie et sur le bourrin pour faire méchant, mais pas pour l’efficacité. Certes, le résultat rend les morceaux plus originaux que ce que d'autres combos proposent, mais cela sonne « forcé ». En me disant que cela ne m’avait pas marqué à ce point sur les précédents opus du groupe, j’ai fait un tour sur le net et j’ai vu que Scar Symmetry avait eu un changement de line up en 2008, peu après la sortie de Holographic Universe : Christian Älvestam a quitté le navire et a laissé sa place à 2 vocalistes, un bourrin et un pas bourrin. Peut être que ceci explique cela. L’alchimie entre les 2 voix n’opère pas vraiment, sauf peut-être sur le 4° titre « Ascension Chamber ». Certains passages le font quand même super bien, comme sur « Nonhuman Era » ou « Dark Mater Dimension ». D'ailleurs, je trouve la seconde moitié du disque meilleure que la première (utilisez donc la fonction Random !). Mais malgré les écoutes, je n’accroche toujours pas plus que cela à ce Dark Mater Dimension. Il rentre et sort de mes oreilles sans y laisser une trace digne de ce nom. Attendons le prochain, l’équilibre sera peut être retrouvé.

Rappel : PAGAN FEST à Lyon le mardi 22/09

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Juste un petit message pour vous dire que le Pagan Fest pose ces bagages mardi prochain à Lyon au Transbordeur (Attention, premier concert à 18h30). Et que même que c'est la dernière date de la tournée, donc l'ambiance risque d'être plus que détendu !
J'y serais ! En espérant vous y voir nombreux ! Pour les retardataires, voici un rappel :

Le mauvais Djeuns (MY PASSION – Corporate Flesh Party)

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Je dois paraître comme étant une vraie fan Neo ou autre musique de Djeuns, puisqu’à chaque fois que je vous en parle, c’est toujours en bien (cf. chronique de P.M.T, The Outburst, concert de Papa Roach), enfin pas forcément (cf. Madina Lake, Kill Hannah !). Et bien aujourd’hui, je vous prouve que je ne suis pas toujours bon public. Déjà, les premières seconde de cet album m’ont fait dire : Ah, un clone de Papa Roach. Ensuite est venu un bruit bizarre tout au long du premier titre (pas si mauvais que ça soit dit en passant). Etant en voiture, je me suis dit que les plastiques de ma Wacken Mobile de 235 000 Km commençaient à vibrer méchant. Mais après avoir tapé 3-4 fois sur le tableau de bord en vain, rassurez vous je l’ai fait en étant arrêté ! J’ai que ce « bruit » revenait à un rythme étrangement régulier… Le second morceau arrivant, ce n’était plus la même vibration… Et là, éclair : ça venait du skeud ! Le clavier, ou autre boite à son de My Passion, arrive à sortir des sons qui parasitent méchemment la musique, un peu comme dans les années 80 où les premiers synthétiseurs faisaient leur apparition. Par la suite, ils y vont un peu plus franco, ce qui fait un peu moins « bruit », mais y’a rien à faire, sur un morceau comme « Day of the Bees » ça remcommence. Là on est même dans les sons technoïdes que je déteste (tout comme l’intro du morceau qui suit : « Never Everland » ou encore « Hot in the Dolls House »). Merde, j’ai craqué. Cet album a donc, comme vous l’aurez compris franchi le fil du rasoir sur lequel les groupes de Djeuns se trouvent pour moi. Trop d’électro (de mauvais électro), de son technoïdes, de chant « rebelle » des bacs à sables. Pourtant il y aurait de quoi faire de bons morceaux avec certains riffs et même avec certaines mélodies vocales. Mais non, ces sons de Dance à 2 balles, à la Pinocchio (rappelez-vous ce hit interplanétaire des années 90, mais si vous savez : Tutatu Tata…, ah ouais, ça fait mal hein ?), ces pseudo cris de rebelle méché et cette surenchère de rythmes sautillant me filent des boutons. Bref, je ne m’attarderai pas sur Coporate Flesh Party, il n’en vaut pas la peine.

Plus c'est long, plus c'est bon ? (DANK JONES - B-Sides)

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La question du jour : "à plus c'est long" rime-t-il forcément avec "à plus c'est bon" ? Vous m'en ferez 10 pages pour la semaine prochaine… En attendant, moi, je vais juste vous en faire un post aujourd'hui, ce qui sera déjà pas mal.
Cette question hautement métaphysique m'est venue lors de l'écoute de B-Sides de Danko Jones. Pas besoin de vous faire un dessin, ce disque est un condensé du début de carrière du Guitariste. Et avec Danko Jones, l'expression "condensée" prend tout son sens. La plupart des morceaux flirtent avec les 2'30, voir beaucoup moins. Les plages de plus de 3 minutes sont des raretés. Et celle dépassant les 4 minutes est unique. Et quand on sait que la galette comporte 27 chansons, la plupart des morceaux sont donc très concentrés. Et pourtant, il n'est pas question ici de Punk (quoiqu'un morceau comme "My Problems (Are You Problems Now)" n'en est pas très loin), mais bien de Rock pur jus.
Ici, pas de solo à rallonge, pas de chichi, pas d'arrangement, pas de break sophistiqué, rien pour amuser la galerie et épater les gonzesses. La guitare est Reine, le rythme binaire est Roi, la voix rocailleuse est beuglée. Il ne reste que l'essence même du Rock!
Donc B-Sides est du concentré de Rock, sans aucun ajout ni artifice. Danko aime la musique simple et souhaite partager ce fait avec nous. La bonne nouvelle est que, dans ce domaine, il excelle. Car toute la grandeur du Monsieur vient dans cette parfaite maîtrise de la simplicité. Rares sont en effet les groupes qui sont capables de faire sonner si bien 3 accords, 4 notes, le tout dans 2 riffs, pour faire une chanson. Il serait toujours possible d'enchaîner les dits 3 accords avec les dites 4 notes autrement pour obtenir 2 autres riffs. Mais je suis pratiquement sûr que le résultat ne serait pas si bon. A l'instar d'AC/DC (je ne vous ferais pas l'affront de vous mettre un lien pour vous faire connaître AC/DC…), Danko a trouvé la recette pour faire sonner chaque riff comme étant un classique du Rock. Et le bougre l'applique à toutes les sauces. Les grincheux diront toujours que ça sonne toujours pareil, que c'est déjà entendu mille fois, qu'il n'y a rien de technique. Qu'une chose à dire : prenez votre gratte les Amis, et essayez de faire du Danko Jones et on en reparle quand vous vous serez usé les doigts pendant des heures sans obtenir le même résultat. A moins que vous ne transpiriez le Rock par tous les pores de votre peau…
Mais revenons à la question du début : "à plus c'est long" rime certes en langue française avec "à plus c'est bon". Mais Danko nous démontre avec B-Sides que "Quand ça traîne pas en longueur" rime aussi "c'est encore vachement meilleur" !

Back to the 70's (PHILIP SAYCE – Peace Machine)

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Qui a dit que le Rock était mort, que l’esprit des 70’s n’était plus ? Il est bien entendu toujours possible de retrouver le son et l’ambiance de ces années fastes pour le Rock barré en se remettant des vieux albums de Led Zep, Black Sabbath, Deep Purple et j’en passe. Mais aujourd’hui, certains zicos perpetuent cet esprit en dévoilant leur talent dans le plus pur esprit psyché cher aux années 60 et 70. Philip Sayce est de ceux-ci. Et il y a sur cet album non seulement l’esprit musical, mais aussi le son et la construction musicale. Quelques incartades Funky à la Glenn Hughes font aussi leur apparition de temps à autre tout comme les ballades mioelleuses qui dégoulinent made in US ! Je ne sais pas pourquoi, mais lorsque j’écoute ce style de zique, je sens comme un flux de zenitude (pas les ballades mielleuses, je vous rassure !) Je trouve ça génial qu’un gars d’aujourd’hui sorte ce style de skeud. On s’y croirait. La guitare possède ce son à la fois crade mais chaud, des alternances de riffs groovy et de soli endiablés, le tout sur un chant mélodique. Alors certes, on ne se prend pas à chanter, à pogoter partout, non, on a plus envie de se poser dans son canap’ et de laisser son esprit divaguer, mais qu’est ce que ça fait du bien de temps en temps ! Et oui, nous ne sommes pas que des bourrinos de base attachés aux blasts et aux growls. Non, j’aime aussi beaucoup ces ziques où le musicien s’exprime avec toute sa classe et où l’impro trouve sa place. Ce n’est effectivement plus trop de mise depuis déjà un bail. Les vraies impro sont souvent un grand moment, que cela soit sur scène ou sur album. C’est sans doute encore mieux quand c’est vous qui avez l’instrument entre les mains ! Mais attention, il y a bonne et mauvaise impro. La bonne impro, c’est un mec, Philip Sayce par exemple, qui prend sa gratte et qui joue, comme ça, sur une base rythmique en béton. La mauvaise impro, c’est un mec qui prend sa gratte et qui joue comme ça, mais c’est pas une bonne impro. Elle est facile, mais parfois, c’est tout à fait ça ! Pour en revenir à cet album, je le trouve peut être à peine trop long. Les 15 titres font un peu pavé. Et cela ne vient pas du fait que cela soit une réédition (sortie chez Mascot Records de cet album enregistré en 2005) puisque la version initiale comportait déjà 14 titres. Mais au moins, lorsque vous caler ce disque dans la platine, vous ne vous releverez pas au bout de 20 minutes, comme c’est le cas de certains groupes !

Les valeurs sûres (HELLFEST clisson)

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Les valeurs sûres. Comme je vous l’ai dit dans mon précédent post, un fest sert à découvrir parfois (souvent !) certains groupes. Mais ce qui vous fait acheter vos billets pour un fest, c’est avant tout l’affiche. Il y a les groupes dont vous êtes fans, et que de toutes façons, vous ne raterez sous aucun prétexte. Et sur 3 jours de festival comme le Hellfest, il y a des groupes que je qualifierais de « valeur sûre ». Bon, certains groupes peuvent cumuler les étiquettes de « valeur sûre » et de « je suis fan, donc peu importe, je fonce », ce qui est le cas de ceux qui vont suivre !

Pour commencer, j’ai envie de vous parler de PAPA ROACH. Pourquoi ? Et bien parce que je n’avais jamais vu le groupe sur scène, que j’aime bien la zique et que toutes les critiques de concert que j’ai lues ont jusque là été positives. A la grande surprise de Withacs, je cours devant la scène aux première notes de « Between Angels and Insects ». Et oui, moi la grande fan de Hard Rock et de Heavy, je cours voir Papa Roach. Comme quoi, y’a pas de règle dans le Metal ! Bref, comme beaucoup, j’ai découvert le groupe avec Infest et je l’ai suivi avec les albums suivants, et j’ai même profité d’un voyage outre atalntique pour me procurer leur dernier album non disponible en France (que d’ailleurs Jacoby Shaddix, le chanteur du combo, nous incitera à télécharger, graver ou à voler vu que la maison de disque française ne veut pas le sortir !). C’est donc un grand plaisir pour moi que de découvrir live tous ces titres maintes fois écoutés dans mon salon. Ici, l’ambiance est x100 : Jacoby harpente la scène comme un lion en cage, n’hésite pas à descendre dans la fosse au plus près du public (ce sera d’ailleurs le premier à le faire du fest), chante à s’en faire péter les carotides et s’adresse sans cesse au public. Ce public, pourtant 100% Metal, lui mange dans la main, et confirme que je ne suis pas la seule : le Metalleux de base peut être aussi un fan de Neo Metal. La communion est telle que le Wall of Death sur « Into the Light » semble même être une farandole de joie ! (pourtant, j’aurais pas aimé être au milieu quand ça fait « GO » et « spluch » cf dans la video ci-dessous). Le final me laisse forcément aphone avec « Dead Cell » et « Last Resort » : Cut my life into pieces · This is my last resort · Suffocation, no breathing · Don't give a fuck · If I cut my arm bleeding. Imaginez je ne sais combien de centaines de gus chantant à l’unisson… brrr frissons !

Autre moment gagné d’avance : le concert de PAIN. Ok, parfois quand on part vainqueur, on peut se ramasser la gueule comme une merde. Et bien non. Peter Tägtgren est un grand professionnel qui sait tenir sa carrière comme une scène : magistralement. Au moment où Pain cartonne en ouverture de Nightwish, il a su mettre son autre groupe entre parenthèse (j’ai nommé Hypocrisy, mais qui revient très bientôt, rassurez-vous), pour enfoncer encore plus le clou avec un nouvel album dans la foulée (Cynic Paradise). Et cela va s’en dire que la popularité du groupe a encore grimpée en flèche au cours de la tournée qui a suivie cet album. Du coup, c’est en star attendue que le groupe investi la Mainstage 2 en plein après-midi ce samedi 20 juin. Les hits s’enchaînent sans relâche pendant les courtes minutes de ce set (environ 40). De « I’m Going In » à « Dancing With The Dead » en passant par « Zombie Slam » ou « Walking on Glass ». On se dit d’ailleurs à l’entame du premier morceau que Hypocrisy doit lui manquer sévère car il y va franco avec une voix bien bourrine et un tempo très soutenu. Le groupe; derrière lui, semble plus impliqué que sur la tournée (plus à l’aise ?). En tout cas, les chœurs font moins samplés et tous les musiciens sont à fond et donnent tout ce qu’ils ont dans ce concert. Pour marquer les esprits, ils marquent les esprits. Mais certains étaient déjà bien marqués car sur les 2 derniers titres c’est une marrée humaine qui saute et chante : « Same Old Song » et « Shut Your Mouth » (cf video ci dessous). Perso, j’ai tenté le headbanguing-chant en même temps, c’est pas facile. Du coup j’alterne. Enfin, j’ai nettement plus headbangué que chanté car j’ai fini sans nuque mais avec encore de la voix ! Je ne sais pas si Pain cartonne en Europe autant qu’en France, mais il va falloir revoir les capacités des salles à la hausse pour la prochaine tournée !

Autre valeur sûre, même si a priori ce n'est parfois pas si évident…Mais en ce qui nous concerne, nous n’avons jamais été déçus par MACHINE HEAD. Et ce soir, nous y trouverons à nouveau notre compte ! Le groupe est sans doute au top de sa popularité (quoiqu’il peut encore grimper) et c’est en tête d’affiche qu’il assure un show tonitruant. Des premières notes d’ « Imperium » aux dernireès de « Davidian », j’ai l’impression qu’il s’est écoulé 2 minutes. Il faut dire que vu la durée des morceaux, ils n’ont pas non plus le temps d’en jouer 25 (ils en joueront 8 en 1h). Rob se laisse visiblement aller et ressemble de plus en plus à Max Cavalera (les dents en plus et les dred en moins !). Mais il reste fidèle à ses « headbang motherfuckers » et ses autres lancées de verre au rythme des « cheerz ». Question zique ça tabasse et les titres de The Blackening passent toujours aussi bien en concert. Les duo de grattes sur un titre comme « Halo » sont vraiment sublimes et l’entente entre les 2 guitaristes ne fait aucun doute. Le public est à bloc, mais ça non plus ce n’est pas une surprise. Les circle pit se font et se défont à un rythme d’enfer. De notre côté du public, c’est plutôt du headbanguing sauvage et de la air guitar taquet ! La air batterie pourrait aussi être de mise, car Dave est vraiment un sacré bon cogneur. Ce n’est pas pour rien qu’il est aussi mis en évidence derrière son kit ! Je disais donc que « Davidian » arrive bien trop tôt (surtout derrière la très calme « Descent the Shades Of Night ») et nous voici à applaudir le groupe (soulagé que Phil n’ait pas fait de nouveau malaise) en se demandant ce qu’il venait de se passer…

Le groupe qui va suivre, je dois l’avouer, n’a pas bercé mon adolescence comme nombre de mes comparses. Non je n’ai pas bavée devant Joey Tempest (ni devant son cousin, Jacques Orage, warf warf, je l’ai faite !). Mais par contre, j’ai moi aussi chantée en souriant la ligne de clavier DU tube de ce groupe. Maintenant vous avez deviné de qui je parle : EUROPE, bien sûr ! Alors oui je suis très heureuse de voir le groupe au moins une fois sur scène. Est-ce que j’aurais payé une entrée en salle ? Pas forcément. Par contre, les voir en festival avec quasiment tous mes potes, alors là ouais ! Je vous avoue qu’à l’heure où le groupe monte sur scène, nous ne sommes pas seuls devant la Mainstage 1. Je dirais bien que c’est la plus grande affluence du fest (en tout cas l’une des plus grandes). Le groupe n’est pas loin d’un Withesnake (mais Joey ne vaut pas David, désolé Anne !), et ses morceaux bien Hard Rock ou plus Rock mélo le font bien. D’emblée nous remarquons autour de nous des fans purs et durs qui chantent littéralement toutes les paroles. Mais que va donner la suite ? Et bien le trio final a mis tout le monde KO et de voir tous ces Metalleux (de la Bimbo au Black Metalleux de base en passant par le mulet des 80’s, le patché Thrasheur et le Metalleux discret) j’ai bien dit TOUS chanter sur « Rock The Night », « Cherokee » et LE moreacu tant attendu, c’était vraiment fort. Et oui LE morceau est à la fin, ça c’est pas une surprise, mais n’empêche que d’entendre en Live les toudoudou-dou toudoudoudoudou… c’est une sacrée expérience ! Les gens hurlent cette ligne de clavier mythique (je dis bien hurle) et le refrain explose littéralement après les coups de batterie. Allez tous en chœurs : « It’s the Final Countdown » toudoudou-dou, toudoudoudoudou… Tiens, rien que de le taper sur mon clavier, j’en ai la chair de poule !

Dur d’enchaîner après un tel concert. Mais quand on voit qui ils ont casé derrière Europe, on se dit que les organisteurs sont des connaisseurs et des malins ! C’est à SUICIDAL TENDENCIES de poursuivre la fête. Et pour cela, la bande à Mike Muir est prêt à relever tous les défis. Enfin là, c’est pas un défi. Suicidal Tendencies en France c’est comme la bière dans le nord ou le vin en Bourgogne, c’est une institution. La foule qui se presse et qui va sauter pendant tout le concert le prouve (et c’est presque les même qui chantaient « It’s the Final Countdown. Toudoudou-dou toudoudoudoudou » !. Si vous n’avez jamais vu ST sur scène, rien de ce que je pourrai écrire ne permettra de décrire ce que c’est. Et si vous avez déjà vu ST sur scène, pas la peine que j’en mette des tonnes, vous savez l’expérience que c’est ! En un mot : STurie ! Et oui, si vous ne devez savoir prononcer que 2 letttre en anglais cela doit être ST (prononcer Esse Ti). Car le père Mike nous le rabâche à longeur de morceau… Et on adore ça ! Le groupe est comme de coutume composé de monstres techniques et rien que ça vaut le coup d’œil. D’ailleurs, certains ont eu la chance d’aller se frotter aux gars sur scène, car fest ou pas fest, ST s’en fout, et livre SA scène à SON public en faisant monter autant de monde que possible. Du coup c’est un sacré bordel et les mecs de la sécu hallucinent un peu ! Encore un grand moment vécu sur ce HellfeST…. Suicidal… ST. Ca y’est ça me reprend !

Après 2 énormes mandales prises en ce dimanche soir (cf Europe et ST), nous hésitons 1 seconde entre se prendre une nouvelle claque de Hardcore avec Hatebreed ou se prendre une claque plus Viking avec AMON AMARTH. Le choix est vite fait (bien que nous soyons quand même un peu déchiré !). Et nous n’avons regretté à aucun moment tant la prestation des Suédois nous a mis HS (et non plus ST !). Malgré l’heure tardive nous entrons d’emblée dans le concert sur « Twilight Of The Thunder God ». Le Death Mélodique d’Amon Amarth est totalement destructeur sur scène, et les stroboscopes aidant, en devient même hypnotisant. La Rock Hard Tent est bondée, nous avons peine à voir le groupe, mais peu importe, nous headbanguons comme des furieux. Plus rien n’a d’importance pendant l’heure que nous offre le groupe. Pas évident de décrire un tel voyage sur une musique aussi bourrine finalement, mais tellement mélodique et envoûtante ! Amon Amarth, c’est un peu les Havas Voyage du Death ! Certains en profitent même pour faire l’ascension des pilonnes ! En tout cas, le groupe maîtrise son art à merveille et se tourne même limite en autodérision lorsque Johan, le barbu de chanteur, nous demande de chanter. Ben en tant que français on comprend rien ! Pas de soucis. Johan enchaîne du tac au tac en nous balanant qu’on peut chanter n’importe quoi, de toutes façons on s’en fout c’est du Death Metal ! Pas fou le Viking ! Bref, une fois n’est pas coutume, lorsque retentit la rude voix de Johan annonce « Death In ? » « Death In ? » « Death In Fire », on ne comprend plus ce qu’il se passe. D’ailleurs nous ne sommes pas les seuls à être sonnés : le groupe semble visiblement très touché de l’acceuil énorme qui lui a été offert. Ce concert était vraiment la preuve vivante et ultime de la bonne et énorme ambiance sur ce Hellfest.




Le soir, je donne des coups de fil (GOTTHARD - Henna)

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Vous avez peut-être remarqué, mais je n'ai pas posté grand chose sur Metallic Doormat ces derniers temps. Mais je n'ai pas été inoccupé pour autant. Si je ne donnais pas signe de vie, c'est à cause d'un petit montage audio/vidéo que je souhaitais terminer. Celui là même que vous pouvez découvrir ci dessous.
Le Monsieur qui parle dans le poste, c'est Henna, le batteur de Gotthard, que j'ai eu le plaisir d'avoir au téléphone. Le groupe de Hard Rock revient sur le devant de la scène en cette fin d'année. Et comme c'est un groupe que j'apprécie, j'étais bien content qu'Henna m'en dise un peu plus. Avec Sgosh, nous avons réfléchi longtemps (comme quoi le Metalheadz peut réfléchir…) : devait-on traduire ce que raconte Henna dans son magnifique anglais teinté d'Italien ? Finalement, nous ne l'avons pas fait. D'abord parce qu'on est un peu fainéant. Mais surtout, une traduction a tendance à dénaturer ce que raconte celui qui parle. On préfère donc vous les laisser les propos en bruts, pour être complètement fidèle à ce que le Cogneur de Gotthard m'a raconté (et toutes nos excuses à ceux qui ont oublié tous leurs cours du collège… On vous avait pourtant prévenu que l'anglais, c'était utile).


Pour ceux qui ne voudrait pas tout visionner, voici un petit découpage du film :
- Au début, Henna explique comme il va
- A 0'42, il nous explique que vieillir a du bon
- A 2'04, il nous raconte qu'il est content de ce qu'il fait au sein de Gotthard
- A 3'23, il évoque la future tournée du groupe
- A 5'02, il nous parle de ses vacances.
- A 5'55, il nous donne sa recette pour rester en bonne santé
- Enfin, à 6'43, il termine par un petit mot spécial pour les Fans Français.

Pour être complet, les 2 morceaux sur le films sont "Shangli-la" et "Unspoken Words", les 2 premiers morceaux de Need To Believe, le futur album de Gotthard qui sort très très bientôt.

Dur dur d'être producteur (VOICES OF ROCK - High and Mighty)

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Ah, les compiles de chanteurs de Hard Rock ! Je pensais que Frontiers Record en était le dépositaire légal, mais j’avais visiblement tort. Metal Heaven nous propose une galette de ce genre. Pour la petite histoire, le duo de producteurs Laussmann et Voss (que je ne connais pas du tout, mais qui ont produit séparément des groupes que, pour le coup, je connais : Bonfire, Mickael Schenker) ont écrit un album destiné aux plus belles voix de Rock Mélodique. Et, ce que ne savais pas non plus, il s’agit d’un second jet puisqu’une première sortie estampillée Voices Of Rock était sortie en 2007. Ici, ils ont fait appel à de grandes voix. Effectivement, on peut citer Joe Lynn Turner, Tony Martin, Rob Rock. Figurent aussi des noms un peu moins connus, Paul Shortino (ah ben si je connais, même qu’il a sorti un album y’a pas longtemps !), Torben Schmidt (ah, qui peut me dire qui est Torben ?), Tony Mills, Bert Heerink. Je vais m’arrêter là, car peut être que je me fous moi même la honte et que vous connaissez tous ces noms ! Bref, le plus important n’est pas le nom mais le résultat, non ? Et bien ici, c’est une compile… Une compile de bons morceaux et de pas terribles. Il faut dire que parfois le son des claviers années 80 et les riffs fion-fions ont raison de moi. Le plus surprenant d’ailleurs c’est que ce ne sont pas les chanteurs les plus « connus » qui livrent les meilleurs titres (à la limite, c’est pas de leur faute puisqu’ils ne sont pas auteurs de ces morceaux). J’en veux pour preuve « Tonight » avec Joe Lynn Turner qui est… Fion-fion, « Remember Me » avec Rob Rock, la ballade dont on se passerait bien, alors que « Down The Drain » beaucoup plus burnée et chantée par Paul Sabu est nettement plus sympa, tout comme « Dirty Games » avec David Reece (ex-Accept), plus sudiste dans l’esprit ! Pas facile donc de garder son enthousiasme tout au long de ce disque puisque c’est un peu Europapark. C’est toujours le risque avec ce type de projet monté de toute pièce, ça passe ou ça casse. Là, pour moi, ça casse. J’en prends la moitié et je jette l’autre. Vous me direz, cela arrive aussi à des groupes. Au moins ici j’ai découvert de bons chanteurs inconnus au bataillon avant, toujours ça de pris !

P.M.T démo 09 preview album

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Cette petite preview d’album nous est parvenue par le plus grand des hasards. Et comme on dit parfois, le hasard fait bien les choses. Nous voilà donc à faire la connaissance de P.M.T, groupe de Lausanne, avec ces 5 titres dont 2 non mixés (là on voit l'intérêt du mixage !!!). Il s'agit effectivement d'un avant goût de l'album à venir. Je dirais même un avant bon goût ! Une zique plutôt efficace, que j’aime à qualifier de musique de djeuns, qui rentre et ne sort plus de votre cerveau. Certes, ce n’est pas d’une grande originalité ni d’une spiritualité transcosmique (ça tombe bien, je ne sais pas trop ce que cela veut dire !). Non, c’est de la zique simple, mélodique, qui doit bien le faire sur scène. En me penchant sur le cas P.M.T j’ai découvert que le groupe est né en 1997, a déjà sorti 3 albums et 1 EP et a fait pas mal de dates, notamment en ouverture de Marylin Manson en 2007 et 2009, Korn en 2005... Bref pas des petites dates ! Le prochain album, intitulé Here Lies P.M.T, est donc prévu pour cet automne. Reste à voir si les titres présents sur cette galette sont un best of ou juste un apéritif…

Surprise ! (SONATA ARCTICA - The Days Of Grays)

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Pour une fois, je vais vous parler d'un album en allant droit au but : The Days Of Grays, nouveau disque de Sonata Arctica est surprenant !
Je rassure tout de suite les Fans du combo finlandais : la bande à Tony Kakko n'a pas viré Death Metal ou Pop Rock. Le groupe évolue toujours dans un Heavy Mélodique de très bonne facture. Par contre, première surprise de cet album: quelle présence des orchestrations ! Pour être produit, cet album est produit ! Des cuivres, des cœurs, des violons ! Un orchestre en entier a été convié, donnant l'impression d'être parfois en compagnie de Nightwish. Il est possible que cette patte symphonique soit présente chez Sonata depuis quelques albums, car je dois reconnaître que j'avais un lâcher l'affaire ces dernières années. Du coup, le choc est violent pour moi. La musique est plus Epique que jamais, avec un côté grand spectacle complètement assumé.
Deuxième surprise : les premières lignes de chant ne sont pas assurées par Tony, mais par une jolie voix féminine, donnant l'impression que la maison de disque n'a pas mis le bon disque dans la bonne pochette. Mais les choses rentrent vite dans l'ordre puisque le chanteur du groupe reprend rapidement les rênes. Mais cette surprise déconcerte suffisamment (je sais, il ne me faut pas grand chose… ;)), pour rendre le premier morceau ("Deathaura"), très progressif dans la construction, très accrocheur. Et on se prend au jeu de tendre l'oreille pour capter les autres surprises.
"The Last Amazing Grays", la chanson suivante, nous ramène vers des contrées musicales plus courantes. Quoique… Au milieu du morceau, nouvelle cassure de rythme, avec un passage dans un pur style Nightwishien, avec ces énormes orchestrations et ces guitares saccadées. Même si ce passage est magnifique, cela sent presque le plagiat. Une petite faute de goût.
"The Flag In The Ground" remet les pendules à l'heure, du Sonata Arctica 100 % pur jus, avec une batterie épileptique et une mélodie, sur le refrain, immédiatement mémorisable. Même chose pour "Breathing", la Power Ballade de rigueur, classique de chez classique. Arrivé à ce stade de l'écoute, je suis presque déçu. Tellement surpris par la diversité du début de disque, j'en viens à regretter le classicisme de ces deux morceaux, qui restent quand même sympathiques.
Mais "Zeroes" me contredit aussitôt, avec ces sonorités limite Indus. La Vox Box est de sortie sur ce morceau mid-tempo, au refrain imparable. Et je me prends à rêver : Et si Sonata, avec toutes ces surprises, nous sortait ici l'album Heavy de cette fin d'année ?
Je ne ferai pas durer le suspense plus longtemps : la réponse est oui. Que cela la très Progressive "The Dead Skin" avec son couplet très sautillant, qui s'enchaîne avec un riff Thrash puissant sur laquelle Tony hurle comme un goret, puis une partie grandiloquente au piano que ne renierait pas Adagio ; la schizophrénique "Juliet", avec ces parties mielleuses comme de la Pop et d'autres tranchantes comme des rasoirs ; ou encore le chant féminin très Folk traditionnel (genre Blackmore Night's) de "No Dream Can Heal A Broken Heart", chaque morceau révèle son lot de surprise, tout en restant fidèle au style Sonata Arctica.
Les détracteurs du style diront toujours que le Heavy est une musique de théâtre pour branleurs de manche se shootant à coup de flamme de Dragon et de preux Chevalier, et que tout cela tourne en rond depuis trop longtemps. Pour ma part, j'ai senti sur ce disque une vraie envie d'évoluer, une vraie envie de défricher, ce qui me fait dire que The Days Of Grays est bien une pierre angulaire de la carrière de Sonata Arctica.

Rencontre avec Black Stone Cherry (Hellfest 2009)

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De notre expérience "Hellfest", nous avons ramené une petite rencontre bien sympathique avec Ben, guitariste de Black Stone Cherry. Enchantés par leur dernier album, Folklore and Superstition, et encore sous le choc de leur concert (cf. ici), nous n'avons pas hésité longtemps avant d'aller tailler la bavette avec le blond guitariste du combo Ricain. Il s'est avéré nettement plus calme Backstage que sur scène, mais tout aussi sympa !

Vous trouverez donc ci-dessous quelques extraits de cette rencontre. Désolé pour le son, parfois pas très bon, mais contrairement à Phil de Machine Head, Ben n'a pas une voix grave qui porte bien, et le préfabriqué réservé aux interviews était bien agité en ce dimanche.


Pour les pressés, voici quelques petits raccourcis :

  • A 0.30 nous parlons un peu de leur prestation au Hellfest, qui avait eu lieu quelques minutes plus tôt.
  • A 1.24 Ben nous explique d'où vient le nom du groupe, Black Stone Cherry
  • A 1.56, il nous confie ce qu'il l'a conduit à jouer du Rock'n'Roll
  • A 2.40, il nous donne ses impressions sur la France
  • A 3.10, Ben nous fait part de son impression pour les concerts en salle et ceux en fest.
  • Il est question de religion à 3.42
  • A 4.10, nous parlons de la composition et du prochain album
  • Ben se souvient de son tout premier concert vers 5.25
  • A 6.18, il nous parle de son meilleur souvenir avec Black Stone Cherry avant de conclure à 7.00

Lettre à Edguy (EDGUY - Fuckin With F***)

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Chers Messieurs d'Edguy,
Permettez-moi d'abord de me présenter. Je m'appelle Beatnick et je suis un gros fan de votre groupe depuis un paquet d'années. Vos CD ont une belle place dans ma discothèque. Et nos chemins se sont croisés à de nombreuses reprises que cela soit pour des concerts en salle ou sur des festivals. Bref, je vous aime bien !
Mais si je vous écris aujourd'hui, c'est pour vous dire que je ne suis pas très content. La raison de mon mécontentement est la sortie de votre nouveau CD/DVD, Fucking with F***. Car en dehors du titre de l'objet que j'ai trouvé excellent, ce nouveau produit estampillé Edguy ne m'a pas fait sourire. Je ne parle ici que du CD, n'ayant pas encore eu l'occasion de mater le DVD. Un nouveau live, je ne suis pas contre, loin de là. Mais quand j'ai découvert Fucking…, j'ai été fort déçu.
En 2003, vous aviez déjà sorti un double album enregistré en public, Burning Down The Opera. C'était un excellent skeud. Puis vous avez sorti 3 albums studio (dans l'ordre Hellfire Club, Superheroes, Tinnitus Sanctus). Première surprise sur Fucking With F***, pas un seul titre issu de votre dernier album, alors qu'il est excellent. Fucking… ayant été capturé sur la tournée de Superheroes, c'est normal, mais c'est un peu dommage quand même.
Conséquence de ce choix, les titres issus de Superheroes et de Hellfire Club sont assez nombreux. Ça, c'est cool puisque ces chansons sont très bonnes. Ma vraie déception est ailleurs, sur le choix des titres plus vieux : "Babylon", "Vain Glory Opera", "Land Of The Miracle", "Avantasia"… ça n'aurait pas des allures de déjà-vu tout ça ? Et oui, en dehors des titres issus des 2 albums sus-cités (qui n'éxistaient pas en 2003), on retrouve tous les titres de Fucking With F*** sur Burning Down… Ces vieux titres représentant près de 50 % de votre nouveau double CD, j'ai l'impression que vous foutez un brin de moi pendant la moitié de l'écoute. Un vrai copier coller ! Finalement, un simple CD live ne contenant que les nouvelles chansons aurait largement suffit !
D'un autre côté, ceux qui, comme moi, vous ont déjà vus de nombreuses fois en concert, ne seront pas surpris par ce choix de playlist, puisque d'une tournée à l'autre, vous ne changez jamais les vieux titres que vous jouez. Cet enchaînement me permet de pousser mon deuxième coup de gueule : si nous aimons toujours vous voir sur scène, chers amis d'Edguy, c'est certes pour voir quelques classiques, quelques nouveaux morceaux et les classiques pitreries de Mr Tobbias. Mais nous aimerions aussi être surpris, ce qui n'est vraiment plus le cas sur vos dernières tournées ! Toujours les mêmes titres, toujours les mêmes sollicitations du public. Il n'y a que les pantalons de Tobby qui changent ! Pour exemple, la dernière soirée en votre compagnie (résumé ici) ne fut pas une grande réussite. Aussi, chers Amis, faites un effort ! Vous vous renouvelez très régulièrement sur album (il suffit de comparer Superheroes à Hellfire Club pour s'en rendre compte). Si vous pouviez faire la même chose en concert, qu'est ce que ça serait bien !
Autres posts sur Edguy : Tinnitus Sanctus, concert à Lyon

Back In Time (HELLFEST Clisson)

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Un fest, c’est l’occas de découvrir de nouveaux talents, mais aussi de voir des vieux de la vieille qu’honteusement, on a jamais vus ! Cette édition du Hellfest a été pour nous l’occase de voir des groupes plus ou moins cultes dans leur domaine, et que nous n’avions jamais croisés sur scène. Dans le désordre (car y’a pas de raison de les hierarchiser !), voici nos moments passés avec les « Vieux » !

Vendredi 18h15 : nous faisons la découverte scénique, mais aussi musicale, de Voivod. Et oui, nous ne nous étions jamais penchés sur le cas des Canadiens. Et je dois avouer que j’ai passé un super moment. Paute Yann, à mes côtés, me commentait les titres interprétés, mais je n’ai pas tout retenu. Je me souviens juste qu’ils ont joués quelques vieilleries, mais aussi des titres plus récents. Mais même sans connaître, j’ai vraiment accroché à ce boulgi bougla Metal. Non ce n’est pas que du Thrash, il y a plein d’éléments que je ne soupçonnais pas chez Voivod : une touche Punk, Pop, Rock, … Mais quasiment plus que la musique, voir ces gars prendre autant de plaisir sur scène était excellent. Certes, ce n’est pas Jason Newstred qui était derrière la basse, mais à la limite, on s’en fout, tellement le groupe était agréable à regarder. Le petit tour sur scène de Eric Forrest, ancien membre du combo de 94 à 2001 et que nous avions découvert avec E-Force au Raismes Fest en 2004, était sympa. Le voir danser la bourrée, bras dessus bras dessous avec Snake, était un grand moment. L’attitude scénique de ce dernier, genre "je fais n’imp sur scène", tranchait avec la zique plutôt barrée et sérieuse. Mais cela rajoutait un côté surréaliste finalement cohérent ! Le petit hommage à Piggy, guitariste du combo décédé en 2005, en fin de show était tout sauf surfait et a probablement tirer une larme aux fans les plus durs du combo. Bref, il est temps que je rattrape mon retard et que je me penche sur la disco du groupe dès que j’en aurais l’occasion.
La seconde remise à niveau de la journée était pour W.A.S.P. Dieu sait si le Thom m’en avait parlé à une époque où je n’étais pas encore devenue une vraie Métalleuse ! Mais il a fallu attendre l’année 2002 et la sortie de Dying For the World avant que je ne pose une oreille très attentive sur la zique du groupe. Depuis, j’ai plutôt suivi le train, mais sans jamais voir le père Blackie sur scène. Je remercie donc chaleureusement le Hellfest d’avoir permis à de nombreux fans de voir W.A.S.P. sur scène en France. Car effectiement, je n’étais pas la seule à ne pas vouloir rater ces vieux de la vieille. La mainstage 2 fait carton plein et le public de connaisseur, à fond, chante sur quasiment tous les titres. Le look de Blackie laisse certes à désirer (bottes en daim à franges, slim noir, t-shirt et lunettes noires, avec un visage tout bouffi, on aurait presque eu envie de se marrer). Mais quand le Monsieur se met à chanter, on n'a plus envie de rire du tout. La puissance vocale et le timbre restent fidèles aux prestations sur album que perso, j’adore ! (des ballades à vous filer le frissons même par 30° à l’ombre, n’est ce pas Withacs ?) Et entendre tout le monde chanter et reprendre à tue tête « I wanna be somebody » avait de quoi mettre les frissons. Les 10 minutes de retard du début n’ont pas empêché Blackie de balancer encore un morceau. Le hic était que Down a du coup commencé son set avant la toute fin du show de W.A.S.P. Oups ! Mais le guitariste chanteur n’en avait rien à foutre et je ne pense pas que cela ait entâché le plaisir qu’il a visiblement pris pendant ce concert. Il faut dire qu’il y avait de quoi lorsqu’il y a une telle ambiance. Une vraie bonne surprise tant par le concert lui même que par le public.
Je laisserais le mot à un poête juste devant moi qui s’est retrourné à la fin du concert et m’a dit : « C’est mieux qu’une bonne baise ! ».
W.A.S.P. a à peine enlevé ses amplis, que ceux d’Anthrax se posent. Pourtant nous ne ferons pas le pied de grue devant la mainstage 2. Il y a quelques années, nous l’aurions fait (et nous l'avons fait d'ailleurs !), à l’époque où John Bush tenait le micro, à l’époque où le groupe avait encore un peu d’intégrité. Depuis, des dollars ont coulés sous le pont, John Bush s’est fait méchemment jeter pour laisser la place à une reformation douteuse avec Belldonna qui a avortée. Le nom de Corey Taylor a plané un moment, mais bon, quand on chante dans Slipknot et Stone Sour, on ne peut pas non plus être méga dispo pour un groupe comme Anthrax. Bref, ils ont recruté un certain Dan Nelson qui depuis d’ailleurs, a quitté le groupe (entre le Hellfest et le Wacken !). Mais en ce qui me concerne, un groupe qui se permet de jeter un frontman comme John Bush après plus de 10 ans de bons et loyaux services ne mérite pas que je me fatigue les mollets ! j’ai préféré aller me chercher un bon casse dalle et une petite mousse (sous les tentes y’a du trop bourrin pour moi !). Donc c’est de loin que nous entendrons la fameuse reprise de nos Trust nationaux, avec aucun regret.
Samedi, il est environ 21h15, Gojira s’époumonne sur la Mainstage 1, et des roadies s’affairent sur la Mainstage 2. Tiens, il est bizarre le raodie, il ressemble vachement au mec de Misfits. Et l’autre aussi derrière la batterie. Tiens, le gratteux aussi. Mais non, on ne rêve pas, c’est le trio lui même qui assure sa balance ! Le maquillage et la coupe aujourd’hui devenue culte arboré par l’unique rescapé fait quand même son effet. Punk is not Dead ! Et ce n’est pas un concert des Misfits qui nous fera écrire le contraire. One, Two, Three, Four. C’est presque du Ramones ! Les titres s’enchaînent sans temps mort. Du coup à la fin, nous, on est mort ! Assez étrange de se taper un concert comme ça au milieu des concerts plus Metal. Mais, même si je ne suis pas super fan et que me faire un fest entier de Punk, je pourrais pas, un concert comme ça, c’est bon ! Et puis, je ne vous cacherais pas qu’entendre « Die Die My Darling » et « Last Caress » en ultimes morceaux d’un concert pied au plancher nous a fait un plaisir certain.
Le concert qui suit est un plaisir purement personnel. Je l’assume et remercie mon frère de m’avoir laissé (volontairement ?) son skeud de Killing Joke, Night Time. Je n’avais pas du tout suivi la carrière du combo, sauf via les mag et les compte-rendus de concerts bien barrés. Ce soir, c’est plus par curiosité que je me suis plantée devant la scène, mais je suis restée car je suis rentrée complètement dans le concert, effectivement barré, de Jaz et sa bande. Pourtant je ne suis pas toujours très apte à rentrer dans des ambiances un peu spé en fest (je pense notamment au concert de Ministry à Wacken). Mais là, je ne sais pas, j’y suis rentré. Et comme une récompense, j’ai entendu mes 2 morceaux préférés de l’unique album de Killing Joke que j’ai dans ma discothèque. L’hallu totale. C’est donc « Love Like Blood » et « Eighties », enchaînées en plus, qui me sont offertes. Du coin où je suis, je dois être la seule à chanter comme un goret et à sauter partout. Mais tant pis, j’ai pris un pied d’enfer, sur ces 2 titres et sur la quasi totalité du concert, avec un groupe qui a marqué un petit bout de mon adolescence !
Un troisième jour de fest est parfois difficile à entamer. Mais là, nous avions bien commencé avec Black Stone Cherry. L’inte de ces derniers nous avait fait rater ADX, mais nous sommes bien là lorsque Satan Jokers envahi la Mainstage 1 sous un soleil de plomb. Enchanté par leur tout dernier opus (cf. ici), c’est avec grand plaisir que nous découvrons les Frenchies faire leur retour scénique, quasiment 25 ans après leur cessation d’activité. J’avoue avoir été un peu déçue du peu d’affluence devant la scène (il n’est effectivement que 13h), mais il y avait quand même de beau mulets ! Renaud Hanston reste un bon showman et un très bon chanteur, et le groupe qui l’accompagne n’est pas constitué de manchots ! Preuve en est le solo de basse époustouflant. A noter qu’il ne s’agissait pas du bassiste originel puisque ce dernier est mort il y a 5 ans. Le bassiste en a d’ailleurs jeté son blouson de cuir dans le public (sympa !). La fin sur « Fils du Metal » remporte un franc succès, il faut dire que sur un fest comme celui là, on ne peut trouver mieux comme hymne ! (si, je sais « Kings of Metal », mais &/ c’est déjà pris, 2/ Satan Jokers était meilleur que Manowar !)

Lara ne sait pas chanter (3 INCHES OF BLOOD - Here Waits Thy Doom)

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Certaines voix sont horripilantes. Le moindre frémissement d'onde sonore qui vous arrive dans votre pavillon auriculaire, et c'est la chaire de poule assurée. C'est physique. Quand vous entendez ces sons, vous n'avez qu'une envie, que l'auteur du bruit la ferme le plus rapidement possible.
Pour ma part, c'est par exemple le cas quand j'entends Lara Fabian hurler (je n'arrive pas à écrire chanter...). Je ne supporte pas. Quand je vois la donzelle prendre son souffle, je zappe (je ne l'ai jamais vu en vraie, je ne vais quand même pas payer pour ça). Même chose avec Lââm. Vous aurez beau m'expliquer que ce sont de grandes chanteuses, qui ont une voix superbe, je ne peux pas. Bloquage...

Par contre, si vous me passez le dernier 3 Inches Of Blood (CD qui tourne dans ma chaîne au moment où j'écris ces quelques lignes), je vous affirmerai que ce type à une voix fantastique. Certains vont hurler au scandale. Cam Pipes (c'est le nom du chanteur) ? une belle voix ? mais tu as à de la merde dans les oreilles, mon pauvre Beatnick !
Et bien oui les amis, j'ose et je l'affirme, Cam à une voix magnifique et c'est un grand chanteur. Car mettez quelqu'un d'autre à sa place dans 3 Inches Of Blood et vous n'aurez plus du tout la même musique. Le Heavy du groupe sera toujours du Heavy, mais il n'aura plus la même saveur. Car 3 Inches, sans cette voix de canard rocailleuse (je vous laisse imaginer le cocktail !), ne serait pas 3 Inches. Je vais même plus loin : pas sûr qu'ils auraient atteints le niveau de reconnaissance qui est le leur aujourd'hui. N'allez pas croire que les autres musiciens ne sont pas bons, car ce n'est pas le cas. La musique est de qualité, mais finalement, très passe-partout (combien de clés ?). Mais ce qui rend Here Waits Thy Doom, le dernier méfait des Canadiens, vraiment bon, c'est l'association de Cam, à la voix nasillarde, avec ce Heavy délicieusement Vintage.
Et plus j'écoute ce disque, plus j'en suis convaincu : sans Cam, ce disque serait complètement passé inaperçu pour moi. Mais l'association du chanteur avec la musique proposée par ses acolytes transcende l'ensemble pour donner une des très bonnes surprises du moment. Et c'est là que l'on voit les grands musiciens : celui qui est capable de magnifier un ensemble, celui qui en apportant sa pierre rend l'œuvre tout simplement plus belle, celui qui construit avec les autres pour un résultat toujours plus grand, celui là est un vrai musicien. Et où avez-vous vu entendu que Lara était capable d'une telle performance ? Mettez n'importe quelle gueularde issue de la Nouvelle Star à sa place et vous obtiendrez la même chanson. Mais mettez la même gueulard en question ou même Lara à la place de Cam, et vous verrez le Heavy de 3 Inches retomber comme un vieux flan !

Pas de bol... (FAIR WARNING - Aura)

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Il ne vous arrive jamais de vous poser la question suivante : "Mais comment ce CD sait-il retrouver dans mon mange-disque ?". Moi, ça m'arrive. A y réfléchir, c'est même assez fréquent. Dans notre monde où la musique est archi-disponible et où la surproduction nous guette, on passe notre temps à écouter des trucs dont on ne connaît pas l'origine. Mais quand on creuse, on arrive souvent à en savoir un peu plus.
En me baladant l'autre soir sur le net, je me suis arrêté sur un nom de groupe : Fair Warning. Ce patronyme m'a interpellé sans que je sache pourquoi. J'ai vite réalisé qu'il y avait une confusion dans ma petite tête. Reconnaissez qu'entre Fair Warning et Fates Warning, il y a comme une certaine ressemblance. Et comme j'avais déjà croisé le nom des deuxièmes, le nom des premiers m'a tilté. Du coup, je me suis arrêté dans mon surf sans but pour découvrir les premiers en pensant écouter les deuxièmes. Je me suis donc procurer Aura, le dernier méfait du groupe (le premier pas les deuxièmes…, ça ne suit pas au fond). Sauf que quand le disque est arrivé dans mon lecteur, je m'étais aperçu de mon erreur. Mais le CD étant à ma disposition, je n'allais quand même pas le jeter sans y jeter une oreille.
Pour le coup, j'aurais bien aimé que le mode "association à la con" de mon cerveau fonctionne un peu moins. Car ma balade virtuelle m'aurait peut-être permit de découvrir un autre disque, bien meilleur. Non pas qu'Aura soit mauvais, mais le FM n'a jamais été trop mon truc. Et si certains albums de ce genre musical sont pour moi des grands disques (comme le dernier Tesla ou le dernier Gothard), ce n'est pas le cas d'Aura.
Tout démarre pourtant bien sur ce disque, avec un enchaînement de deux titres ("Fighting For You Love" et "Here Come The Heartache"), assez enlevés et plutôt réussis. Et ils enchaînent sur une power ballade de bonne facture ("Hey Girl"). Surprenant pour ma pomme, car les Power Ballede des groupes de FM ont d'habitude une sérieuse tendance à casser les couilles. Remarquez au passage les magnifiques titres de ces Chansons. Même David Coverdale de Whitesnake n'ose des enchaînements de titre aussi kitch !
Ces 3 premiers morceaux passent plutôt bien. Mais c'est après que ça se gatte : "Don't Count On Me", chanson FM gentillette où tout le monde, il est beau, tout le monde, il est gentil ; "Falling", 2e ballade, toute sirupeuse et dégoulinante de guimauve (à les "Yeeeehh, Falling love" sur le solo guitare, que c'est romantique…) ; "Holding On" , 3e ballade (deux de suite, ils vont me tuer !) ne fait pas mieux et même pire !
Après ce dure moment passé, je retrouve quand même le sourire avec "Walking On Smiles", qui malgré son refrain trop mielleux pour moi, m'accroche bien grâce à son couplet bien catchy et des petits arrangements électroniques bien trouvés.
Je ne m'éterniserai pas sur les derniers titres, car ils sont du même calibre que tout le reste. Le sympathique alterne avec le franchement pas terrible (et je reste poli). Il est certain que le Net a ses bons côtés. Il nous permet de découvrir toujours plus de nouveaux groupes. Mais c'est une arme à double tranchant. Si l'on gagne parfois en découvrant des perles, il nous arrive souvent de nous planter dans nos choix. Et comme ceux-ci se font souvent au petit bonheur la chance, ce soir, je n'ai vraiment pas eu de bol !

Ne jamais se fier aux apparences (REVENGIA - Eraser)

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On me le répète pourtant depuis que je suis tout petit. Ne jamais se fier aux apparences ; l'habit ne fait pas le moine ; toujours aller gratter sous la surface. Mais je suis comme la plupart d'entre vous. Dans notre monde où l'apparence compte pour beaucoup, je m'arrête trop souvent à ce que je vois, sans aller plus loin. Je sais, ce n'est pas bien, mais c'est comme ça.
Heureusement pour moi, cette attitude à la con n'est pas non plus systématique. Si cela avait été le cas, Eraser, nouvel album de Revengia, n'aurait certainement pas pénétré dans mon mange-disque. Prenons d'abord le nom du groupe : Revengia. C'est pas gagné… Sonne daté, très années 80. Je crains le pire : un groupe de tarlouze qui se croit méchant. Je continue avec la pochette de l'album (voir ci dessus) : un vieux diable tout pas beau sacrifiant des humains alors que le monde est bombardé par des rayons lasers. Pas gagné non plus… "Du Heavy classique, mal produit et chanté avec une voix de castra" me suis-je dis lorsque j'éi découvert cette pochette pour la première fois. Et j'aurais pu m'arrêter là et passer mon chemin.
Mais aller savoir pourquoi, j'ai quand même mis cette galette dans ma chaîne. Et c'est là que j'ai eu une révélation : Putain que ce Eraser est bon !!!!
Oubliez le Metal de tarlouze des années 80 pour gonzesses (Je sais, ça sonne misogyne, mais c'est juste pour faire gros dur !). Il est ici question de gros Thrash avec une bonne dose de mélodies, Celle qui sont du genre a te rentrer tout droit dans le crâne pour ne plus en sortir. Le plus terrible est que plus j'écoute cette musique, plus je ressens l'efficacité de ce disque. Je craignais aussi une production ratée. Que Nenni, les amis ! C'est du solide, du costaud, soutenant parfaitement cette musique qui, à défaut d'être originale, est rudement efficace. Et si la base est solide, que dire des petits arrangements, notamment vocaux, qui apportent de-ci de-là, une petite touche de douceur, histoire de respirer de temps à autre ("Life").
Mention spéciale aussi au chanteur : une belle voix rocailleuse qui réchauffera le cœur du moindre Metalheadz transi par le froid (ce qui n'est pas le cas aujourd'hui puisqu'il doit faire 35° à l'ombre !). Et que dire de ces riffs plombés ? des coups d'enclume dans la tête, tout simplement.
Comme je viens de vous le dire, il fait très chaud en ce jour d'août. Mais ce n'est pas Eraser qui va faire retomber la température. C'est même tout le contraire. Ce Metal de haute voltige ne va réussir qu'une chose : me faire rentrer en fusion.
Il ne faut vraiment pas s'arrêter aux apparences. Si j'avais fais cette belle boulette, je serais tout simplement passé à côté de la révélation de cette été !

Doom Party ! (Hellfest - Clisson)

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Aujourd'hui, je vous propose un nouvel extrait du grand feuilleton de l'été : Sgosh et Beatnick au Hellfest. Le nom de l'épisode du jour est : Doom Party !
Le Doom est rarement représenté en festival. Il y a toujours un ou deux groupes officiant dans ce style sur chaque affiche. Mais très rarement plus. Et c'est fort dommage, car si je ne suis pas un grand fan de Doom sur album, j'apprécie beaucoup ce style en Live. D'où mon énorme joie quand nous avons vu le programme du Hellfest. Car, le Doom était représenté en force durant les trois jours du festival.
Pour les aficionados du genre, tout démarra très mal le vendredi. A 16h40 exactement, Pentagram devait envahir la Main Stage 2. Mais en lieu et place du groupe, c'est un organisateur du Hellfest qui se présente pour nous dire que ce concert est annulé, le groupe n'ayant pas eu l'autorisation de quitter le sol US. Dommage, nous aurions bien vu ces pionniers du Doom sur scène. Mais nous nous en remettrons (ce qui ne fut peut-être pas le cas du Fan allemand qui attendait à côté de nos et qui était au bord des larmes lors de cette annulation. On lui souhaite prompt rétablissement…).
Heureusement, les amateurs de musique fumée avait peu à attendre, Down n'étant programmé que 3 heures plus tard. Pas à proprement parler un groupe de Doom. Mais Down fait une musique à part qu'il est difficile à rattacher à un style. Et sur scène, cette musique apporte le même genre de sensations que le Doom. Elle vous emporte dans de lointaines contrées glauques et nauséabondes, toujours enfumées. On nous avait prévenu que Down était un grand groupe Live. Qu'une chose à dire à la fin de ce concert : nous sommes d'accord ! Comme nous nous y attendions, Phil Anselmo (Chant) était relativement déchiré. Mais cela ne gâche en rien son interprétation. Cela ne lui a non plus posé de problème physique, le bougre, fin énervé, arpentant la scène de long en large, haranguant sans cesse la foule (qui lui mangea dans le creux de la main). Que cela soit sur scène ou dans la fosse, tout le monde prend son pied, dans une belle communion. Une bien belle fête…
En ce premier jour de festival, ce sont les maîtres absolus du Doom, les Créateurs, ceux sans qui rien ne se serait passer, qui doivent se produire dans la soirée. Avec Sgosh, c'était certainement un des concerts que nous attendions le plus. Heaven and Hell joue ce soir, et il était hors de question de les rater. Car si Ozzy Osbourne est le chanteur légendaire de Black Sabbath, Ronnie James Dio n'est pas un second couteau. L'association de sa superbe voix et les rythmiques plombées de Tonny Iommi (le vrai Papa du Doom) est un régal absolu pour les esgourdes. Et comme on pouvait s'y attendre, le concert proposé de ce soir est tout simplement classe. Professionnel jusqu'au bout des doigts (peut-être un poil trop d'où un petit manque de chaleur et de contact), le groupe joue carré de chez carré, rendant sur scène toute la puissance qui se dégageait sur The Devil You Know, le dernier album en date. Un superbe concert digne d'une tête d'affiche (d'autres ne peuvent pas en dire autant…)
Dans la série vieux groupe légendaire, nous sommes gâtés en ce premier soir, puisque c'est Saint Vitus qui clôt les débats d'une des deux Main Stage. Soyons honnêtes, nous n'avons pas regardé tout le concert, car nous avions envie de nous poser un peu. Mais les quelques morceaux que nous avons vus nous ont enthousiasmés. Groupe à l'ancienne n'ayant jamais quitté la fin des années 70, avec un light show minimaliste (après les énormes lumières de Heaven And Hell, ça fait vraiment pauvre), pour une mise en avant maximal de la musique. Méthode très différente de celle de la bande à Iommi, mais pour un résultat identique : une plongée en eau très trouble, où le magnifique rencontre l'horreur fantasmagorique… La suite des aventures doomistiques demain !

Ci dessous un petit clip pour imager mes propos. Vous retrouverez Down à T0, Heaven and Hell à 2m04s, Saint Vitus à 3m03s, Grand Magus à 3m46s, et Cathédral à 5m30s.

Le lendemain, nos aventures Doom commence très tôt, puisque nous avons rendez-vous avec Grand Magus dès 12h10 (quand on s'est couché à 5h, ce n'était pas évident, mais on y était !). Ok, ce n'est pas complètement du Doom. Mais le Stoner existerait-il tel que nous le connaissons aujourd'hui, sans son auguste grand frère ? Nous avons donc fait le choix de vous parler de cet énorme concert dans ce topic. Avez-vous bien lu la dernière phrase ? ENORME CONCERT ! Les 40 petites minutes passés en compagnie du trio furent tout simplement un des moments les plus forts de ces 3 jours. Musicalement, nous sommes des grands fans (ceux qui veulent un extrait peuvent soit regarder la vidéo ci-dessus, soit se repasser la vidéo de ce message). Mais sur scène, le Stoner Epique de Grand Magus prend une toute autre ampleur. Puissant, racé, envoûtant. Monstrueux ! Et qu'on ne vienne pas me dire qu'il est impossible de tripper en plein jour. Si le concert est bon et que la musique est classe, il est tout à fait possible d'atteindre une transe métallique, sans alcool, et sans être dans le noir. Et ce n'est pas le public, déjà nombreux en cette heure matinale (bravo à tous !), qui me démentira. Ecoutez donc "Iron Will" sur scène et nous en reparlerons !
Les fans de Doom devront ensuite patienter jusqu'au dimanche pour s'en remettre une louche. Mais tout vient à point à qui sait attendre, puisque 3 groupes sont programmés en cette dernière journée de Festival. Cela commence en milieu d'après-midi avec la performance d'Orange Gobelin. Nous aurions bien aimé pouvoir vous en dire plus, mais la Terrorizer Tent étant pleine à craquer, nous n'avons rien vu de ce concert. Dommage pour nous, mais tant mieux pour le groupe qui a su rameuter les foules (Petite remarque au passage : nous avons l'occasion de croiser le chanteur sur le festival. Le Monsieur est un gros naze quand il est tout bourré…)
Nous avons plus de chance avec Cathedral, qui se produit dans un espace plus grand (Rock Hard Tent). Ayant déjà vu ce groupe sur scène, nous attendions un grand concert. Ce ne fut pas le cas. Ce concert ne fut pas grand, il fut énorme ! Le Doom de Cathedral est toujours aussi caractéristique : des rythmiques plombés, qui accélèrent à des moments toujours bien sentis, avec un Lee Dorian posant sa voix nasillarde toujours à la limite de la justesse, mais sans jamais tomber dans la cacophonie. Que cela soit les membres de Metallic Doormat, ceux de la Colère du Peuple ou de Metal Tribune, nous avons tous headbanguer sauvagement pendant 45 minutes. Et ce n'est pas uniquement à cause de l'apéro de notre ami Jack D… Un autre grand moment du Hellfest 2009.
Le dernier groupe de Doom que nous ayons vu est Electric Wizard, un des représentants les plus Extrême de la scène. Même problème que pour Orange Gobelin, la Terrorizer est blindé. Mais c'est quand même plus facilement accessible. Nous en profitons pour assister à 2 morceaux, soit plus de 20 minutes de concerts (Normal, on parle de Doom !). Rien à dire d'autres que là encore, nous avons pris notre pieds !
Conclusion de cette partie Doomistique de notre aventure Clissonienne. Rien ne vaut une musique lourde, puissante, et répétitive pour atteindre le Nirvana, qui se situe bien dans les entrailles de la terre et non dans le ciel, coincé entre 2 nuages !

Concours Roadrunner

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Hello les zamis,
Les concours pour gagner des cuisines, c'est pas trop notre truc, mais là le principe n'est pas de remplir un bon à la con, mais de faire votre propre chronique d'un album de Roadrunner (de préférence celui que vous préférez !). Il n'y aura pas de tirage au sort. Le gagnant sera choisi en fonction de ses talents journalistiques.
Le prix ? Machine Head dans votre salon ! Nan je déconne, vous concourez pour la gloire et un ipod 8 Go (chargé de 20 albums Roadrunner cultes).
Voici le lien :
http://www.roadrunnerrecords.fr/page/News?news_id=80315
A vos claviers Metalheadz !