Hell Yeah !

Un paillasson, on passe dessus tous les jours, sans trop s'en aperçevoir. Pourtant, c'est la première image d'un appart, ou d'une maison. Metallic Doormat, c'est un peu le portail de nos vies de Metalheadz. Une vie dédiée à la passion des musiques à grosses guitares (ou pas !). Welcome Home... et essuyez-vous les docs avant d'entrer !

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POISON SUN – Virtual Sin

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Voici un petit album de Heavy Metal sans prétention qui fait son effet. Mené par Martina Franck et son guitariste de mari, Hermann Franck, Poison Sun ne va pas révolutionner le Metal, mais ne va pas lui faire injure ! Martina chante vraiment bien, avec une voix assez « burnée », le tout sur des morceaux bien Hard Rock / Heavy pas très éloignés d’Accept (ben oui Hermann Franck ne s’est pas métamorphosé en compositeur de musette !). Les titres sont tous bien rythmé avec LE Poum / Tchac si caractéristique du style ou avec la bonne vieille double pédale qui martèle sans interruption (juste le temps d’une descente de toms). Direct et simple, la recette est réussie. On se fait vite prendre à secouer de la crinière ou à taper du pied si on a la tête occupée. Pourtant on a vite fait de tomber dans le cliché kitch avec ce style fait et refait 1000 fois. Mais Hermann n’est pas né de la dernière pluie et sait pondre de bons riffs tantôt speed tantôt bien Heavy avec le bon son Teuton si cher à Accept ! Et je me dis qu’en concert, ça devrait être bon. Le concert no prise de boule. On chausse la veste à patch et le godet de bière et on y va ! Je pars devant, vous me suivez ?

ENOCHIAN THEORY – Evolutione Creatio Ex Nihilio

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Prêt pour le voyage ? Alors embarquez sur Evolutione Creatio Ex Nihilio, le disque tout calme et zarbi qui vous emmènera loin. Dans la mouvance Prog Psyché, mais moins barré que Pain Of Salvation, Enochian Theory propose un album bien sympathique. Moi qui suis assez hermétique à ce genre de zique, je n’ai pas été trop larguée ! Je n’ai pas non plus adhéré à la totalité de l’expérience, rassurez-vous ! Comme dans beaucoup de disque de ce genre, il y a d’excellents passages et des longueurs. Heureusement pour moi, ces moments sont plutôt rares sur cet album, mais 3-4 chansons interludes, c’est tout de même un peu trop, même si c’est pour servir un concept. Certains passages sont plutôt planant, à la Anathema, et font mouche. Ajoutez quelques éléments plus burnés et quelques éléments plus barrés (moins mon style) et vous avez un puzzle assez intéressant. Il faut tout de même l’écouter plusieurs fois pour mettre les pièces à leur bonne place dans le cerveau. Je n’ai pas encore tout rassemblé, mais ça va venir, je suis sur la bonne voie !

PAPA ROACH – Time for Annihilation (on the record and on the road).

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Comme l’indique le sous titre de ce CD, Papa Roach ne nous sort pas un nouvel album (dommage), mais une galette mixant nouveaux titres studios (5) et titres live (9). Voici donc un entremet très intéressant. Car si comme nous, vous avez vu le groupe au Hellfest en 2009, vous avez envie de revivre un peu de cette ambiance dans votre salon et entendre quelques nouveaux morceaux, ça fait toujours plaisir ! Donc nous voilà gâtés. Côté studio, Papa Roach fait du Papa Roach : du Metal US mélodique et énergique qui donne envie de sauter et de chanter. Oui, je sais je suis une Djeuns refoulée, j’aime Papa Roach et j’assume (et je ne suis pas la seule si mes souvenirs sont bons !). La première partie commence donc pas un titre très efficace comme Papa Roach sait le faire, le second est un poil discoïde et un peu moins bon pour moi, un petit hommage à Manson sur l’intro de « Kick in the Teeth » excellent au demeurant, petit moment fionfion sur « No Matter What » comme l’aiment les fans de Dawson avant de finir sur un morceau qui aurait eu sa place sur Infest (« The Enemy ») en un peu moins rap Metal. Puis on passe à la seconde partie et ses 9 titres live bien représentatif de la playlist de la tournée que nous avons vue : « Getting Away with Murder », « .. To Be Loved » et ses chœurs enfantins qui foutent le feu, « Lifeline » pour les Guitar Heros en herbe, « Scars » chantée par tout le public réuni (surtout des filles ?), l’efficace « Hollywood Whore », « Time is Running Out », « Forever » aussi chantée comme un seul homme (c’est sûr on est pas en France !) et les 2 dernières bombes que sont « Between Angels and Insects » et « Last Resort ». Vous l’aurez compris cette galette se mange du début à la fin avec délectation si tant est qu’on aime Papa Roach. Et le mot de la fin sera pour Jacoby pour une petite collecte de dons pour lutter contre la faim dans le monde (ce qui apparaît également dans le livret du CD).


POWERWORLD - Human Parasite

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Sorti de nul part, cet album de Powerworld est arrivé dans ma platine. Ne connaissant ni d’Eve ni d’Adam (que je ne connais pas personnellement non plus vous me direz !), j’y suis rentrée en toute impunité (je ne sais pas si c’est bien placé, mais j’avais envie de le dire). Premier constat, ce Power Metal est plutôt sympatoche, même s’il ne restera pas dans les anales du Metal (mais combien y restent vraiment ?). Prenez le comme un album de Thunderstone par exemple. Un bon album qui vous fera passer un bon moment, duquel vous retiendrez 4-5 titres et que vous ressortirez avec surprise et finalement avec plaisir. Entre les excellentes mélodies vocales et les bons riffs on se dit qu’il doit y avoir de la place dans notre cerveau pour certains de ces morceaux (« Evil in Me » ou « Cleansed By Fire » par exemple). Donc si vous être en manque de Power Metal, comme il en sortait des palettes vers la fin des années 90 et le début des années 2000, cet album est pour vous, sinon essayez le, on ne sait jamais !

HELLOWEEN – 7 Sinners

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C’est dingue comme un DVD peut vous réconcilier avec un groupe ! Cela a été le cas pour moi avec le DVD qui a suivi la tournée du Keepers of the Seven Keys – The Legacy. J’avais avant l’image imprimée dans ma rétine de ce groupe qui se la jouait grave en première partie de Maiden à la fin des années 90. Ce posuer de Weikath qui alignait ses grattes et ses clopes tout en jouant d’un air nonchalant… non vraiment cela avait beau être les légendaires Helloween, je n’adhérais pas du tout. En plus, j’adorais le très décrié The Dark Ride… Et puis j’ai maté ce DVD et écouté pas mal le Keepers 3. J’ai lâché le temps de Gambling with the Devil (faut y aller molo quand même !). Et me revoilà avec Unarmed le best of délirant des 25 ans et ce nouvel album studio, 7 Sinners. Et bien je dois avouer que Hellowwen sais encore botter des culs ! Là où le dernier Gamma Ray m’avait un peu laissé sur ma faim, 7 Sinners rempli toutes mes attentes en terme de Heavy metal Speed. Y’a même quelques surprises (comme le morceau d’ouverture et son intro presque Amon Amarthienne, le son de clavier Children Of Bodom sur « Are You Metal » qui promet d’être un hymne sur scène). En fait, je retrouve dans cet album tout ce que je cherche dans le Heavy Metal : du speed, de la mélodie, de la double qui tabasse (ah oui ça c’est équivalent au speed !), des riffs de guitare qui déchirent, d’autres qui groovent… Bref, j’aime cet album qui me réconcilie encore un peu plus avec Helloween, même si je sais que sur scène Weiki aura toujours sa dégaine de tête à claque et sa vieille clope qui pend… Quand je vous dis que c’est la musique qui me botte et pas ceux qui en jouent !


UFO – The Best Of A Decade

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Quand on a 40 ans de carrière, on a déjà sorti un paquet de Best Of. Alors l’idée n’est elle pas de faire un best of des 10 derrières années ? Plutôt bonne idée non ? Et bien UFO l’a eu et nous sort donc un best of de ce genre. Et pour moi qui ne suis pas une UFO Addict, je dois dire que ce genre d’initiative me va bien. Cela me permet de me frotter un peu au répertoire de ce groupe somme toute légendaire. Alors oui, j’avais jeté une oreille plus qu’attentive sur certains des albums représentés sur cette galette, mais en avoir que le meilleur, que demander de plus ? Le tout avec quelques morceaux live (6 titres) dont le fameux « Doctor Doctor » (peut-on faire un best of de UFO sans cette chanson ?). Non vraiment, ce Cd est vraiment bien agencé et permet aux non-avertis de découvrir le groupe et d’aller plus loin s’il le souhaite. Dommage que Pete Way n’apparaisse pas dans le line up et les pics dans le livret alors qu’il n’a délaissé le groupe que pour Visitor sorti en 2009. Avis aux amateurs et aux novices !

HYDROGYN – Judgement

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Recevoir ce disque m’a fait un peu bizarre. Non pas parce que j’adore, ni parce que je n’aime pas, mais parce que Hydrogyn est associé dans ma tête à Jérôme Daulin, actuel murmur prod et ancien Underclass, label qui avait sorti le premier album d’Hydrogyn. Et pourquoi je me suis senti un peu mal ? Parce que Jérôme a disparu depuis fin mai 2010, personne n’a de nouvelle. Et que quand un mec qu’on connaît, même qu’un peu, disparaît, on a les boules. Et pour en revenir à Hydrogyn, ce groupe était la priorité d’Underclass à une époque et on entendait parlé tous les mois ! Aujourd’hui le groupe sort un nouvel album, Judgement, toujours dans un style Rock à voix féminine (sur laquelle est d’ailleurs entièrement orientée la promo… enfin pas la voix la chanteuse plutôt !!!). Comme je l’avais écrit à une époque, moi j’aime bien, et j’assume. Oui c’est facile, c’est un peu djeuns, c’est pas original, mais je trouve cela bien fait et plutôt efficace. Bien entendu, avec une chanteuse moins canon le groupe n’en serait probablement pas là, mais, nous en bout de chaîne on écoute ce qu’on nous propose ! Donc ce Judgement, bien que débutant par un titre plutôt inhabituellement Heavy, continue sur sa lancée bien Hard Rock. On trouve bien quelques incartade plus méchante, comme « Self Destruct », mais globalement vous n’allez pas effrayer grand monde avec cet album. Plutôt plaire à votre mère d’ailleurs ! Et pourquoi pas hein ? oui pourquoi pas !


BUCKCHERRY – All Night Long

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Nous avons fait connaissance avec Buckcherry au Hellfest 2009, sûrement comme beaucoup ce jour là. Et nous avons été séduit… par la musique mais pas par la prestation énervante de son leader sorte de chochotte Rockstar tatouée. Dommage car musicalement le Rock’N’Roll des Ricains a fait mouche pour tes petites noreilles. Je suis donc heureuse de découvrir cet album dans mon salon. Enfin, peut être que la prochaine fois j’apprécierai plus leur prestation scénique. Mais revenons à la zique. Donc c’est du Rock’N’Roll, bien foutu, bien chanté, bien Ricain. On passe un très bon moment et ce tout au long des 11 titres électriques, mais également tout au long de la seconde moitié du disque composé d’un EP acoustique (Reckless Sons). Même là ça passe nickel. Non vraiment Buckcherry est un groupe que je recommande à tous les amateurs de Hard Rock Ricain à la Gun’s (sans Slash à la guitare… ni Axl au chant mais ça c’est tant mieux gnark gnark).



LORDI – Babez For Breakfast

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Nos monstres préférés sont de retour pour notre plus grand plaisir. Si Deadache nous avait quelque peu déçu. Il faut dire qu’après l’enchaînement The Monster Show (best of des premiers albums Get Heavy et The Monsterican Dream permettant au groupe de sortir des ses frontières finlandaises) suivi de The Arokalypse, l’attente était énorme. Deadache a logiquement trop attendu. Du coup ce petit nouveau arrive dans de meilleures conditions (pas facile de se remettre d’une victoire à l’Eurovision !). Alors non Babez For Breakfast ne détrônera pas ses prédécesseurs mais il remet Lordi sur les rails. Tapant toujours dans le Hard Rock très mélodique (Mr Lordi n’est pas président du fan club finlandais de Kiss pour rien !). Nous avons donc droit à de très bons titres bien efficaces et aussi de moins bons. Il faut dire que tenir le public en haleine pendant 13 morceaux n’est pas forcément évident (15 figures sur le tracklisting mais il y l’éternelle intro, qui est particulièrement poilante et réussi, et un mini instru de Amen). Bref, cet album m’a bien réconcilié avec Lordi (en avais-je vraiment besoin ?) et j’espère croiser le chemin de leur prochaine tournée. Et petite news toute chaude : le batteur Kita (celui qui doit finir les concerts avec 10 kg d’eau en moins vu son costume) a dû quitter le groupe pour s’être produit démasqué avec son autre groupe… Lordi est donc bien moins cool que Slipknot… Et son remplaçant est Otus (un cousin de Amen ?). Bon courage à lui et bon vent à Kita.




MMKTV Spéciale Foire aux Vins 2010 part 2

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Hello


Après la part 1, part 2 !

Et oui, en ce 14 août 2010, à Colmar, 3 autres groupes ont foulés la scène de la Foire aux Vins : Crucified Barbara, Saxon et Alice Cooper.

Les 4 nenettes nous ont livré un excellent concert de Hard Rock et ont très probablement conquis un bon paquet de fans avec leur énergie et leurs morceaux bien efficaces.

Saxon en tant que vieux briscards du Heavy Metal étaient très attendus. Le concert a mis beaucoup de temps à se lancer, faute à un groupe un peu moins bon que d'habitude, presque en roue libre. C'est bien simple, le public n'a vraiment réagit que sur les 3-4 derniers morceaux qui étaient bien entendu les plus attendus : "Princess of the Night", "Denim & Leather" entre autres. Bon final donc.


Et LA tête d'affiche de cette journée était le mythique Alice Cooper et son Theater of Death. Avec un concert plus court qu'au Hellfest et qu'à Wacken, nous avons été amputé des scènes avec l'infirmière (pendaison y compris) ce qui était vraiment dommage. Pour le reste, c'était un excellent concert (mieux qu'au Hellfest, et pour moi mieux qu'à Wacken également). Le groupe était hyper en place et bien au contact du public, tout comme Alice. Le son était parfait, et l'ambiance excellente.


Vous l'aurez compris, pas de fausse note dans cette édition 2010 de la Foire aux Vins (sauf la durée du concert d'Alice Cooper, lui donner la totalité de son temps de jeu aurait été vraiment cool).


Rendez-vous l'année prochaine ? On l'espère avec une affiche aussi alléchante.





MMKTV Spéciale Foire aux Vins 2010 part 1

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Hello
L'été a été riche en événements Metal en Euorpe comme d'habitude, mais également en France, et ça c'est plutôt nouveau !
Donc après le Hellfest (il nous reste encore des choses à vous montrer, rassurez vous !) dans l'ouest de la France en Juin, il fallait se rendre à l'est en août pour avoir une très jolie journée Hard Rock / Metal. En effet, la Foire aux Vins a dédié une journée entière à notre style préféré le 14 août (et non le 15 comme Metal Kermit et ce blaireau de The Moose le disent dans l'émission ci après ... S'ils continuent, il s vont finir par se faire virer !).
Au menu 6 groupes pour une après midi et une soirée de folie. Côté ambiance, c'était plutôt bon avec une fosse qui se remplissait et se vidait entre chaque concert (ou presque) pour laisser les plus fans être au premier rang. Nous avons également beaucoup apprécié le côté couvert de la scène du parc des expo vu la météo (une pluie battante toute la soirée). Bref un super journée qui a fini pour nous par un tour de la foire (et un arrêt au stand Météor, au stand Saucisse et re-arrêt au stand Météor !).
Voici une première émission avec au menu : Killing Machine, Soulfly et Europe : 3 groupes, 3 styles, mais la même qualité de prestation et la même ambiance (enfin, surtout pour les 2 derniers cités car nettement plus attendus !!!).
Enjoy


SEVEN THE HARDWAY

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Tony McAlpine, le guitariste virtuose de Ring Of Fire, Planet X (mais aussi qui a accompagné Michel Polnareff en 2007 !), nous sort un petit album accompagné de Mark Boals (qui a chanté avec Malmsteen) et Virgil Donati (Planet X, Ring of Fire). Ce projet étiqueté progressif et nommé Seven The Hardway possède une saveur particulière. Peut être est ce le son assez lourd et moderne, ou ces vocaux plutôt recherchés et bien Rock (le second morceau « Guilt » est assez marquant). Alors oui, ce n’est pas du basique de chez basique, mais on s’y retrouve toujours. Et j’y reviens, le son de la gratte est vraiment bien lourd et c’est aussi cela qui donne sa particularité à cet album. Mis à part une balade dispensable, les autres morceaux ont tous leur saveur et donnent à cet album une bonne unité. Alors si j’étais un peu récalcitrante au départ, j’avoue avoir été plutôt séduite par Seven The Hardway et je le conseille à tous les curieux.

PAUL GILBERT – Fuzz Universe

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« Il s’agit de mon troisième album instrumental. Il a failli me rendre fou plus d’une fois. Entendez-vous toutes ces notes ? J’ai déjà du les trouver, puis les assembler dans le bon ordre. Cela m’a pris des mois. Quel travail ! Mais j’aime les notes (…) » Vous l’aurez compris, ces quelques phrases sont de Paul Gilbert lui-même et comme pour nous présenter son travail, il les a casées sur le livret de l’album. Au moins, les choses sont claires ! Le guitariste de Mr Big nous livre donc 12 morceaux d’instru où, bien entendu, la guitare est reine. Ben oui, il n’allait pas faire un disque d’instru de violon… quoique cela aurait été rigolo ! Mais quel en est le résultat ? Et bien faut aimer l’instru. Comme beaucoup d’album de ce genre, il y a de bonnes choses, des choses longues et chiantes, et des trucs qui ne rentrent pas dans le crâne. Certains riffs sont vraiment excellent (celui du morceau d’ouverture et éponyme par exemple, qui arrive vers 1 minute). Mais il est vrai que je suis plutôt hermétique à un album de cette longueur. Mon attention a vite fait de se porter sur autre chose que ces alignements de notes et de riffs. Bon ok, régulièrement un élément me ramène au bercail, mais quand même c’est long ! J’imagine qu’en tant que guitariste on puisse se faire plaisir à enregistrer ce type de zique. Reste à trouver son public, et dans ce domaine Paul Gilbert a le sien, c’est certain. A vous de voir si vous en êtes !

LYNAM – Tragic City Symphony

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Un peu de Rock’N’Roll de Djeuns ne fait de mal à personne. Lynam ne fera donc pas de mal à nos petites oreilles parfois fatiguées par des trucs techniques et sans fin. Ici, pas d’essorage de cerveau, juste des mélodies vocales et des riffs Punk Rock pour faire dandiner la jeunesse ! Ce n’est pas mal du tout, on est entre des Papa Roach et des Offspring un peu fatigués. A l’instar des Ramones, les trois musiciens arborent tous le nom de famille Lynam (info ou intox ?). Bon les photos font un peu kitch (ouille, les rebelles Ricains, ils font peurs). Mais finalement, la zique est plutôt sympatoche, je sais, je suis plutôt bon public ! Ca ne fera pas de vague mais ça ne casse pas les oreilles non plus. Est-ce que ça cartonnera ? L’épreuve de la scène le dira car seule la scène permet de faire le tri dans ce genre de groupe (à l’instar d’un Papa Roach qui déchire vraiment sévère). Et oui, si c’est mauvais, c’est direct poubelle ! Pour l’instant, pas vu donc laissons douter le plane… (en tout cas, ils ne risquent pas de cartonner grâce à leur plastique... gnark gnark !!! Bouh la méchante). Petite précision tout de même, cet album est une réédition puisque l'original est sorti en 2008. Ce n'est pas vraiment une nouveauté. Ci dessous, un clip de "Tanis" qui n'est pas issu de cet album, mais du précédent, Slave to the Machine sortie en 2006. Mais bon, le style du groupe n'a pas vraiment changé !!!

CASA MENDOZA

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Oups, mais qu’est ce que c’est ? en jetant un œil dubitatif sur le net, je découvre que cet album est le dernier album solo de Marco Mendoza, bassiste de renom, qui a joué surtout dans Thin Lizzy, mais aussi dans Whitesnake (notamment sur le Live & DVD « Live… in the still of the Night » sorti en 2004), Lynch Mob, Ted Nugent, il travaille actuellement avec la chanteuse des Cranberries… Bref, un touche à tout qui se fait plaisir avec un album solo ! Mais bon, moi je ne me suis pas vraiment fait plaisir en écoutant ce skeud… Comme la pochette l’indique c’est parfois un peu latino, funk, très zarb, en un mot : pas mon style du tout. Je lui reconnaîtrais une bonne recherche musicale et une interprétation sans faille mais qui ne m’a jamais touché. Je passe donc mon chemin sans arrière pensée et non sans avoir essayé…

THE WORD – Warp Riders

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Alors là, je ne dois avoir été surprise par cet album. Vu la pochette, le nom du groupe, le principe de l’album scindé en 2 parties, je m’attendais à du Prog. C’est peut être con, mais c’est comme ça on a parfois des a priori. Finalement, le premier morceau part (entièrement instrumental) et on est plutôt dans quelque chose de Heavy après l’intro assez fumée. Et oui, The Sword c’est un bon groupe de Heavy Rock. Les riffs sont bien lourds et vu le son, on est presque parfois un peu tenté de parler de Rock Stoner. Le son de la batterie est assez brut, tout comme la voix, bien teintée 70’s. Les guitares sont crades mais pas trop. L’ensemble est bien couillu et si on ne regarde pas la pochette, on ne se doute pas qu’il y a un concept derrière (plutôt inhabituel pour ce type de zique). La question à l’écoute d’un album est de savoir si on envie de voir le groupe sur scène. Ici, je réponds à l’affirmative, et j’imagine bien la petite salle, ou le chapiteau de festival (Hellfest tu entends mon appel ?!). Ambiance garantie pour les amateurs et voyage au 7° ciel offert pour tout ceux qui prendront le vol The Word (comme nous avions pris le train Grand Magus au Hellfest 2009). Bref, si vous avez lu mes impressions sur le dernier album de Sahg, vous aurez compris qu’on se situe dans des sphères similaires (en moins crado ici, eh on est Ricain pas Norvégien !). Mais effectivement, des riffs comme l’intro « Lawless Lands » me font trop tripper. Et pour le reste, je m’y retrouve entre des tempos lents ou plus speed, on reste toujours dans du Heavy de chez Heavy et les longues plages instru passent comme une lettre à la poste (« The Chronomancer II » même s’il y quand même un peu de chant) sachant garder l’attention de l’auditeur parfois dissipé que je suis. Amateur de Heavy bien lourdingue années 70 mais hyper original dans les structures foncez, cet album est pour vous. Du Stoner Prog, il fallait l’inventer ! Découvrer l’extrait de cet album « Tres Brujas » premier d’une trilogie.





ERIC GALES – Relentless

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Ce n’est pas si souvent qu’on vous parle de Blues sur Metallic Doormat. Enfin y’a pas très longtemps je vous avais parlé de l’album de John Norum. Mais bon, faut reconnaître qu’on est plus souvent entrain de vous parler de musique de bourrinos. Pourtant, en ce qui me concerne, je ne crache pas de temps en temps sur ce genre de zique bien cool. Car finalement, tout est parti de là. De la guitare taquet, des rythmes bien marqués et des soli à n’en plus finir (basse, guitare). Je vous mentirai en vous disant que j’en écoute régulièrement, mais quand j’en ai sous la main, il m’arrive de le glisser dans ma platine. Cet album d’Eric Gales (illustre inconnu pour moi) m’a bien plu, sans non plus rester dans les annales, mais ce n’est pas non plus l’album qu’on zappe. Bien sûr vous n’aurez pas de double dans tous les coins, ni de growls, mais juste de bonnes chansons de Blues Rock Ricain. Il y a du groove dans ces morceaux (juste pour faire plaisir à notre pote Fab !). Un petit retour aux sources, ça fait parfois pas de mal. Les fondamentaux, comme disait l’autre ! Et à la limite j’ai préféré cet album à celui de John Norum, ils sont certes différents, mais quitte à en ressortir un, ce serait celui de Monsieur Gales.

MOLLY HATCHET – Justice

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Ah, Molly Hatchet ! Le groupe de Southern Rock par excellence ! Pas de surprise avec ces Ricains. La seule question est plutôt : est-ce que ça va être un bon ou mauvais album de Southern Rock ? Et bien, on va dire pas mal ! Les 11 titres de cet album ne sont pas tous des tueries mais la majorité sont très bons. Ca vous va ? Molly Hatchet ne fait pas dans le compliqué, et parfois c’est nickel et parfois pas assez efficace. Le refrain de « Safe in my Skin » est parfait pour le live, le riff de « Deep Water » devrait également faire fureur dans un style bien Hard Rock alors que « Amercian Pride » est plus typiquement Southern Rock (je me croirait au volant de mon Dodge sur les routes Ricaines !). Les 2 pavés du milieu d’album (2 titres de 8 minutes) cassent un peu le rythme (surtout « Fly on Wings of Angels » un peu too much Ricaine !). On repart ensuite en fin d’album avec quelques titres bien Hard Rock renfermant tous de bons riffs et/ou de bonnes mélodies. Bref, Molly Hatchet nous livre ici un bon album, un tantinet long mais qui en donne pour tous les goûts, à chacun de voir. Le petit clip ci dessous vous aidera peut être.

THUNDERSTONE – Dirt Metal

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Voilà un groupe de Heavy Metal que j’aime depuis ses débuts sans pouvoir dire pourquoi. Certains groupes, vous les aimez et c’est tout. Vous aimez la voix, la zique, le son, les riffs, bref tout. C’est le cas pour moi avec Thunderstone. Et je ne peux pas vous dire pourquoi. Je pourrais les reconnaître entre mille. Et ça je pense savoir pourquoi : les mélodies vocales sont vraiment la marque de fabrique principale de ce groupe. Pasi Rantanen n’est plus derrière le micro, et pourtant on reconnaît le groupe et son chant entre mille. C’est assez surprenant même (il a juste une voix moins « cassée » mais chante aussi bien). Prenez « Dirt Metal » par exemple c’est un très bon exemple (est-ce pour ça que cette chanson a donné son titre à l’album ?). A la fois c’est du Thunderstone typique, on a l’impression de l’avoir déjà entendu mais on ne se lasse pas. Et si on a une impression de déjà entendu c’est parce que la mélodie est d’une terrible efficacité, tout simplement. Bon ok, les enchaînements et les tonalités sont assez classiques du groupe, mais ça fonctionne parfaitement, alors pourquoi changer de formule ? Au moins, le groupe arrive à continuer son chemin sans se dénaturer, sans non plus se répéter à la note près (un morceau comme « Star » est assez inhabituel pour Thunderstone). Je suis donc très heureuse de voir Thunderstone continuer son chemin avec un album comme celui-ci qui reste dans la lignée de ce qu’ils ont fait, c’est à dire des albums de qualité. Moi j’aime Thunderstone ! Allez en KDO le clip de "I Almighty"


APOCALYPTICA – 7th Symphony

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Nos violoncellistes préférés reviennent avec un opus bien burné. C’est bien simple, si on écoute vite, on entendrait presque des guitares en lieu et place des violoncelles. Les disto sont de plus en plus marquées au fil des albums, du coup le groupe perd un peu son originalité. Mais si vous tendez l’oreille, vous réalisez vite que ce bruit de crissement est bien caractéristique des violoncelles ! Pour cette nouvelle symphonie, le groupe a également durci son discours avec des passages black « At the Gates of Manala », ou même en faisant appel à un vrai beuglard (en la personne de Jo Duplantier) l’espace d’une chanson « Bring Them To Light » qui soit dite en passant possède un refrain sublime et énorme. L’alternance des morceaux instrumentaux et chantés est très bonne et la variété est au rendez-vous. Comme d’habitude, Apocalyptica a fait appel à des guests, connus ou moins connus : Dave Lombardo est revenu taper du fût sur « 2010 » et mon dieu quelle frappe !, « End Of Me » bien mélodique avec Gavin Rossdale (Bush) dont vous pouvez voir le clip ci-dessous, « Not Strong Enough » avec Brent Smith de Shinedown est un peu plus mielleuse et too much, mais bon c’est tout de même bien sympa, et Lacey de Flyleaf (connaît pas !) apporte une touche féminine à ce disque sur « Broken Pieces ». Et les instru qui complètent l’album ne se répètent pas. Vous l’aurez compris, cette 7° Symphonie m’a comblée et je recommande cet album à tous les fans du combo et à ceux qui ne le connaissent pas encore. Apocalyptica ou comment faire du Heavy Metal avec des violoncelles.