Hell Yeah !

Un paillasson, on passe dessus tous les jours, sans trop s'en aperçevoir. Pourtant, c'est la première image d'un appart, ou d'une maison. Metallic Doormat, c'est un peu le portail de nos vies de Metalheadz. Une vie dédiée à la passion des musiques à grosses guitares (ou pas !). Welcome Home... et essuyez-vous les docs avant d'entrer !

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Bon mais service minimum (MANOWAR - Thunder In The Sky)

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Il n'y a pas si longtemps, je gueulais : "Manowar, c'est de la merde ! Manowar, c'est de la merde ! Manowar, c'est de la merde". Et je n'étais pas seul ! Nous étions toute une bande de copains à nous faire chier devant la scène, à attendre que notre ami Baron, grand fan des Américains, daigne quitter ce concert. Car le bougre semblait apprécier ! On lui pardonne, il était tout bourré. Et malgré son enthousiasme délirant, il n'aura pas réussi à nous convertir (même s'ils nous a bien fait rigoler !). Cette histoire avait lieu au Hellfest et j'en était resté là avec ma relation avec Manowar : groupe sans intérêt complètement arriéré.
Et voilà que j'ai l'occasion de jeté une oreille sur Thunder In The Sky, leur nouvelle sortie. Déjà que je n'étais pas convaincu sur scène, mais sur album, c'était encore pire. Je n'ai jamais accroché. C'est vrai que je n'ai jamais non plus fait l'effort d'écouter leurs classiques, mais Manowar n'avait jamais réussi à me persuader de le faire. Et ce n'est pas les discours complètement mégalo de Joey Di Maio qui arrangeaient les choses.
Et mon premier contact avec Thunder In The Sky m'enfonça dans mes préjugés quant à l'aspect business de ce groupe. Cela ressemble à un album double, c'est épais comme un album double, le digipack contient deux CD comme un album double… Mais ce n'est pas un album double ! Un premier CD avec seulement 6 titres, dont une reprise ; et un deuxième CD qui contient 15 versions de la chanson "Father" chantée en 15 langues différentes ! C'est rigolo de l'entendre en français ou en japonais, mais ça ne va pas plus loin. D'autant que "Father", ballade sireupeuse, est tout simplement mauvaise ! Et tout ça pour 16 Euros sur Internet… cela sent le foutage de gueule à plein nez !
Mais comme je suis bon prince, dans un ultime effort, j'ai mis le CD 1 dans ma platine…
….
Re …
Re re…
Mais est-ce possible ? Je ne rêve pas ? C'est bien du Manowar que j'entends ? Car en dehors de "Father" dont j'ai dis tout ce que j'avais à dire, les autres titres sont plutôt bons ! Pas de surprise, il s'agit de Heavy couillu, mais bien foutu. Les refrains sont efficaces, le rythme est soutenu. Bref, rien à redire : du Metal de qualité qui donne envie de taper du pied et presque de lever les 2 poings pour chanter avec mon ami Baron une bière à la main ! Reste que 6 nouveaux titres seulement à ce prix là, c'est quand même service minimum chez les Américains. Pas sûr que cela redore le blason de ces légendes, car vu les commentaires sur le net, les désabusés sont très nombreux…

Taste of Extreme Divinity ! (HYPOCRISY Mikael)

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Suite à la baffe que A Taste of Extreme Divinity m’a mise (cf ici), je ne pouvais pas en rester là. Aussi lorsque la possibilité d’une petite conversation avec Mikael, bassiste et co-compositeur originel de Hypocrisy, s’est présentée, je ne l’ai pas laissé passer. Le résultat est condensé ci-dessous. Vous verrez que le bougre n’a pas un débit de parole digne des tempos que le groupe sait pourtant nous asséner. Vous me direz, cela rend l’ensemble plus facile à comprendre. Le volume est parfois faible et je m’en excuse, mais il semble que Mikael était parfois éloigné du combiné ! Pour ceux qui souhaiteraient cibler certaines questions, et comme nous en avons l’habitude à Metallic Doormat, vous trouverez ci-après le « menu » de cet entretien téléphonique. Pour info, la bande musicale en fond est issue du dernier album.



0.22 : Mikael nous donne ses sensation de revenir après 4 ans d’absence pour Hypocrisy
0.50 : Nous parlons de composition…
1.24 : …Et plus particulièrement de ce nouvel album
2.04 : … pour finalement aboutir au processus de naissance d’un morceau d’Hypocrisy
2.47 : je souhaitais savoir s’il trouvait Peter changé après les 2 albums consécutifs de Pain
3.22 : nous abordons ici la variété des morceaux présents sur ce nouvel album
4.27 : qui se cache derrière la batterie pour l’enregistrement du disque et pour la tournée à venir ?
5.44 : une petite colle : morceau préféré !
6.40 : nous abordons la problématique de faire une playlist après tant d’années et d’albums…
8.03 : … et d’en changer en cours de tournée
9.48 : si comme moi vous vous demandez ce qui est le plus beau à voir depuis la scène : du headbanging, un circle pit ou un wall of death…
10.24 : que veut répondre un basssiste aux vannes concernant les bassistes ?
11.31 : question bide !

L'évènement de Novembre (AMON AMARTH - Lyon)

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Le mois d'octobre touche gentillement à sa fin. Le mois de novembre pointe son nez, avec son cortège de pluie, de longues nuits, de froid. Le Nord envahit la France. Et bientôt les Vikings vont arriver dans nos contrées...

Amon Amarth débarque et ça va saigner ! Nous espérons bien les croiser à Lyon le dimanche 15 Novembre au Ninkasi Kao. Mais pour ceux qui n'habitent pas dans ce coin là, une autre date est prévue, le 14 novembre à Nancy.

Préparez vos cornes à boire, vos épées, vos drakkars et vos haches de combat !

J'aime pas le Death mais j'aime Hypocrisy ! (HYPOCRISY - A Taste of Extreme Divinity)

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Il y a quelques années, alors que venait de sortir Virus, le dernier album d'Hypocrisy, Beatnick m'avait trainé au concert dudit groupe à Lyon. Sur le coup, je n'avais pas une motivation transendante. Le fan d'Hypocrisy c'était lui et pas trop moi. Je n'arrivais pas à l'époque à m'enquiller un album en entier, The Arrival peut être, mais Virus certainement pas. Bref, après une excellente prestration d'Exodus, j'étais revigorée et prête à affronter plus d'une heure d'Hypocrisy. "La soirée n'est pas perdue de toutes façons puisque je viens de m'éclater sur Exodus !". Mais ce qui allait suivre allait me mettre HN (Hors Nuque). C'est pas compliqué, j'ai headbangué tout le concert et lorsque que je me reposais les cervicales, je regardais la prestation impeccable du combo (il faut dire que Peter assure grave, Horgh à la batterie est carrément impressionnant et les 2 autres hyper carrés). Bref, je suis sortie de ce concert presque plus ravie que Beatnick ! Aussi, au moment de coucher sur écran nos sensations concernant le dernier skeud du groupe, je me suis "dévouée" ! D'autant qu'une petite discussion téléphonique avec la seconde tête pensante du combo (Mickael bassiste) allait également venir (en ligne d'ici peu). Pas besoin de garder le suspens : ci disque tue ! Nous avons attendu quelques années avant de pouvoir se délecter d'un nouvel album. Peter étant pris dans une spirale positive avec Pain, il a délaissé quelque peu son premier projet. Et je ne sais pas si c'est cette pause qui a revigoré le groupe, mais leur galette est tout bonnement énorme ! Alternance de titres Speed, Heavy, toujours avec de bonnes mélodies. On ne s'emmerde à aucun moment. Certains passages font penser à du Amon Amarth, et d'autres à du Death Mélodique comme les Scandinaves savent le faire. Les riffs sont monstrueux, le chant relativement varié (mais toujours bourrin !) en oscillant entre du Death et du Black. Les mélodies guitares toujours imparables. Vraiment, je ne vois pas de défaut à ce disque. Il m'a mise sur le cul, et je n'en peux plus d'attendre la tournée ! Si vous voulez vous en persuader, écoutez donc "No Tomorrow", "Global Domination" ou surtout, mon morceau préféré, "Tamed-Filled With". Pour faire simple : ce morceau me colle à la peau, je l'écoute en boucle en ayant la chair de poule à chaque fois. A Taste of Extreme Divinity : l'album de cette fin d'année, tout simplement.
A venir une petite rencontre avec Mikael, bassiste du combo.

Ne jamais rester sur une idée préconçue (SHADOWS FALL - Retribution)

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C’est marrant comme on a parfois des idées préconçues ! J’avais dans l’idée que Shadows Fall donnait dans le Metalcore bourrin. Et comme d’habitude, j’écoute souvent des trucs en me disant : « Écoute, comme ça tu seras sûre de ne pas aimer pour de bonnes raisons ». Et encore une fois, je me suis faite avoir, car j’ai aimé ! Après Mechanical Animals de Marylin Manson, Immortal au Wacken Open Air, c’est au tour de Shadows Fall de mettre à mal mes idées préconçues ! Et blam, j’ai bien aimé Retribution. Le contexte a sans doute aidé. Car comme vous le savez toutes et tous, et comme annoncé dans ma chronique de Talian, ce nouvel album de Shadows Fall a été la bande son de ces 15 derniers jours Bordelais. Mais d’ailleurs, j’ai oublié de dire qu’il y avait aussi le dernier Holy Hell ! Bref, je disais avoir été surprise par l’accessibilité de ce Retribution. Est-ce le groupe qui a changé ou moi qui me suis foutue dedans comme une grosse m***. A la limite on s’en fout. L’essentiel est là ; nous avons un album bien sympa entre les mains. Oh j’entends déjà les puristes dire que c’est facile de mettre des passages bourrins et d’autres plus mélodiques ensemble. Oui c’est peut-être commercialement facile, mais c’est aussi une prise de risque car si c’est mal fait, c’est direct corbeille. Et ici, ces alternances trouvent écho dans mon cerveau tout plein de nouvelles choses (ben oui, à la fac, je me remplis le cerveau. Il faut dire qu’il y avait de la place !). Je vous l’accorde, des morceaux comme "Still I Rise" ou "Picture Perfect" font un peu minets, mais moi j’aime bien. En plus cela contre balance des titres plus Metalcore comme "War" qui d’ailleurs fait directement suite à « Still I Rise ». Je n’ai jamais vu le groupe sur scène, mais j’imagine qu’avec de telles chansons, la terre de tout bon festival volerait. Car si ça tartine autant sur scène que sur album, les amateurs de Circle Pit peuvent déjà faire tourner les serviettes (ah non, ça c’est autre chose !) et les headbangueurs secouer leur tignasse de mousse ! Et vu les quelques titres pour midinettes, on pourrait même faire un Wall Of Death en pyjama !

Mr le Tram ! (TALIAN – Scraps from the Mire)

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La bande son de mes 15 derniers jours Bordelais sont Talian et Shadows Fall. J’ai décidé de commencer en vous parlant de Talian. Pourquoi ? Parce que !
Talian est un groupe auquel j’associe mes trajets à pied entre mon 10 m² et la fac. Et oui, je suis retournée à l’école et comme tout bon étudiant je me case de la zique, non plus dans mon autoradio, mais dans mes 'tites 'noreilles. Et je dois avouer que ce style me va bien lorsqu'il faut que je me mette un coup de pied au c**. Un Thrash assez moderne plutôt sympa musicalement, quoiqu’un poil saoulant au niveau vocal. En fait, je me rends compte que je suis un peu difficile quand il s’agit de voix bourrines. J’aime les voix Thrash à la Kreator ou plus typée Death comme Dark Age, voire carrément Death à la Amon Amarth. Ici c’est un peu trop dégoulinant, pas assez tranchant. Pourtant j’aime bien la voix d’Immortal, mais là c’est carrément autre chose ! Bref, le résultat est que lorsque je n’adhère pas à 100% sur un type de voix, je me lasse avant la fin de l’album. C’est ce qu’il se passe sur ce Scraps from the Mire. Quoiqu'en approfondissant un peu certains morceaux, quelques courts passages vocaux pourraient presque orienter vers du Phil Anselmo version Down. En dégueulant un peu moins, cette voix y gagnerais en puissance et en profondeur. Pourtant, je le redis, musicalement j’aime vraiment bien. C’est assez varié et elle ne lasse pas. On y retrouve des influences diverses avec des riffs et ambiances parfois assez lourdes, type un peu Stoner, des mélodies guitares sympatoches et des choses plus basiques et typiques Thrash. En tout cas la recette finale est plutôt réussie. Et sur mon trajet, j’ai bien failli me faire happer par le tram silencieux car avec un morceau comme « Second Shackle » dans les oreilles on ne fait plus vraiment attention aux choses qui passent. Et quand la chose en question fait plusieurs tonnes et qu’elle roule à quelques mètres de vous, et bien, elle peut avoir plus d’importance que vous ne lui en accordiez ! Mais tout est bien qui finit bien car en headbanguant, j’ai été déséquilibrée et j’ai fini ma course contre la façade opposée ! Ouf c’était moins une… Mais quand même, le tram pourrait s’annoncer, faire de grands « POOOOOOOOT », comme les bateaux à Europapark, parce que les « Ding ding » c’est bon pour ceux qui écoutent France Inter avec leur Ipod, pas pour le Metalleux de base qui s’enquille du Talian !

Heavy Fest (HELLFEST - Clisson)

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Eh oui, la saga Hellfest n’est toujours pas finie ! Il faut dire que l’effet d’un festival de Metal dure un sacré moment. Alors vu qu’on ressent toujours l’effet Hellfest, on voulait le faire partager aussi longtemps que possible !
Si vous êtes des fidèles de la saga « Hellfest » sur Metallic Doormat, vous avez dû vous rendre compte qu’il manquait encore 2 styles principaux : le Heavy et le bourrin (pour faire simple). Aujourd’hui je vais vous parler des quelques groupes de Heavy qui ont foulés le sol de Clisson en ce week end de juin 2009. Quoiqu’en fait, quasi tous les groupes de Heavy ont joués le dimanche !
Les hostilités commencent avec ADAGIO à 11H30. Pas facile d’attaquer un 3° jour de fest de si bonne heure. Surtout quand un groupe comme Black Stone Cherry a déjà mis une mandale aux plus courageux ! Pourtant Adagio est bien présent devant un parterre encore peu garni. Mais nous ne sommes pas vraiment récompensés : le premier morceau ressort sans guitare sur les enceintes… Adagio sans guitare c’est comme une bière sans bulle : fade. Mais le groupe ne s’en pas compte immédiatement et c’est à la fin du morceau lorsque tout le public hurle en montrant Stephan, les oreilles et le pouce en bas que le chanteur arrête le second titre et se penche vers les premiers rang pour confirmer son sentiment. L’ingé son, après s’être pris une bonne huée, a dû trouver le bouton ON et nous pouvons repartir pour 30 minutes de bonheur ! Les chansons Heavy Neo Classiques des premiers albums côtoient les titres des derniers et le temps file à la même vitesse que les doigts sur le manche de gratte (ou de basse !). Du coup, pas le temps pour un petit « Fame », reprise oh combien classique mais pourtant toujours bien venue.
Le groupe suivant, HOLY HELL, ne nous aura pas retenu longtemps devant la Mainstage 1. En effet, un groupe qui se fait annconcer commes des stars, invité par Manowar et pas connu du tout dans notre contrée, ça ne le fait pas trop. Pour nous, ce sera « un petit tour et puis s’en va ». Nous restons une dizaine de minutes avant de lâcher l’affaire pour aller faire un tour au merch’ encore peu peuplé (il faut donc en profiter si on veut se ramener un petit souvenir). Il faut dire que ce Heavy au chant féminin semble bien fade quand on ne le connaît pas. Précison également que sachant qu’Epica foulera les planches quelques heures plus tard, nous ne faisons pas beaucoup d’effort.
Comme annoncé, EPICA investit la Mainstage à 17H30. Le public est assez nombreux pour accueillir les Hollandais (enfin, surtout la belle Simone !). Nous avions vu le groupe dans l’hivers à Paris et sa prestation vocale nous avait un peu déçus. Aujourd’hui la belle chanteuse semble moins dedans, mais paradoxalement elle chante nettement mieux… Pas facile d’allier les deux ! Le groupe quant a lui est fidèle à lui même et n’attire pas plus les regards que cela tant la frontwoman est quarismatique. Bonne note pour la playlist qui est efficace et enchaîne tube sur tube. Au final un très bon concert qui a répondu à toutes nos attentes.
STRATOVARIUS était très attendu. Après une saga de plusieurs années, le groupe s’est finalement séparé de son créateur, Timo Tolki dit « gros Timo ». Ce ne fût pas une mince affaire, mais le talentueux guitariste a posé de gros porblèmes à son groupe et c’était sans doute la meilleure solution si Stratovarius voulait continuer en toute sérénité. Les dommages colatéraux ont été immenses et le groupe ne s’en remettra sans doute jamais. Alors Strato vaut-il toujours le coup ? La réponse est Oui. Sur cette date, Timo Kotipelto, dit « Ti Timo », assure toujours derrière le micro, même il n’a pas poussé de Yaaaah en début de « Black Diamond »… Le reste du groupe est toujours aussi carré. Qu’en est-il du nouveau gratteux ? Certes, ne remplace pas Gros Timo qui veut, car côté gratte il assurait grave, mais le nouveau venu fait du bon boulot. Au total, nous passons un bon moment de Heavy Speed. Car Strato reste finalement Strato et quand le groupe semble prendre du plaisir sur scène, nous sommes les premiers ravis. Les 2-3 dernières dates que nous avions vues nous avaient fait mal, tellement le groupe semblait souffrir. Mais aujourd’hui, s’il n’est pas non plus 100% à l’aise, au moins il semble s’amuser, c’est déjà pas si mal !
Nous n’avions jamais vu QUEENSRYCHE, mais je ne sais pas si c’était un mauvais jour ou si nous étions trop crevés, mais nous n’avons pas vraiment accroché. Nous lâchons donc l’affaire au bout de 3 morceaux. Il fallait aussi reprendre quelques forces pour les concerts qui allaient arriver : Europe, Suicidal Tendencies, Amon Amarth… Rien que ça ! Mais ces concerts là vous les connaissez déjà !

Bienvenue chez les Vikings (ENSIFERUM - From Afar)

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Une intro plus loin et je n'ai pas encore écrit une ligne. Et pourtant l'intro de From Afar est longue, plus de 3 minutes au compteur. Petite musique Folk fluette, elle pourrait laisser croire qu'Ensiferum a suivi la voie tracée par Ritchie Blackmore. Mais c'est pour mieux t'assoupir mon enfant. Dès que les dernières notes de cette douce intro s'éteignent, la fureur s'empare de mes enceintes et la rage du peuple Viking déferle dans mon salon. Me voilà rassuré ! Le Ensiferum nouveau est arrivé, et le Folk Metal Viking est toujours de la partie !
Et c'est parti pour ¾ d'heure de voyage en terres inconnues pour découvrir la civilisation des Hommes du Nord, à la fois si proche et si lointaine. Les riffs s'enchaînent à la vitesse des combats. Le chant vous porte à travers les mers et les montagnes. La batterie est une déferlante qui vous martèle le crâne. Ce soir encore, le festin d'Odin ne cesse d'accueillir de nouveaux invités. Ripaillons, ripaillons, les amis. Que ceux qui trouvent Amon Amarth trop bourrin et trop Death se joignent à nous. Que ceux qui pensent que Korpiklaani fait de la musique vraiment trop happy et gentille viennent se sustenter à la table. Tout ce beau monde devrait chanter et danser ensemble une bonne partie de la nuit. Comment résister à ce mélange savamment dosé de guitares, de mélodies, de Growls, de violons, de cornemuses et autres trompettes ? On y trouve même parfois (allez savoir que qu'ils font là) un banjo et des arrangements digne d'Ennio Morricone dans un film de Leone ("Stone Cold Metal").
Certes, cela manque parfois un poil d'efficacité. Les changements de rythmes sont parfois un peu brusqués ou, au contraire, trop attendus. Le caricatural effleure aussi par moment. Mais comment ne pas s'imaginer accoudé à une taverne entrain de chanter avec ces acolytes d'aventure en écoutant "Heathen Throne" ou "Smoking Ruins" ? Comment ne pas se croire à bord du plus grand des Drakkars construits par le fier peuple Viking, sur les flots déchaînés de l'Atlantique, en pleine traversée pour découvrir les Amériques ("From Afar") ? Pas besoin de beaucoup d'imagination pour se laisser embarquer…
La première fois que j'ai entendu Ensiferum, c'était à Wacken en 2008. Découvrir cette musique venue du froid et qui appelle les grands espaces avec plus de 80 000 personnes sous le soleil… Ce n'était pas vraiment les conditions optimales. Et pourtant, nous avions déjà senti que nous tenions là un très bon groupe. Nous sommes maintenant en octobre, le froid commence à pointer son nez. Le feu a été rallumé. Le bouvier renaît de sa torpeur. Le Ensiferum nouveau est arrivé. Pas de doute, l'hiver et le vent du nord sont là…

Quand la Suède assome l'Alsace (EVERGREY Colmar Le Grillen)

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Lorsque cette date est tombée, je me suis dis : « Et merde, encore un concert que je vais louper… ». Car pour la petite histoire, je suis sur Bordeaux depuis le 20 septembre et ce jusqu’à la fin du mois d’octobre. Du coup, j’ai déjà raté le Pagan Fest il y a 15 jours. Mais finalement, les Dieux du Metal doivent être quand même un peu avec moi, puisque je me retrouve disponible et peut donc remonter illico pour être en Alsace en ce 2 octobre. Nous voilà donc devant le Grillen peu avant 21h, heure (tardive) d’ouverture des portes. Le temps de passer au stand de merchandising puis au bar (il y a quelques règles qu’il faut respecter !), et les notes du premier groupe résonnent dans une salle pas super blindée. BLACKHOLE, le local de la soirée, ouvre donc le bal et il n’est visiblement pas venu seul. Son Heavy teinté de Prog a l’air de plaire à une bonne frange du public venu supporter le quintette. Il faut dire qu’il le mérite bien et nous même ne tardons pas à applaudir le groupe. Musicalement, ce bon Heavy tient parfaitement la route. Vocalement, le chanteur assure bien et sa voix ne semble pas souffrir du poids des années (il est en effet plus près d’un Klaus Meine que du chanteur de Slytherin, tant sur le plan vocal que de l’âge !). Le combo a tout de même besoin de 3-4 morceaux pour se lâcher et les titres suivants envoient nettement plus scéniquement parlant. L’échéance des 30 minutes est donc arrivée un peu tôt. En tout cas, c'est une très bonne entame de soirée. Quelques minutes de pause et CHAOSWAVE investit la scène (de dimension forcément réduite avec le matos d’Evergrey !). Nous ne connaissions pas du tout ce groupe, mais il ne nous a fallu que 30 secondes pour deviner la nationalité et l’inspiration du combo ! Les réponses sont 1/ Italiens et 2/ Lacuna Coil. En effet, les 2 chanteurs (un bel Italien plein de poils et une brunette au teint halé) annoncent la couleur d’emblée. Je ne suis pas tout à fait dans le vrai quand même car musicalement ce n’est pas du Lacuna Coil. Il y a des rythmiques plus saccadées, quelques blast de ci de là. Le discours de Chaoswave est donc un peu plus bourrin. Sur ce plan (musical), les 3 zicos assurent carrément bien : du batteur qui frappe comme une mule (le son de batterie est d’ailleurs beaucoup trop fort) au bassiste 6-cordiste qui n’est pas là pour faire de la figuration, en passant par le gratteux (tout sourire pendant tout le concert) qui envoie des riffs excellents sur sa 7-cordes (notamment certains riffs d’intro). Mais malgré tout cela, la sauce ne prend qu’à moitié, faute au duo de chanteur. Ces derniers sont trop souvent approximatifs et les lignes vocales ne sont, à mon oreille, pas toujours très en phase avec la musique. Au final, malgré 2-3 très bons morceaux, nous ne sommes pas très frustrés lorsque le combo quitte les planches.
L’attente est alors interminable avant que la tête d’affiche de la soirée ne débarque enfin sur scène, faute à une tête d’ampli récalcitrante (qui finira d’ailleurs derrière la scène !). Du coup EVERGREY entamme un peu difficilement le concert avec « Broken Wings ». C’est surtout Henrik Danhage qui en chie avec de gros problèmes de son de guitare. C’était d’ailleurs sa tête d’ampli qui avait été reléguée au placard. En fait tout se délie à la 3° ou 4° chanson, lorsque Tom S. Englund (guitare, chant) pète une corde de sa gratte et quitte la scène 30 secondes, puis revient sans guitare pour chanter le second couplet. Arrive ensuite le solo, interprété par Henrik, qui en plein milieu, refile sa gratte à Tom qui peut donc assurer sa propre partie solo. Enorme ! Le groupe est mort de rire, et nous aussi. La poisse matérielle continue pourtant de s’abattre sur le groupe, et c’est Jari (nouveau bassiste et ex-Stratovarius) avec sa 6-cordes qui en fait les frais. Mais le bougre ne se laisse pas démonter et termine le morceau en retranscrivant sa partie sur les 5 cordes qui lui restent. Si je vous dis que les membres d’Evergrey ne sont pas des Mickey, croyez moi ! Côté playlist, nous avons droit à un bonne alternance de morceaux issus de Torn, bien entendu vu que c’est le petit dernier, Monday Morning Apocalypse, The Inner Circle mais aussi pas de vieilleries issues de In Search Of Truth et de l’excellentissime Recreation Day (le meilleur album d’Evergrey à ce jour ?) encore pas mal représenté avec 4ou 5 extraits. Comme d’habitude Tom est envoûtant par sa voix et son charisme. Car si de premier abord il pourrait sembler un peu froid, en fait il se montre très cool avec le public. Aussi quand un fan lui demande un morceau en particulier (un très vieux a priori) il répond du tac au tac : « Tu veux ce morceau là vraiment ? Et bien, je n’en connais plus une seule note ! Mais le prochain morceau va te plaire et je te le dédie ! ». Ou lorsqu’il nous demande si on est fatigué et qu’il aperçoit un type entrain de bailler, il lui sort : « Toi a priori oui ! » et devant la gueule du mec, qui ne savait plus où se foutre, il poursuit : « Mais c’est pas grave, on va continuer quand même ! ». Bref, un mec proche de son public. Musicalement, le Heavy Gothique d’Evergrey est toujours aussi technique, mélodique, mélancolique, puissant et efficace. Quelques interludes se calent avec clavier/guitare, clavier/chant (avec un enchaînement en douceur vers un « I’m Sorry » de toute beauté) ou clavier/batterie (pour un solo de batterie bien emmené et bien mené, c’est à dire : pas chiant !). Et de notre côté nous alternons headbanguing, phases d'admiration et bras en l’air pour frapper des mains en rythme sur quasiement tous les morceaux. Au final les 1h45 que durent ce concert passent incroyablement vite et c’est avec un pincement au cœur que nous acclamons le groupe après un « A Touch of Blessing » terrible. Mais que les fans purs et durs se rassurent, avec Evergrey ce n’est pas vraiment fini puisque comme à son habitude, le groupe débarque dans les 15 minutes pour signer des autographes au stand de merchandising. Autographes sur tout support, dixit Tom : « Tits, Dick, whatever. We assume who we are ! ».
Le ton est donné !

La réalité est ailleurs (MASTERS OF REALITY - Pine/Cross)

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En ce moment, mon petit monde musical évolue. Je délaisse le Heavy, ses Dragons et ses Chevaliers. Je délaisse le Thrash, ces Bourrins, ces Pogos et sa Bière. Je délaisse le Doom, sa Noirceur et ses Marais Gluants. Je voyage…
Après le dernier Guilt Machine, cette errance m'a amené à découvrir Pine/Cross, le nouveau Masters Of Reality. Un peu comme un touriste débarquant en pleine brousse africaine alors qu'il n'a jamais quitté sa mégalopole, je me suis arrêté pour essayer de comprendre où j'avais atterri. Lors de ma descente d'avion, j'étais encore en terrain un peu connu, cet album commençant par un "King Richard TLH" bien Rock. Mais maintenant que j'ai quitté l'air climatisé de l'aéroport, j'arrive vraiment dans un autre monde. Les sons succèdent au sons. Je reconnais bien les structures typiques du Rock. Refrains – couplets – refrains. Mais même sans être un spécialiste du genre, je sens bien que Chris Goss, Maître de la Réalité des lieux, ne fait pas dans la Pop facile et radiophonique. Le psyché et l'étrange règne en maître. Les forces occultes, ou païennes, ou vaudous sont encore présentes en ces lieux.
Parfois, mais parfois seulement, le retour à la civilisation facile se fait sentir. Une petite touche 70's fait son apparition. Une disto vous évoquent un truc connu, genre Pixies ou The Breeders. J'aurais presque l'impression de reprendre pieds. Mais cela ne dure jamais longtemps. Quelques notes, un riff complet, exceptionnellement une chanson. Mais Chris a tôt fait de me faire replonger dans son monde coloré, mouvant, où la réalité n'est pas celle que je connais.
Pourtant, autours de moi, tout est bien réel. Je suis dans mon salon, entre 4 murs que je connais. Mais tout ceci est si virtuel. Le vrai est ailleurs. Pine/Cross serait-il un guide ? ou un autre monde ? C'est au Maître qu'il faut le demander. Si jamais je le croise dans ces contrées ou ailleurs, je lui demanderai. Mais même pas sûr qu'il ai une réponse…

Holy War (HOLY HELL - Holy Hell)

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Dire que je suis partie avec des a priori sur ce disque serait totalement vrai ! L'entrée en scène des Américains au Hellfest nous avait en effet un peu gonflé. Ces invités de Manowar annoncés comme des stars en plein après midi… Tout ça partait plutôt mal. Pour être francs, nous n’étions pas restés plus d’un morceau devant la mainstage et étions allés faire un tour vers les autres scènes. La sortie de leur album éponyme Holy Hell nous donne aujourd’hui l’occasion de découvrir le groupe dans de meilleures conditions : chez soi et avec moins de pression Manowarienne… quoique ce disque sort en même temps que celui de Manowar, les 2 pochettes d’album sont noires et ils sortent tous les 2 chez Magic Circle… !. Ajoutez à cela des titres de chansons un peu clichés ("Wings of Light", "Prophecy", "Revelations", "Angel of Darkness", "Mephisto", "Gates of Hell" et j'en passe). Mais nous ne sommes pas des gens butés (enfin pas trop) et laissons leurs chances à ces 2 disques. Pour ma part, je me suis tournée vers Holy Hell car je suis plutôt bon public avec ce style : le Heavy Metal à voix féminine. Et je pense avoir bien fait, même si le Manowar semble pas mal du tout (hormis la ballade, mais est-ce bien nécessaire de le préciser ?!). J’ai effectivement plutôt bien accroché à cet album, toutefois un peu long : 10 titres auraient très probablement suffit au lieux des 13 proposés. Musicalement c’est assez lourd et puissant et, je dois le dire à ma grande surprise, pas vraiment kitsch. Il n’y a pas trop de branlette de manche, et pas non plus de sons de claviers à la con. Les ambiances sont plutôt sombres et je pense que c’est ici que le groupe trouve sa voie. Quant à sa voix (ah ah ah, quelle magnifique transition !) elle est plutôt agréable et pour comparer avec une autre bien connue, je citerais Annette Oslon, nouvelle chanteuse de Nightwish. Mais la voix de Maria colle mieux aux compos de Holy Hell que celle d’Annette sur celles de Nightwish (oh, je suis méchante !). J’ai été tout de même un peu déçue de découvrir dans le livret que pas mal de titres ont été écrits ou co-écrits par d’autres musiciens extérieurs au groupe : 6 titres portent la marque DeMaio pour les paroles (oh, un membre de Manowar), 1 dont la musique a été écrite par David Feinstein (un artiste Magic Circle), 2 par Manuel Staropoli (claviériste de Rhapsody et... oh encore un artiste Magic Circle). Bref, on se dit que cela sent le projet « Joey DeMaio » à plein nez. Je crois, qu’il faut écouter cet album « en aveugle » comme on dit. C’est à dire sans savoir tout cela. Le problème est que je viens de vendre la mèche… Je suis vraiment nulle. Mais je vous conseille de tenter le coup tout de même si vous êtes amateur de ce genre de musique car il ne faudrait pas que vous vous arrêtiez à un « anti-Manowar » de base, ce serait dommage. Certes, ce n’est pas l’album de l’année, mais il mérite amplement sa chance car il possède une certaine personnalité qui le rend intéressant.

Une pause Progressive (GUILT MACHINE - On This Perfect Day)

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Arjen Lucassen ? Ce nom vous dit-il quelque chose ? Pour les plus néophytes, cela ne dit peut rien. Pour les autres, si je dis Arjen Lucassen, des noms comme Ayreon ou Star One doivent vous venir à l'esprit puisqu'il s'agit des projets les plus connus du musicien batave.
Pour ceux qui ne remettent toujours pas le bonhomme, sachez qu'Arjen, notamment avec les 2 projets sus-cités, fait plutôt dans le Heavy, certes souvent très très progressif, mais Heavy quand même.
Un nouveau projet est à mettre au compte d'Arjen : Guilt Machine. Ce qui est bien avec le bonhomme, c'est que chaque projet a sa propre identité. Venons en donc aux faits et essayons de déterminer celle de Guilt Machine. Et ce n'est vraiment pas facile pour le MetalHeadz que je suis, car on est très loin du Metal. Arjen a mis son côté agressif est passé à la trappe. La base de Guilt Machine est à chercher ailleurs, du côté du Rock. Et comme Arjen a gardé son approche Progressive dans sa manière de composer, vous aurez compris que Guilt Machine, c'est du Rock Progressif. Mélangez une bonne dose de Pink Floyd, période The Wall, avec un gros chouillat de Genesis de la grande époque. Saupoudrez le tout d'arrangement digne de Queen. Et vous aurez une idée de ce qu'est Guilt Machine.
Reste une question. Est-ce que ce mélange à la sauce batave est digeste ? Autrement dit : Guilt Machine, c'est bien ou c'est pas bien ? Réponse (qui n'engage que moi) : mais c'est qu'il pas mal du tout ce CD ! Comme tous les amateurs d'Ayreon, j'ai été très surpris lors de la découverte de ce disque. Et "surpris" est un terme poli. J'aurais pu dire "déçu", "dubitatif", ou "triste". Mais j'ai du sentir que Guilt Machine était beaucoup plus complexe qu'il n'en avait l'air au premier abord. Ce disque a besoin d'être apprivoisé, d'être écouté. Il a donc fait plusieurs séjours dans ma platine. Et le résultat est là : Guilt Machine, c'est bien !
Si vous en avez marre des bourineries (si, si, cela est possible…), du Heavy "copier-coller", du Thrash et du Hardcore. Si vous souhaitez vous reposer un peu le cerveau, Guilt Machine est le truc du moment pour cela. Arjen a écrit cette musique en sortie de dépression, c'est certainement pour cela qu'elle contient à la fois de la tristesse, mais aussi de la plénitude. Un vrai moment de repose-neurone pour ma petite tête de MetalHeadz entre 2 décharges d'adrénaline.

Les amis de mes amis... (GEFF - Land Of The Free)

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Il y a quelque temps, j'ai fait la connaissance de Jeff, un ami de mon ami Tom. D'autres l'appellent aussi Jean-Jean. Son vrai nom, c'est Jean-François. Vous vous foutez certainement de Jeff, de Tom et de tous mes amis, comme de votre première chemise, et vous cherchez désespérément à savoir où je veux en venir (je vous signale au passage que si le MetalHeadz se fout de sa première chemise, il attaque une très grande importance à son premier T-Shirt). Et bien voilà, ce soir, je voulais vous faire un petit post sur un CD. Mais rien à faire, je n'ai pas réussi à trouver une bonne accroche. Le CD en question, c'est Land Of The Free, de Geff.
Geff, Jeff : vous aurez compris le rapport. Je sais, c'est très con. Mais après tout, ce n'est pas de ma faute si Geff, le groupe, a choisi un nom qui me fait penser à Jeff, l'ami de mon ami Tom. Et comme je viens de passer une partie de mon WE avec l'ami Tom en question (qui, je l'ai appris est un fidèle lecteur de Metallic Doormat… Notre premier fidèle !), je ne pouvais que faire le rapprochement entre Jeff et Geff.
Et une accroche débile, une ! Après ce superbe début de post, il est grand temps de parler de la musique proposé par Geff. Ou plutôt, échangeons maintenant sur la musique, car il est dur de parler sur un blog. Mais pour être dans l'exacte vérité, je devrais dire que je vais maintenant taper quelques lignes sur Land Of The Free, car vu le peu de commentaires que vous laissez sur Metallic Doormat, on ne peut pas dire qu'il y est échange.
Je disais donc qu'il était grand temps d'entrer dans le vif du sujet. Car, perspicaces comme vous êtes, vous aurez remarqué que je n'ai pas encore écris un seul mot sur ce que je pensais de Land Of The Free. La raison en est fort simple : il n'y a, hélas, pas grand chose à en dire… Le Hard Rock proposé, parfois teinté de Heavy ("Xtacy" ou "Land Of The Free), est bien fait et sympathique. Mais ça ne va pas plus loin. C'est bien joué et agréable, mais tellement passe partout...
Alors vous en écrire 15 ou 20 lignes en ne parlant que de la musique aurait été bien compliqué, d'où mon envie de vous parler de ma vie. Elle n'est certainement pas plus passionnante que la musique de Geff, mais comme je la connais par cœur (ben oui, c'est la mienne !), je peux vous en raconter des tartines. La prochaine fois, je vous parle de Stef et de Stef, d'autres amis de mon ami Tom…

Les Trolls sont de sortis ! (PAGAN FEST - Lyon, Transbordeur)

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Ce n'est pas tout ça, mais nous sommes déjà le 22 septembre et nous n'avons toujours pas commencé la saison des concerts. Heureusement, le Pagan Fest pointe son nez et rien de tel qu'une affiche chargée pour démarrer une saison sur les chapeaux de roue.
Et nous revoilà dans notre antre lyonnaise, le Transbordeur, pour de nouvelles aventures. Etant un poil à la bourre (ce qui n'est vraiment pas dans nos habitudes), nous ratons la prestation de Swashbuckle. Mais n'ayant pas été transcendé par les quelques morceaux déjà entendu par ailleurs, je n'en ferai vraiment pas un drame.
C'est donc Ex Deo qui nous met en appétit. Toujours à cause de notre retard, nous ne verrons que la moitié de la prestation du groupe, soit environ ¼ heures. Mais ces quelques minutes passés en compagnie des légionnaires nous ont surtout donné envie de revoir ce groupe le plus rapidement possible. J'avais été très emballé par le disque (voir ici). Le rendu sur scène est tout aussi bon. Le jeu de light est certes minimaliste, mais la puissance de la musique, soutenue par une bonne présence scénique, rendent cette mise en bouche des plus agréables. De quoi se chauffer gentillement les cervicales.
Le temps d'étancher notre soif de houblon, qu'Alestorm monte sur les planches. Changement de style puisque nous quittons les rivages gluants du Black Metal Epique pour rejoindre ceux, plus guillerets, du Folk Metal Pirate. J'avais déjà croisé la route d'Alestorm lors du Graspop 2008, sans en garder un grand souvenir. Mais la prestation de ce soir a fait remonter ce beau monde dans mon estime. Car question fiesta et bonne humeur, le groupe se pose là ! Et le public présent ce soir, certes assez clairsemé, est clairement là pour faire la fête. Tout le monde sans donne à cœur joie, y comprit les membres de Swaskbuckle, qui, à deux reprises, viennent faire les pitres sur scène. Et voir un perroquet (à moins que cela soit un toucan), headbanguer et se déhancher sur du Metal Pirate, cela fait toujours son effet…
Re un petit tour au bar. Et re retour devant la scène, pour le moment que j'attendais le plus de la soirée. Ce soir, c'est en effet la première fois que je vois Die Apokaliptischen Reiter en salle. Dire que je rêve de ce moment depuis un bon moment est un euphémisme. Dès les premières notes de guitares, la magie opère et la folie s'empare de la salle. Le groupe est en forme, mais que dire du public, qui se déchaîne joyeusement. On dit souvent qu'en dehors de l'Allemagne, Reiter n'est pas connu. Mais ce soir, nombreux ceux sont qui attendaient le groupe de pied ferme. Les gorges déployés hurlent leur bonheur que cela soit sur les morceaux ("We Will Never Die" a fait fureur ce soir) ou entre les chansons. Et nous nous sommes tous pris une méchante claque pendant 45 minutes, y compris ceux qui ne connaissaient le groupe avant cette soirée. Je savais que Reiter était une véritable machine de guerre en terrain conquis, mais il confirme qu'il est tout aussi destructeurs devant un public non entièrement acquis à la Reitermania. Et rien de telle que quelques effets de mise en scène pour enfoncer le clou, comme la plate-forme sur vérin hydraulique sur "Revolutzione", ou le fait de faire monter sur scène une très jolie fan qui ne demandait qu'à se lâcher. Et la belle de se retrouver dans un bateau gonflable à naviguer sur la mer houleuse du public. Rares sont les groupes capables de mettre une telle ambiance dans un public clairsemé. Les Allemands sont de ceux là. Et les pogotteurs pouvaient s'en donner à cœur joie sans gêner le moins du monde ceux qui ne souhaitaient pas se savater. De loin, la meilleure ambiance de toute la soirée !

Du coup, dur dur de nous plonger dans le concert suivant. Unleashed n'aura pas su relever le défi. On aurait pourtant pu croire qu'en France, le Death aurait plus de succès que le Folk de Reiter. Il n'en fut rien. Vu le style et la claque que je venais de me prendre, il était évident que votre serviteur, qui n'apprécie pas le Death, ne pouvait que rester dubitatif. Mais je ne fus pas le seul à ne pas apprécier, la salle se vidant au fur et à mesure de la prestation. J'ai donc fait comme beaucoup de monde, je me suis éclipsé pour attendre patiemment la tête d'affiche au bar.
Et la tête d'affiche, il s'agit de Korpiklaani, groupe sympathique, croisé à de nombreuses reprises en festivals, mais jamais en salle. Suite à ce concert, voici le petit conseil que je peux vous donner : si vous aimez faire la fête sur Folk des Finlandais lors de leur prestation en plein air, contentez vous de cela. N'essayez pas de les voir dans une autre configuration. Car si le groupe passe très bien dans le cadre festif d'un festival, où tout le monde est là pour, justement, faire la fête, il est beaucoup moins fort pour mettre une ambiance du feu de dieu dans une soirée plus traditionnelle même s'il est tête d'affiche. Plusieurs raisons à cela : d'abord, un son très approximatif et beaucoup trop fort ; ensuite une playlist mal conçue, avec beaucoup de morceaux mid-tempos, voir lents ; en enfin, une présence scénique de certains musicien proche de celle du poireau… Il y a vraiment un truc que je ne comprends pas : comment est-il possible de faire une musique aussi joyeuse et donner autant l'impression de se faire chier sur scène ? Je ne parle pas ici des 2 guitaristes qui essaient de porter l'ensemble à bout de bras. Mais leur effort sont vains, tant l'accordéoniste, le violoniste et le bassiste aligne leur gamme sans laisser entrevoir une once de plaisir. Un concert est un tout, tant auditif que visuel. Et quand ni l'un, ni l'autre ne fonctionne, on a qu'une envie, s'est d'aller se coucher… ce que nous avons fait après seulement 45 minutes. La prochaine fois, Reiter, en Tête d'affiche et Korpiklaani à la niche !

Tous au Grillen (EVERGREY - Le Grillen Colmar)

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Petite piqûre de rappel pour certains ou primo vaccination pour les autres : Evergrey pose ses amplis au Grillen de Colmar ce vendredi 2 octobre (et oui c'est très bientôt). Perso, je rentre exprès de Bordeaux (enfin pas seulement, y'a aussi du bois à rentrer pour l'hiver !).

En ouverture Chaoswave puis Black Hole. Les hostilités sont prévues à 21h au Grillen, 19, rue des jardins à Colmar. Entrée : 16,90€ en location, 18€ en caisse du soir, 15€ en tarif réduit. Contact au 03.89.21.61.80 ou à http://www.grillen.fr/

Pour ceux qui ne connaîtraient pas l'univers sombre d'Evergrey : allez faire un tour sur www.myspace.com/officialevergrey ou quelques images ici ou pour du plus calme ici.

Avec tout ça vous n'aurez pas d'excuse de louper un grand et beau moment.

c'est la récré ! (CHILDREN OF BODOM - Skeletons in the closet)

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Children of Bodom nous avait fait bien marré avec sa reprise, aujourd'hui culte, du "Oops...! I did it again" de qui vous savez. Aujourd'hui, ils remettent le couvert en sortant un album complet de reprises, comme c'est la mode depuis plusieurs années. On y retrouve le morceau précédemment cité, accompagné de 16 autres titres divers et variés. Je vous calme tout de suite, on ne retrouve pas de morceau aussi décalé, mais il y a quand même de bonnes perles. Cela va du Punk avec "War Inside My Head" de Suicidal Tendencies, du Ramones avec "Somebody Put Something In My Drink", du Hard Rock avec Scorpions "Don't Stop At The Top", Poison "Talk Dirty to Me", nos Trust nationaux, mais version Anthrax avec "Antisocial" (ils auraient du reprendre l'originale, elle pète quand même plus !). Ajoutez du Alice Cooper ("Bed Of Nails"), du Billy Idol (et le classique "Rebel Yell") et quelques choses plus attendues comme Iron Maiden et un "Aces High" sous amphétamines (pourtant il y a déjà quelques doubles croches dans ce morceaux), du Sepultura avec "Mass Hypnosis" bien bourrin et un morceau d'ouverture très improbable : "Lookin’ Out My Back Door" de Creedence Clearwater Revival. Non pas que je connaissais ce groupe ou le morceau, mais cette Country déchire et le père Laiho s'éclate. Les soli de banjo et de gratte sont d'enfer ! Excellent choix pour débuter un disque no prise de tête. Certes il ne refait pas le monde de la musique, ni du Metal, mais on passe un bon moment. On a souvent le sourire aux lèvres en écoutant ces versions, toutes fidèles aux originaux mais marquées de la patte COB si caractéristique, tant vocalement que musicalement. Un bon intermède musical en attendant un nouvel album que l'on espère plus palpitant que le dernier en date, Blooddrunk.

Suite du coup de fil (GOTTHARD - Need To Believe)

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La sympathique conversation que j'ai eue avec Henna, batteur de Gotthard, m'a forcément poussé à jeter une oreille sur Need To Believe, la nouvelle galette de nos voisins suisses. Si vous avez eu le courage d'écouter jusqu'au bout le petit montage que j'ai fait, suite à ce petit coup de téléphone (faites un effort, ça ne dure que 8 minutes !), vous aurez remarquer que je remercie sur une des dernières diapos mon copain Alex qui m'a convaincu, tout bourrin amateur de Thrash qu'il est, qu'il fallait que je jette une oreille à Gotthard. C'était il y a quelques années déjà, mais ce post est à nouveau l'occasion de le remercier, car Gottahrd est vraiment un bon groupe. Et ce Need To Believe ne fait que confirmer tout le bien que j'en pense. Peut-être moins Hard Rock que ce que je connaissais de Gotthard, mais quand même rudement efficace. Un vrai disque à vous faire taper du pied, dès le saut du lit, même si vous voulez très tôt le matin.
Comme toujours avec les disques de FM sauce Hard Rock formaté Radio (car c'est quand même bien de cela qu'il s'agit), ça démarre par un ou deux titres très efficaces. Et dans le genre, "Shangra-Li" et "Unspoken Words" font magnifiquement l'affaire. Et puis arrive les premières chansons Love Love. Et c'est généralement là que ça se gatte. Et bien pour Need To Believe, ce n'est pas le cas. "Need To Believe", 3e piste du CD est bien une ballade, mais suffisamment puissante et courte, sans être dégoulinante, ce cap difficile est passé. Ouf ! Alors bien sûr, vous n'échapperez pas aux passage guimauve qui feraient de si bon générique de Dawson ("Unconditionnal Faith"), mais là encore, cela ne s'éternise pas, et ces mélodies faciles à la sèche sont généralement bousculé par un riff bien Rock ("I Don't Mind"),
voir carrément Metal ("Right From Wrong"). Du coup, je me remets à taper du pied sans même m'en rendre compte. A croire que je me suis jamais arrêter ! Et ce qui est vraiment chouette est que ces moments plus puissants sont les plus fréquents sur cette album. Il n'y a jamais de baisse de rythme donc pas vraiment moyen de s'ennuyer.
Bref un disque bien sympathique qui devrait réchauffer l'atmosphère de ce début d'automne (car c'est pas le tout mais l'hiver arrive, on va bientôt pourvoir aller faire du ski dans les alpes Suisses !)

Il faut laisse le temps au temps (SCAR SYMMETRY - Dark Mater Dimension)

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Déçue. J’ai été un peu déçue par cet album. Ça arrive, je sais. Pourtant il y a tous les ingrédients de Scar Symmetry : du bourrin, du mélodique, des riffs qui tabassent, et des trucs barrés. Mais voilà, c’est peut être trop tout : trop mélodique (comme sur le morceau d’ouverture, le passage mélodique est presque trop gentil) trop bourrin dans les voix et les alternances sont un peu indigestes. Pourtant d’habitude j’aime bien ce genre. Mais là, j’ai eu du mal à accrocher. En général, c’est le style qui vous laisse 3-4 morceaux dans le ciboulot. Sur Dark Mater Dimension j'ai déjà eu du mal ne serait-ce qu’à trouver un morceau que j’aimais vraiment, alors quant à en garder 2 en tête… J’avais pourtant un bon souvenir de Pitch Black Progress et de Holographic Universe. Il faudrait peut être que je les réécoute… Ici, j’ai parfois la sensation que le gorupe a voulu mettre l’accent sur la mélodie pour la mélodie et sur le bourrin pour faire méchant, mais pas pour l’efficacité. Certes, le résultat rend les morceaux plus originaux que ce que d'autres combos proposent, mais cela sonne « forcé ». En me disant que cela ne m’avait pas marqué à ce point sur les précédents opus du groupe, j’ai fait un tour sur le net et j’ai vu que Scar Symmetry avait eu un changement de line up en 2008, peu après la sortie de Holographic Universe : Christian Älvestam a quitté le navire et a laissé sa place à 2 vocalistes, un bourrin et un pas bourrin. Peut être que ceci explique cela. L’alchimie entre les 2 voix n’opère pas vraiment, sauf peut-être sur le 4° titre « Ascension Chamber ». Certains passages le font quand même super bien, comme sur « Nonhuman Era » ou « Dark Mater Dimension ». D'ailleurs, je trouve la seconde moitié du disque meilleure que la première (utilisez donc la fonction Random !). Mais malgré les écoutes, je n’accroche toujours pas plus que cela à ce Dark Mater Dimension. Il rentre et sort de mes oreilles sans y laisser une trace digne de ce nom. Attendons le prochain, l’équilibre sera peut être retrouvé.

Rappel : PAGAN FEST à Lyon le mardi 22/09

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Juste un petit message pour vous dire que le Pagan Fest pose ces bagages mardi prochain à Lyon au Transbordeur (Attention, premier concert à 18h30). Et que même que c'est la dernière date de la tournée, donc l'ambiance risque d'être plus que détendu !
J'y serais ! En espérant vous y voir nombreux ! Pour les retardataires, voici un rappel :

Le mauvais Djeuns (MY PASSION – Corporate Flesh Party)

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Je dois paraître comme étant une vraie fan Neo ou autre musique de Djeuns, puisqu’à chaque fois que je vous en parle, c’est toujours en bien (cf. chronique de P.M.T, The Outburst, concert de Papa Roach), enfin pas forcément (cf. Madina Lake, Kill Hannah !). Et bien aujourd’hui, je vous prouve que je ne suis pas toujours bon public. Déjà, les premières seconde de cet album m’ont fait dire : Ah, un clone de Papa Roach. Ensuite est venu un bruit bizarre tout au long du premier titre (pas si mauvais que ça soit dit en passant). Etant en voiture, je me suis dit que les plastiques de ma Wacken Mobile de 235 000 Km commençaient à vibrer méchant. Mais après avoir tapé 3-4 fois sur le tableau de bord en vain, rassurez vous je l’ai fait en étant arrêté ! J’ai que ce « bruit » revenait à un rythme étrangement régulier… Le second morceau arrivant, ce n’était plus la même vibration… Et là, éclair : ça venait du skeud ! Le clavier, ou autre boite à son de My Passion, arrive à sortir des sons qui parasitent méchemment la musique, un peu comme dans les années 80 où les premiers synthétiseurs faisaient leur apparition. Par la suite, ils y vont un peu plus franco, ce qui fait un peu moins « bruit », mais y’a rien à faire, sur un morceau comme « Day of the Bees » ça remcommence. Là on est même dans les sons technoïdes que je déteste (tout comme l’intro du morceau qui suit : « Never Everland » ou encore « Hot in the Dolls House »). Merde, j’ai craqué. Cet album a donc, comme vous l’aurez compris franchi le fil du rasoir sur lequel les groupes de Djeuns se trouvent pour moi. Trop d’électro (de mauvais électro), de son technoïdes, de chant « rebelle » des bacs à sables. Pourtant il y aurait de quoi faire de bons morceaux avec certains riffs et même avec certaines mélodies vocales. Mais non, ces sons de Dance à 2 balles, à la Pinocchio (rappelez-vous ce hit interplanétaire des années 90, mais si vous savez : Tutatu Tata…, ah ouais, ça fait mal hein ?), ces pseudo cris de rebelle méché et cette surenchère de rythmes sautillant me filent des boutons. Bref, je ne m’attarderai pas sur Coporate Flesh Party, il n’en vaut pas la peine.